Je me dis que le monde est tellement con, tellement méchant juste pour être méchant, que j’aurais envie de tout arrêter. Particulièrement quand je vois que le degré de méchanceté est proportionnel au degré de protection que certains croient éprouver derrière le pseudo-anonymat de leur écran. Hispong l’a dit à un autre sujet, ces mêmes personnes, si on les avait en face, ne feraient jamais le quart de ce qu’ils font, bien à l’abri de leur connexion Internet. Sans penser que derrière le blogue, il y a un humain. Ou peut-être qu’ils y pensent, et que cela décuple leur sentiment de pouvoir, de savoir qu’ils atteignent réellement quelqu’un. Ouais, des fois tout ça me donne juste envie de tout foutre en l’air, une bonne fois pour toutes.
Et puis après ça je me dis… Fuck them. Ça leur ferait trop plaisir. Pourquoi récompenser un comportement nuisible?
Non, je ne me tairai pas.
Vendredi, juin 12, 2009 at 05:48
Ici ou ailleurs cette méchanceté ?
Vendredi, juin 12, 2009 at 06:40
Chère Nicole,
J’ai eu un blog autrefois. J’ai essuyé des commentaires désagréables et malveillants, malgré la modération, car on ne peut pas effacer avant d’avoir lu!
Mon problème est que j’ai été un peu connu lors de mon parcours professionnel et ai désiré rompre les ponts avec le monde du travail.
Je ne parlais jamais de moi, mais j’avais un message à transmettre sur l’exploitation du tiers-monde.
Maintenant, je laisse encore parfois un mot en commentaire à ce sujet chez les personnes que j’apprécie… mais c’est exceptionnel: Ceux qui remplacent des arguments par des démonstrations de la loi de Godwin en sont pour leurs frais.
Amitiés
P.S. Pour ta culture, j’ai mis une explication sous “site web”!
Vendredi, juin 12, 2009 at 07:15
Hein? Qu’est-ce que j’ai manqué, là?
Vendredi, juin 12, 2009 at 07:26
Marie-france : ailleurs, ma chérie. Mais si je n’ai mis aucun lien, c’est parce que ça ne mérite aucune publicité, ce genre de personnes. Et qu’il y a une personne blessée là-dedans.
Armand : je connaissais la Loi de Goodwin.
Depuis les débuts de ce blogue, moi j’ai eu la «chance» de ne pas y avoir fait face (encore). C’est l’avantage d’avoir un blogue sans trop d’envergure et des écrits qui n’intéressent que peu de gens, je suppose, et c’est très bien comme ça. J’ai la chance que ceux qui me lisent et interagissent ici sont des gens bien. Même ceux avec qui ça commence dans la controverse, finissent par s’avérer avoir quelque chose de bien en eux. Mais je suis bien consciente qu’il s’agit quand même d’une épée de Damoclès : à tout moment, on pourrait commencer à m’attaquer et m’insulter. Mais ça fait partie des risques, quand on blogue. C’est vraiment ailleurs que je vois cette méchanceté. Et c’est là que je deviens découragée de la race humaine. M’enfin.
Vendredi, juin 12, 2009 at 10:04
Ouais y en a de meme. Moi ce que je dis, je le dirais dans la face de la personne
Vendredi, juin 12, 2009 at 10:11
Duggerzzz : c’pour ça que j’t'aime
Vendredi, juin 12, 2009 at 10:17
Certains ne savent pas faire de différence aussi entre réalité et monde virtuel. Faut savoir faire la différence… non ?
Mais oui, des fois y’en a qui poussent pas mal.
Vendredi, juin 12, 2009 at 10:32
Jas : vrai, il faut savoir. Y’en a qui ne différencient pas. Et il y en a d’autres qui ne voient pas pourquoi une personne pourrait vouloir ne pas mélanger sa vie réelle et son personnage de blogue. Même si son blogue parle de choses très personnelles. Mais c’est à chacun ses choix, et à chacun ses raisons. Je ne nomme personne et ne mets aucun lien dans le cas présent, justement pour respecter ce principe-là. Parce qu’ici, c’est public. Mais faut croire que le respect, c’est quelque chose qui s’est perdu il y a bien, bien, bien longtemps, pour beaucoup… On aura beau me taxer de manque d’intégrité et d’hypocrisie, moi je sais pourquoi je fais les choses, et ce que je dis ici ou ailleurs, comme duggerzzz, je n’aurais aucun problème à le dire en face des personnes concernées. C’est pour ça d’ailleurs que je commente et blogue sous mon propre nom; beaucoup ne peuvent pas en dire autant.
