Je ne suis pas morte et je n’ai pas été kidnappée par les extraterrestres non plus. Mais je manque de temps. Après mon écoeurite de cette fois-là, je me suis tournée une nouvelle fois vers les agences et décroché un emploi temporaire d’adjointe administrative, pour une durée d’un an en remplacement d’un congé de maternité.  La formation me prend tout mon temps et puis, je n’ai pas un instant à moi dans le jour. Ensuite, que je voyage en auto ou en bus, c’est du pareil au même : debout à 5h, au bureau à 8h30, fin de journée à 17h, retour à la maison entre 18h45 et 19h30, selon le mode de transport utilisé (le bus, c’est plus long). C’est que c’est loin, l’est de la ville!!!

Et comme je ne veux pas arrêter de faire de la traduction pour ne pas avoir à tout reprendre à zéro l’an prochain quand j’aurai fini mon remplacement, mes fins de semaines sont sérieusement hypothéquées. Et il y a l’université, aussi.  Ce trimestre, je prends un temps d’arrêt, question d’ajuster mes flûtes au niveau de l’horaire. Aussi bien le voir en face, je n’ai plus de vie. Les fins de semaine, je traduis et j’essaie de faire en sorte que ma famille ne m’oublie pas. Le ménage, la cuisine, le lavage?? C’est quoi, ça? L’année s’annonce loooonnngue….

Je dois dire toutefois qu’au bureau, il règne une belle ambiance. Que ce soit en raison du « tout nouveau, tout beau » ou bien parce que l’entreprise est réellement à la hauteur de sa réputation d’excellent employeur, je ne veux pas vraiment le savoir. L’harmonie et l’entraide semblent faire partie des valeurs de la boîte. Tant que ça dure, moi, je profite, et je me fais discrète pour tout le reste.