février 2006


Afin de bien illustrer l’importance de la ponctuation, un professeur écrivit la phrase suivante au tableau :

A woman without her man is nothing

Il demanda ensuite à ses étudiants de la ponctuer, selon ce qu’ils pensaient correct.

Les hommes l’écrivirent ainsi : A woman, without her man, is nothing.
Les femmes, pour leur part, écrivirent : A woman : without her, man is nothing.
Comme quoi, des fois…

Ça y est, j’ai reçu mes T4 pour la déclaration d’impôts 2005. On a regardé ça vite, vite, et j’ai pris une décision. J’ai demandé à Époux-stouflant de faire incinérer mon corps, après ma mort.

«Mais quel rapport avec les impôts?», me demanda-t-il, sans se rendre compte qu’il venait de faire un jeu de mots.

«Eh bien, chéri,» lui dis-je, «j’aimerais que tu mettes ensuite les cendres dans deux enveloppes que tu adresseras à Revenu Québec et Revenu Canad…»

«Quoi? Mais… pourquoi?» m’interrompit l’autre moitié de mon couple.

«… Et je veux que tu écrives sur l’enveloppe : « Maintenant, vous avez vraiment tout. »»

Le Néo Citran, ça goûte mauvais. Celui aux cerises est particulièrement dégueu.

C’est étrange, parfois, l’impression qu’on peut donner aux autres, en fréquentant un blogue.

À date, on a supposé que j’étais une intello qui habite le plateau Mont-Royal, une maîtresse d’école… j’ai hâte de voir la suite!

Je devrais lancer un appel ici, juste pour le fun, du genre « Et vous, que pensez-vous que je suis?»

Mon menu de droite refuse de remonter. Il doit être rendu trop lourd.

J’ai vraiment beaucoup de plaisir à fréquenter le le blogue de Patrick Lagacé. La raison de mon billet d’hier est ici, suite à ça.

C’est bien simple, je ne suis pas capable de voir un épais/gros cave/moron/imbécile/toutes ces réponses (encercler la mention adéquate) proférer une aussi grosse énormité sans réagir. Comme si l’orientation sexuelle d’une personne était un facteur déterminant sur sa performance professionnelle, voire même sur sa personnalité. Votre humble servante est absolument intolérante â toute forme de discrimination. C’est ça, mon coming out à moi. Je suis anti-discrimination, sauf celle basée sur la bêtise.

Bref, Patrick Lagacé a flushé le texte litigeux, et il a fort bien fait. Et la suite des événements, suite au «Va chier» magistral qui me fut servi par Monsieur L’imbécile de chez Imbéciles, m’a donné raison.

Et ce qu’il y a de bien avec le fait d’avoir un blogue à moi c’est qu’ici, je peux m’en réjouir ouvertement, ne pas avoir la victoire modeste. Lire «…merci de t’être sorti publiquement la tête. C’était comme un vent d’air frais» de la part d’un Alexandre qui manie le verbe et l’absurde de manière grandiose tout en sachant quand il faut être sérieux et faire passer un message comme il le fait; lire «Je trouvais ça tellement mal placé et je lisais Nicole qui essayait de faire valoir son côté de la chose….» de la part d’une Isabelle qui semble avoir la tête bien groundée (et un sens de l’humour qui me plaît bien) m’ont fait beaucoup de bien.

Et même de la part du blogueur en personne : «Chacun a droit à son opinion. Mais révéler des miettes de la vie privée de quelqu’un, comme ça, juste parce qu’on peut, juste parce qu’il n’y a pas de filtre ? No way. Parce que c’est plus de l’opinion. C’est de la mesquinerie, du petit voyeurisme de balcon. Gardez-vous une p’tite gêne.», ça m’a rassurée qu’en fin de compte, je n’étais pas la seule à avoir tiqué sur le mot «gouine». Traitez-moi de grosse dans ma face, je saurai comment réagir. Faites-le dans mon dos, j’m’en balance, je sais ce que je suis. Lancez-moi mon intelligence en pleine face en pensant m’insulter, et vous n’obtiendrez de moi qu’un grand fou rire et un merci, pour le compliment. Il y a longtemps que j’ai décidé que l’idée que je me fais de ma personne prévaut sur celle que les autres s’en font, parce qu’après tout, c’est avec moi que je me réveille le matin (bon, je me réveille aussi avec Époux-stouflant, mais ça c’est une autre histoire). Mais quand je vois quelqu’un lancer un mot péjoratif et discriminatoire gratuitement, faisant ainsi une allusion sans rapport aucun avec ce dont il parle, je réagis.

Et je le ferai encore, et encore, et encore.

Sur le blogue de Patrick Lagacé, Bill est à l’extérieur du pays. Il s’est fait remplacer par Pierre, dans la catégorie «je suis un moron et je m’assume».

Mon menu de droite a encore la mine basse, et mon humeur commence à le suivre! Y a-t-il un docteur dans la salle? Et tant qu’à faire, j’aimerais ça, afficher les derniers commentaires, qui peut m’apprendre?

