C’est mon dernier vendredi ici. Ma dernière journée « en solo ». Lundi prochain, la titulaire légitime du poste que j’occupe reviendra de son congé de maternité, et moi je viendrai passer deux jours avec elle pour la mettre à jour dans les dossiers et lui rendre sa place.
Ça fait deux mois que je fais de la recherche active d’emploi; que j’envoie ma candidature, que je passe des entrevues, que j’ouvre des dossiers auprès des agences de placement, et je n’ai rien en vue. Nada. Pour moi je dois être crissement poche en entrevue, même si à chaque fois j’ai l’impression que ça s’est bien passé. Ou alors, il y a vraiment des employeurs grossophobes – z’ont pas le droit de le dire, c’est pas légal, mais c’est malheureusement très facile à contourner. Si c’est ça, la raison pour laquelle on ne m’engage pas, ben tant mieux, je ne voudrais pas travailler avec ce genre de personnes. Si c’est autre chose, j’aimerais bien le savoir.
Bref. Le premier avril, je commencerai ma journée en ne me levant pas à 5h du matin. Tant qu’à n’avoir aucun boulot en vue, autant prendre le reste de ma semaine pour relaxer un peu et offrir davantage de disponibilités à mes clients en traduction. Aller au bureau de l’assurance-emploi. Faire ma demande. Me préparer à attendre au moins deux mois avant de recevoir mes prestations. Ce sont mes créanciers qui vont être contents!!
Je n’arrive pas à déterminer si je suis découragée ou pas. J’aurais bien aimé trouver un emploi ailleurs, où j’aurais commencé tout de suite. Mais ce n’est pas plus mal de savoir que je vais avoir quelques journées (semaines? mois?) à moi.
Ce soir, Coconut fait partie du spectacle de la Relève d’improvisation de la polyvalente. Mon billet est acheté, et j’ai très, très hâte d’exploser de fierté, encore une fois. Ça va me faire du bien de penser à autre chose, le temps de quelques heures…
