février 2009


Homophobie. Xénophobie. Ghettos. Apartheid. Intolérance. Guerre. Racisme. Borné. Ignorance. Bigoterie. Snobisme. Violence. Ostracisme. Pharisaïsme. Injure. Médisance. Insulte. Misogynie. Machisme. Chauvinisme. Fanatisme. Ségrégation. Discrimination. Hostilité. Méchanceté gratuite. Hypocrisie. Brutalité. Barbarie. Inhumanité. Djihad. Cruauté. Diffamation. Haine. Bêtise. Moquerie blessante. Hargne. Mépris. Désobligeance.Viol. Violence. Tchador. Égocentrisme. Égoïsme. Rapacité. Vengeance. Préjugés. Intimidation. Infanticide. Manipulation. Contrôle.*

* Et le nom de tous ceux qui s’y identifient.

Si vous avez envie d’en ajouter, ne vous gênez pas.

Sont intéressantes à lire, les tags, des fois. Mais y a tellement rien à dire dessus.

J’ai piqué ma dernière tag cette semaine. No more for me, ça fait descendre ET mes stats, ET l’interaction (si rare) de ce blogue.

C’est ça qui est ça.

Moi je l’ai piquée chez |Jas|, donc, si j’ai bien compris, j’ai à répondre à plus de questions.

Here goes :

1-Le principal trait de mon caractère: La loyauté.
2-La qualité que je préfère chez un homme: Qu’il soit lui-même sans jouer de game.
3-La qualité que je préfère chez une femme: La franchise.
4-*Your favorite virtue*: Ex-aequo : l’intelligence et l’équité.
5-Ce que j’apprécie le plus chez mes amis: Qu’ils existent…
6-Mon principal défaut: Je deviens paresseuse, avec le temps.
7-Mon occupation préférée: Lire.
8-Mon rêve de bonheur: Je l’ai atteint, je crois, avec ma famille.
9-Quel serait mon plus grand malheur: Perdre mon fils.
10-Ce que je voudrais être: Riche. Y a tellement de bien à faire…
11-Le pays où je désirerais vivre: Nulle part ailleurs qu’ici.
12-La couleur que je préfère: Turquoise.
13-La fleur que je préfère: L’orchidée, le freesia.
14-L’oiseau que je préfère:
Le perroquet gris d’Afrique (j’en aurais un, si je pouvais).
15-Mes auteurs favoris en prose:  Christian Mistral (et plusieurs autres ,mais je ne nommerai que lui).
16-Mes poètes préférés: Émile Nelligan.
17-Mes héros dans la fiction: Horatio Caine, Harry Potter (?).
18-Mes héroines dans la fiction: Gheu… Mafalda, tiens!
19-Mes compositeurs préférés: Richard Séguin, Daniel Boucher, Bach… (oui, c’est un peu éclectique, et alors?)
20-Mes peintres favoris: Salvador Dali, Janet Rotenberg, Rubens.
21-Mes héros dans la vie réelle: Mon frère, pour avoir surmonté sa polytoxicomanie.
22-*Your favorite heroines in real life*: Ma mère.
23-*What characters in history do you most dislike*: Hitler, Georges Bush.
24-Mes héroines dans l’histoire: Élisabeth I, pour avoir, pendant 40 ans, régné sans époux et avoir rendu son pays prospère, à une époque où la femme n’était pas considérée comme étant une personne.
25-*Your favorite food and drink*: Les sushis et les pâtes salsa rosa; le thé et l’eau.
26-Mes noms favoris: Noémie et Raphaël.
27-Ce que je déteste par-dessus tout: L’hypocrisie et la méchanceté.
28-Personnage historique que je méprise le plus: c’est pas la question 23, ça?
29-Le fait militaire que j’admire le plus: L’uniforme et les parades (c’est l’ancienne cadette en moi qui parle).
30-*La réforme que j’estime le plus*: La réforme du droit d’auteur de 2001, même s’il y a encore du chemin à faire…
31-Le don de la nature que je voudrais avoir: La patience.
32-Comment j’aimerais mourrir: Pendant mon sommeil, le plus tard possible dans ma vie.
33-État présent de mon esprit: « Ne pas déranger… »
34-Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence: Celles qui sont avouées, assumées et sincèrement regrettées.
35-Ma devise: « Impossible d’aimer qui que ce soit efficacement si on ne s’aime pas soi-même ».

Et vous?