Pêle-mêle :

Jean-Luc a un projet un peu fou et pas mal original. «Mars vs Vénus», un «blog collectif ou les femmes et les hommes pourront débattre, passer leur rage d’une vieille blessure, pleurer sur leur sort ou complètement perdre la carte sur des sujets qui seront choisis pour leurs capacités de faire réagir les membres». Il m’a fait l’honneur de me choisir comme membre. Autant j’en suis contente et honorée, autant j’ai la chienne. Et si je n’étais pas à la hauteur?

Vendredi, enfin. On a une journée de congé lundi, ça va me faire un bien fou. J’ai deux gros comptes rendus à taper, des documents à diffuser, et ça ne me tente teeeeeeellement pas…

J’ajoute un tout autre domaine de service à mon travail-autonome-en-plus-de-ma-job, qui n’a rien à voir avec la traduction, la mise en page, la transcription ou la révision de textes. J’en ai parlé à ma famille à mes amis, mais l’encouragement est limité. Ce qui me choque, c’est que si un étranger leur offrait le même type de services, ils l’auraient écouté avec plus d’attention.

Demain soir, on soupe chez mon ex belle-mère. Étrange, parfois, la tournure que la vie prend. Quand j’étais mariée à son fils, on ne pouvait pas s’endurer, ni l’une ni l’autre, principalement parce que le fils en question appliquait le principe «diviser pour régner» – quand il était avec elle il se plaignait de moi et quand il était avec moi il me montait contre elle. Après le divorce, il est retourné vivre avec elle; elle lui a montré la porte au bout de quelques mois. Mais comme elle demeure la grand-mère de Coconut, il a bien fallu qu’on garde le contact, pour finir par se rendre compte, elle et moi, qu’on n’était pas si mauvaises, en fin de compte. Et quand je me suis remariée avec monsieur l’époux-stouflant, elle était une des premières à dire que c’était une bonne chose, tant pour moi que pour Coconut, qu’un homme aussi bien prenne place dans notre vie. J’ai de la chance, je le sais.

Il y a trois ans, j’ai fait la connaissance, via MSN, d’une fille qui me fait vivre de drôles d’histoires par procuration. Mettons qu’on a des styles de vies un peu heu… divergents, mais ça ne m’empêche pas de la trouver vraiment sympathique. On est de la même génération, mais elle n’a pas refait sa vie après sa séparation, ou plutôt, elle la refait «à la petite semaine»; et parfois, ses rencontres sont dignes d’un roman dont j’aurais du mal à dire le genre. Bref. Je lui ai offert de venir écrire ici, avec moi. Elle a refusé en disant que les mots, elle n’a pas trop le tour avec ça, mais que si je voulais, moi, écrire ses aventures, je n’aurais qu’à le lui laisser savoir. J’y songe. À suivre.

Faut pas que j’oublie, ce soir en allant prendre le métro, de laisser ma carte à quelqu’un qui paie par ticket. Des fois qu’encore une fois, ça fasse la journée de quelqu’un… Bon. Faudrait que j’aille justifier mon chèque de paie…

Je prends de l’avance.

Dans un hôtel, en France, un français prend tranquillement son petit déjeuner : café, pain baguette, beurre et confiture.
Un touriste américain mâchant de la gomme s’installe en face de lui.

Bien que le français l’ignore, l’américain engage la conversation :
– L’Américain : Vous les français, vous mangez tout le pain ?
– Le Français (de mauvaise humeur) : Oui.
– L’Américain (après avoir fait une grosse bulle avec sa gomme à mâcher) : Nous aux États-Unis, on mange juste l’intérieur. La croûte, on la met dans des containers, on recycle en faisant des croissants et on les vend aux Français.

L’américain a un petit sourire sur le visage, le français ne dit pas un mot.
L’Américain persiste : Vous mangez la confiture avec le pain ?
– Le Français : Oui.
– L’américain (en sapant avec sa gomme et avec un sourire baveux) : Pas nous. Aux États-Unis, on mange des fruits frais au petit déjeuner.
(NDLR : yeah, right!!) Et on met les pelures, les pépins et les restes dans un container, on les recycle en faisant de la confiture et on la vend aux Français.

– Le Français demande alors : Faites-vous l’amour, aux États-Unis ?
– L’Américain : Yeah, bien sûr, très souvent dit-il avec un large sourire.
– Le Français : Et que faites vous des préservatifs utilisés ?
– L’Américain : Et bien comme tout le monde, on les jette.
– Le Français : Pas nous; une fois utilisés, on les mets dans des containers, on les recycle en faisant de la gomme à mâcher et on la vend aux Américains…

« Premier bébé abandonné dans une « boite à bébé » tchèque. »

On en est vraiment rendus ? D’un côté, je pense que c’est mieux que de les retrouver dans les poubelles, mais… dans mon livre à moi, un bébé, c’est pas jetable…

J’ai le coeur tout tordu, là…

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