Vendredi, juin 12, 2009 at 11:59
Chère Nicole,
En essayant d’en savoir un peu plus sur tes motivations d’écriture, je suis tombé sur l’histoire de ta maladie.
Je suis heureux pour toi que cela s’arrange progressivement.
J’ai aussi une maladie inguérissable et sans espoir: la vieillesse!
Mais, comme je ne suis pas d’un tempérament “expansif” je ne parlerai pas des dégâts collatéraux: qu’adviendra-t-il de mon épouse car nous sommes mariés depuis près de cinquante ans.
Amitiés
Vendredi, juin 12, 2009 at 13:01
Armand : ça ne s’arrange pas “progressivement”, ma dépression est bel et bien guérie, confirmé par diagnostic (même s’il plaît à certain de croire le contraire pour ne pas avoir l’air trop fou dans leurs assertions…) – quant à la vieillesse et son issue… c’est inévitable pour tous, et c’est bien là la seule véritable justice. Il y a bien quelques trucs que j’ajouterais, mais il ne seraient que pour toi… ici n’est pas la place pour l’écrire. Bises amicales.
Vendredi, juin 12, 2009 at 22:59
Hispong qui dit ça?
Le gars anonyme qui se vante de se pogner le cul aux frais de ses lecteurs?
Il peut bien donner des leçons d’assumance, lui.
Je crois qu’il y a des gens qui peuvent être irrévérencieux et baveux et qui diraient la même chose en pleine face qu’en plein écran.
J’ose croire que j’en suis.
Le pire, c’est qu’en pleine face, ça serait probablement mieux accepté… parce qu’en plus des mots il y aurait l’attitude.
Tsé cette attitude que par préjugé on prend pour acquis méprisante?
Parfois on peut la méprendre et elle peut n’être que critique.
Mais si elle était critique, est-ce qu’on serait capables d’y faire face?
Des fois c’est celui qui est critiqué qui ne pourrait supporter de se faire parler en vrai… pas celui qui critique.
Se faire dire les vraies affaires, des fois, c’est beaucoup plus dur à prendre que de se faire invectiver virtuellement.
Y a ça aussi qu’on amène jamais sur le tapis.
Samedi, juin 13, 2009 at 06:33
faut pas oublier la projection dans tout ça ! héhéhé
Samedi, juin 13, 2009 at 06:58
Patate : tu as raison, y a ça aussi.
C’est bien entendu qu’il y en a qui sont en mesure de dire en face ce qu’ils écrivent. J’en fais partie, et je n’ai pas de misère à te croire quand tu dis que tu en es aussi. C’est également vrai qu’en personne, l’attitude, la gestuelle, le ton, changent la donne énormément. Et nos paradygmes nous empêchent souvent de saisir l’intention de l’autre. Et ça crée des malentendus, et ça dégénère. Ça, ça pourrait alimenter longtemps un autre débat, qui serait fort intéressant, selon moi.
Maggie : indeed!
Samedi, juin 13, 2009 at 07:05
Patate (prise 2) : «Se faire dire les vraies affaires, des fois, c’est beaucoup plus dur à prendre que de se faire invectiver virtuellement.»
C’est un peu le point de départ de ce billet, en fait. Si tu voyais le tsunami dont je suis supposément à la fois la cause et l’effet, pour l’avoir fait… Tu ne croirais pas ça. Mais je me tiens pour ce que j’ai dit. Ce que j’ai vu et dénoncé, c’était vraiment, vraiment méchant.
Samedi, juin 13, 2009 at 08:33
J’ai vu le “tsunami” dont tu parles.
Et je trouve que vous capotez pour bien peu.
Samedi, juin 13, 2009 at 11:55
Patate : c’est ton droit le plus strict de le penser
Dimanche, juin 14, 2009 at 17:13
[...] Nicole [...]
Lundi, juin 15, 2009 at 06:12
[...] PS 15 juin 7:15 heures Nicole a pris position autant dans son blogue que sur les commentaires des autres blogues pour tenter de remettre les pendules à l’heure concernant les commentaires d’internautes anonymes qui ne cherchent que la controverse. Nicole tient le blogue kekpart dans mon monde. [...]