MàJ : une personne que j’admire m’a gentiment rappelé que Nelligan n’écrivait pas en prose. C’est vrai, et ça m’apprendra à ne pas me relire quand je publie un billet; ça confirme aussi ma réponse à la question 33.

Pendant ce temps-là, il y a deux nouvelles qui risquent de passer inaperçues :

L’ancienne bibliothèque centrale de Montréal portera le nom de Gaston Miron. Je n’ai rien d’autre à dire que : excellente initiative. Il était temps que quelque chose soit fait pour honorer sa mémoire.

Bernard Landry arrêté pour excès de vitesseGrand excès de vitesse, prend-on soin de préciser. 120 km/h dans une zone de 50, c’est effectivement un grand excès.  Monsieur Landry a écopé d’une amende de 1000$ et d’une suspension de permis pour une semaine.  Ce qui me rassure dans tout ça, c’est qu’il n’a pas bénéficié de passe-droit, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas s’il était encore ministre ou Premier ministre… c’est une petite consolation.

Hormis celui de ma naissance ou celle d’Époux-Stouflant et de Coconut, j’ai la fâcheuse manie d’oublier les anniversaires. Mêmes ceux qui me concernent, comme mon anniversaire de mariage ou bien celui de ce blogue.

478 billets, 4 539 commentaires et 99 580 hits. Mon blogue a eu 3 ans, au début du mois.

Merci de me lire, de me répondre parfois, d’être là. Mon coup de coeur est pour vous, aujourd’hui.

J’ai juste un petit mot pour toi, de la part de mon moi-même et peut-être aussi de la part des autres automobilistes qui souffrent silencieusement de rage au volant : quand tu traverses la rue à un feu de circulation ou à un passage pour piétons, ça me fait plaisir de m’arrêter pour te donner la priorité; même que si tu tournes la tête vers moi, tu recevras probablement un sourire de ma part. Mais quand tu traverses la cliss de rue en diagonale parce que tu penses que tu vas arriver plus vite à destination, moi je suis pognée pour attendre après toi pendant que je risque de me faire rentrer dans le c… par un automobiliste pressé, mon sourire fout le camp; tout ceci me stresse et LÀ, ça me fait pas mal moins plaisir de m’être donné la peine de m’arrêter pour toi. Et quand tu le fais en marchant d’un pas nonchalant comme si tu prenais ta petite marche de santé, tu ajoutes l’insulte à l’injure.

J’veux bien faire mon effort pour suivre le conseil du Ministère des transports du Québec qui veut qu’on partage la route harmonieusement, mais, cibole, fais donc ta part, toi aussi!

NDRL : Il semble que la rédactrice de ce blogue soit actuellement dans une passe de chiâlage. Notre programmation habituelle devrait revenir sous peu.

C’est clair?  Pas potelée, pas rondelette, pas grasse ni grassette, pas enveloppée non plus. G-R-O-S-S-E. Grosse.

J’en ai parlé à quelques reprises ici, ici et ici, et j’en parle aussi en commentaire ailleurs, quand c’est approprié de le faire. Ce que je m’apprête à dire maintenant, si c’est chez vous que je l’ai laissé en commentaire, si vous trouvez que je radote ou si ça vous tape sur les nerfs, il y a un petit X rouge dans le coin, en haut, à droite; cliquez dessus.

Bon. là on va régler quelque chose, une bonne fois pour toutes. Il y a plusieurs années, la société nous entrait dans la tête, à tout le monde, que pour être beau, il fallait être mince. C’était tellement fort, comme mentalité, que les grosses ne pouvaient pas trouver de beaux vêtements et étaient condamnées aux leggings et aux cotons ouatés si elles n’avaient pas le talent qu’il faut pour coudre elles-mêmes leurs vêtements. Faut croire que la pression sociale n’a pas été un motivateur ben ben fort, parce que l’embonpoint et l’obésité ont continué à gagner du terrain. Pour toutes sortes de raisons. C’est là que quelqu’un, quelque part, s’est rendu compte qu’il y avait une piastre à faire là, parce qu’au début des années 90 on a vu se multiplier les Intuition 14+, Claire-France, Pennington, Addition-Elle. La chaîne Reitmans a incorporé la gamme Encore, Sears ont ajouté l’étiquette Image et ainsi de suite, maintenant on trouve même des designers comme Joseph Ribkoff ou Peter Nigård qui font des vêtements en taille plus.  Les BBW ne sont désormais plus condamnées à avoir l’air d’un rôti de palette ou bien de s’affubler de trucs comme ceux-là.

