Écrire un billet sur un blogue, truffé de préconceptions et de préjugés, qui met tout le monde dans le même panier, c’est correct.

Réagir aux préconceptions et préjugés, apporter un point de vue pour nuancer, ça l’est pas. Surtout pas quand on ose dire et redire qu’on le fait, pas tant pour soi que pour ceux et celles à la place desquels on se met, ceux qui voudraient bien dire ce qu’ils pensent mais qui n’osent pas, soit parce qu’ils ont été la source des moqueries toute leur vie et qu’ils ont perdu la drive de répliquer, ou bien parce qu’ils ne pensent pas que ce qu’ils diront sera entendu, ceux qui se disent que ça ne vaut pas la peine… Ceux qui sont ce que moi je ne suis plus. Oui, je réagis, parce que la bêtise humaine me donne des poussées d’urticaire. Le sacro-saint deuxième degré au nom duquel on se permet de dire tout ce qui nous passe par la tête, pour prétendre ensuite qu’on veut être drôle, y’a des limites à en abuser.

Les blogueurs et blogueuses qui font l’apologie de pitounitude ont le droit de dire ce qu’ils veulent des gros, tant que ce sont des arguments qui ouvrent la porte aux moqueries et aux méchancetés.  Mais faut pas répondre, par exemple.

Eille… d’un coup qu’on se ferait dire qu’on est intense!  Méchant défaut!

I rest my fucking case.  Le monde est con, il aime l’être, ben qu’il le reste!