Lâcheté. Paresse. Faiblesse personnelle.  

Le ministère de la santé du Québec vient de lancer une première campagne de sensibilisation et d’information visant à combattre les préjugés sur la dépression.

J’ai vu une première publicité à la télévision cette semaine, qui montre un homme qui achète des fleurs pour un collègue en dépression mais qui lui reproche, dans la carte qui accompagne les fleurs, d’utiliser cette excuse pour avoir des vacances payées. Punché. Je présume qu’il y aura d’autres publicités, mais d’emblée, je réagis à cette initiative par un gros Bravo. Il était temps qu’on en parle, qu’on identifie les préjugés auxquels les personnes souffrant de dépression doivent faire face. Le site web consacré à cette campage est bien fait, clair et précis. Le questionnaire visant à évaluer notre perception de la dépression vaut la peine de prendre quelques minutes pour y répondre.

On y trouve aussi des références et un lien vers un questionnaire d’autoévaluation, parmi bien d’autres ressources. J’ai aussi mis tous ces liens vers cette page que j’avais écrite au début de l’année.

Pour le bien de ceux qui en souffrent, il faut en parler. Le ministre Couillard a déclaré, au lancement de la campagne, que «La recherche et les témoignages des personnes atteintes de dépression démontrent clairement que les préjugés constituent un frein important à leur rétablissement. Ces préjugés, qui associent la dépression à une faiblesse personnelle plutôt qu’à une maladie, contrecarrent les efforts des personnes touchées pour parler, s’informer, consulter, accepter le diagnostic et suivre les traitements nécessaires, tout en contribuant aux risques de rechute.»

Faites passer le message.