Parallèlement, une nouvelle tendance de l’industrie de la santé parle désormais d’IMC plutôt que de ratio taille-poids, et on a vu naître des campagnes publicitaires positives comme l’Initiative Vraie Beauté de Dove, qui veut que les petites filles comprennent qu’on peut être belle sans se sentir obligée d’entrer dans un pattern tout fait.  Prenez votre dictionnaire des synonymes, et cherchez le mot « laid ». S’il y en a un seul qui trouve « gros, obèse, embonpoint », ou ou quoi que ce soit d’autre qui soit relatif au poids physique, je vous jure que je suis prête à manger ma chemise (sans gras trans).  ON N’EST PAS FORCÉMENT LAIDES PARCE QU’ON EST GROSSES! J’en connais qui sont foutrement laids et laides et qui pourant sont minces. La fille qui est laide ET grosse, ben croyez-moi, elle va rester laide si elle maigrit.

Je ne suis pas en train de faire l’apologie de l’obésité et du surplus de poids.  J’ai pleinement conscience que ça présente un risque pour la santé et je suis bien contente que les médias et la société misent enfin sur l’aspect santé du poids plutôt que sur l’aspect normes de beauté. Et je suis franchement d’accord avec tout ceci; je le sais bien, que ma santé est plus à risque au poids que je fais que si je pesais 125 toute nue les cheveux mouillés.  Le jour où j’aurai perdu le poids que je dois perdre, je l’aurai fait en pensant à ma santé, uniquement. 

Et je ne viendrai pas vous raconter ici tout ce qui a fait en sorte que je sois grosse aujourd’hui. Ça vous ferait du bien, cela dit, d’apprendre qu’il y a des milliers de raisons à l’obésité, mais ça vous obligerait à abandonner vos maudits préjugés et vous m’en voudriez.  Vous ne savez pas par où je suis passée, ni ce que j’ai vécu, et si je ne l’ai pas encore écrit ici, c’est juste moi que ça regarde. Je suis grosse, je sais pourquoi et je vais faire ce qu’il faut, mais seulement quand moi j’aurai décidé, pour ma santé à moi et non pour plaire à qui que ce soit. En attendant, j’en ai plus que plein mon cul de lire des méchancetés gratuites sur notre compte. Comme dans les threads de commentaires à ce billet-là ou celui-là.  Et ceux qui viendront me dire que je réagis mal parce que je n’ai pas d’humour, allez donc lire un autre thread de commentaires par là, relisez mes propres billets - ceux que j’ai mis en lien plus tôt - et essayez ensuite de me resservir le même argument. Vous risquerez de vous faire dire d’aller vous faire cuire un oeuf (bourré de cholestérol).  Je suis la première à faire des jokes de grosse, et souvent, JE suis ma propre cible. Et si ça fait rire les autres, c’est parce qu’ils le savent bien, que je suis bien dans ma peau. J’ai un mari, une famille, des amis. Ma vie sexuelle est épanouie, ne vous en déplaise, et si elle ne l’était pas, j’aurais l’embarras du choix pour y pallier, parce que je me fais davantage «cruiser» (en pleine rue, oui, oui) depuis que je suis plus grosse. Mais je me contente d’en être flattée.

On le sait toutes, que les gars dont le blog se trouve dans la blogliste des filles les plus hot de la blogosphère préfèrent les culs racing et les grosses boules (tiens, ici on aime ça, la grosseur, hein??), à condition que la porteuses des boules en question n’ait même pas l’ombre d’un pli sur la peau du ventre quand elle s’asseoit. Good on you. C’est votre droit le plus strict, que je respecte sans aucune amertume ni pointe de jalousie parce que moi, je suis heureuse là où je suis, comme je suis, avec qui je suis. Mais avez-vous songé un seul instant que c’est pas le cas de tout le monde? Qu’une grosse qui croit encore qu’elle est maudite et qu’elle finira ses jours seule avec 14 chats dans son 3 1/2 parce qu’il n’y a pas un gars qui voudra d’elle pourrait juste avoir envie de brailler, à lire ces commentaires-là? Que le gars qui aime vraiment les femmes qui ont de la poigne mais qui a du mal à l’assumer parce que ses chums vont rire de lui risque juste de continuer à sortir avec des filles minces même s’il n’aime pas ça parce qu’il ne veut pas faire rire de lui? Avez-vous seulement songé que vous n’êtes pas drôles, juste blessants? J’ai de l’humour et je suis capable de rire des jokes de grosses, quand elle sont drôles, heck, j’en fais moi-même. Mais je sais faire la différence entre la drôlerie et la méchanceté.

Je suis grosse. Mais je ne suis PAS laide. J’aime les beaux vêtements, je me maquille, je vais chez ma coiffeuse 10 fois par année et je prends soin de moi et de mon apparence. J’ai une craque de seins qui attire les regards et je ne me gêne pas pour la mettre en évidence. Et je n’en ai rien à cirer que certains soient mal à l’aise avec ça. Vos jokes plates mettent les grosses mal à l’aise depuis bien plus longtemps et personne ne vous l’avait jamais dit avant aujourd’hui. Il était temps que quelqu’un le fasse.

Au fait, saviez-vous qu’une personne obèse qui s’est battue toute sa vie contre ses problèmes de poids pourrait vous en remontrer sur le sujet de la nutrition?  Que toutes proportions gardées, un gros a pas mal plus d’endurance que vous et probablement plus de force aussi? Que le jour où il ou elle arrivera à perdre son surplus de poids, il ou elle sera à risque de tout reprendre, parce que ses cellules adipeuses ne demanderont qu’à reprendre du service et ce, pour le reste de ses jours? Que certains gros le sont à cause d’une dépendance aussi difficile à vaincre que la cigarette, l’alcool, le jeu ou la drogue? La seule différence, pour les gros, c’est que ça se voit tout de suite.

Pensez-donc à ça, la prochaine fois que vous aurez envie de rire des gros juste parce que leur différence vous confronte dans votre malaise.

C’est ce qu’Époux-Stouflant m’a dit, un peu plus tôt, ce soir.

- Merci, mon chéri!

- J’espère que d’autres aussi te l’ont dit, au bureau?

- Oui, il y a bien une ou deux collègues qui m’ont fait le commentaire. Mais ça me fait tellement plus plaisir quand ça vient de toi.

C’est qu’il a le compliment rare, mon chéri. Il préfère les actes aux paroles, et démontre son amour de manière pratique plutôt que romantique, la plupart du temps. C’est ce qui rend les fleurs et les compliments si précieux, d’ailleurs.

Alors maintenant que je vous ai partagé ma petite bulle de bonheur de la journée, je vais fermer mon ordi, et aller m’endormir sur son épaule.

Cela fait un peu plus d’un an que je travaille comme adjointe administrative dans cette boîte et comme la titulaire du poste revient bientôt de son congé de maternité, je dois trouver autre chose.

De mon employeur, j’ai beaucoup plus de positif que de négatif à dire. Ici, c’est une culture d’entreprise que de mettre de côté les divergences personnelles pour ne se concentrer que sur le travail à faire. Qu’on se blaire ou pas, s’il y a un travail d’équipe à accomplir, tout le monde fait ce qu’il faut pour que ça se fasse le plus harmonieusement possible. Ce qui fait que le bitchage est réduit au minimum et que c’est la productivité qui en bénéficie.  La direction est exigeante, mais elle est aussi reconnaissante des efforts déployés.

J’ai été mise sur le même pied d’égalité que les permanents, bénéficié des mêmes avantages, reçu les mêmes récompenses. Et c’est la que mon problème se pose. Pour mon prochain emploi, je voudrais le même climat de respect, la même qualité d’ambiance et le même niveau de professionnalisme. 

Mettons que la barre est haute.

Je vais finir par croire que le Prodige des pauvres a un don pour prévoir l’avenir.

Ce billet-là, il l’a écrit en SACHANT qu’il y aurait une belle petite tarte qui passerait un jour ‘à tivi pour dire qu’elle voulait devenir Pamela Anderson quand elle serait grande, question qu’il ne se sente pas tout seul à avoir voulu devenir pornstar.

Et à voir la greffe qu’elle s’est fait faire entre le cou et le nombril, elle est carrément bien partie pour devenir comme son « modèle de femme ».  D’ailleurs, à l’entendre ne rien dire avec un manque de vocabulaire que je n’aurais jamais cru possible chez une fille de 22 ans, et à voir ensuite en background son regard complètement vide et son air absent quand Pol Pelletier parlait de théâtre, de féminisme et de son amour pour le Québec, je n’ai aucun mal à imaginer ce qui s’est passé chez le chirurgien esthétique juste avant l’opération :

Docteur Plastique : O.K. Mademoiselle Goyer, nous allons voir les options qui s’offrent à vous, quant au remplissage des prothèses.  Nous n’utilisons plus de sillicon…

Bimbo rousse : Ah non? Zut, c’est ceuze-la que je voulais pour faire comme Paméla…

Docteur Plastique : Désolé, mais en cas de rupture de l’implant, le sillicone est trop dangere…

Bimbo rousse : Rupquoi de kessé? Parlez-moi en normal, sivouplait, je comprends pas le parler de docteur, moi…

Docteur Plastique (pour lui-même) : Eh boy, ça va être long.  Pamela, elle a changé ses poches artificielles pour se grossir les seins pour des affaires naturelles dedans.

Bimbo rousse : Aahhhhh okéééé!!! LÀ je compends, hi hi!  Ben OK, on peut prendre du sillicone naturel…

Docteur Plastique : J’ai bien peur que  ça n’existe pas, ça. Mais par contre on peut utiliser quelque chose comme de la solution salin… pardon, de l’eau avec du sel dedans, ou bien des fois on prend du gras de fesse…

Bimbo rousse : Hi, hi hi! Vous avez dit « fesse »! Hi, hi, hi!!

Docteur Plastique : … … … Écoutez, moi, j’ai développé une technique qui n’est pas encore connue, mais ça donne des résultats assez spectaculaires. On prend la matière non utilisée de votre corps, et on la recycle de manière à ce qu’elle serve au moins à quelque chose.  J’appelle ça le « Transfert de la matière grise ». Ça vous intéresse?

Bimbo rousse : Ouache!!!! « Matière grise », c’est donc ben laid!! Pis j’aime pas ça le gris, moi. C’est tellement pas une belle couleur. Ok, Docteur, on va faire comme vous disez.

Docteur Plastique : Très bien. Vous ne sentirez presque pas la différence.

Bimbo rousse : Eilleee!! Moi je veux sentir la différence! Ça me prend au moins du DD pour passer dans Playboy, tsééé!!

Et ainsi fut-il. La bimbo devint un clone roux pas naturel d’une Pamela blonde pas naturelle non plus, devint un Centerfold de Playboy et passa, le 8 février, à Tout le monde en parle pour dire au monde que ses idoles de jeunesse étaient Marylin, Pamela et Madona.  Qu’elle avait atteint le summum de sa carrière en étant invitée dans une Playboy Mansion remplie de nains, habillée en rose nananne. Qu’elle était célibataire et espérait un homme qui ait une liste de qualités longue d’un kilomètre, admettant être difficile mais que si Pamela avait trouvé un mari, elle oussi en trouverait un qui soit beau, gentil, compréhensif, ouvert, gentleman… (Pareil comme Tommy Lee et Kid Rock, finalement!) Et ne broncha pas un iota à toutes les blagues idiotes qui fusèrent sur son… heu… métier. Il eut fallu, pour cela, qu’elle en saisisse la… « subtilité ».

Et pour les tireurs-tireuses de tomates qui viendront tenter de me faire croire que je suis jalouse, je vais régler la question tout de suite : pas pantoute.  J’étais mince à son âge et on m’a déjà offert de gagner ma vie en montrant mon cul. On peut donc dire que j’ai (presque) eu la même opportunité qu’elle. Sauf que moi j’ai refusé, parce que j’aurais trouvé ça dommage d’avoir eu de bonnes notes à l’école si ça n’était pas pour servir à quelque chose. Je ne suis pas jalouse, je suis découragée.  Je ne peux pas croire qu’un jour, une fillette ait pu grandir en s’imaginant qu’être Pamela Anderson, ça pouvait être LE rêve ultime, l’accomplissement d’une vie. Ses parents lui ont dit quoi, lorsqu’elle était petite, pour l’encourager?  « Wow, la belle petite fille, comme tu as un beau petit cul, sais-tu qu’un jour, tu deviendras riche à cause de ça »? « Mange bien toute ta salade, si tu es gentille, papa et maman t’offriront une paire de seins pour ta fête »? « Non,  non!! Arrête de lécher tes lèvres comme ça voyons!!  PLUS POINTUE, la langue!! Coudonc, t’écoutes pas quand on te parle?? »

Ne manque plus qu’on dise à Miss Playboy édition spéciale que « C’est bon, l’hépatite C », pour qu’elle réponde avec enthousiasme « Moé ’si!! Moé ’siii!!! ».

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