Eh oui. Demain c’est LA journée où je cesserai officiellement d’être fertile. Étant donné que ma dernière (et seule, en fait) grossesse remonte à 12 ans et demi, je me doutais quand même un peu qu’officieusement, je ne l’étais pas. Mais une ligature, c’est quelque chose de définitif. Et même si ma décision est prise et bien réfléchie, je ne peux pas m’empêcher d’y penser.

À 40 ans (ouch… oui, oui je sais, il va falloir que je finisse par y faire face, au cliss de chiffre), on est plus proche de la ménopause (ouch, ça aussi, il va falloir que je finisse par apprivoiser le concept) qu’à 20 ans, c’est évident. Et à cette approche, il arrive, a dit Madame-ma-gynécologue, qu’une femme connaisse des soubresauts de fertilité. Dans mon cas, pour plusieurs raisons, ce n’est pas souhaitable. Reste qu’avant l’heure définitive où mon infertilité sera chose avérée et officielle, je pense qu’il est normal de penser à tout ce que ça représente.

À la demande du protocole préopératoire (c’est qui, lui?), j’ai dû me procurer un savon spécial (vous êtes chanceuse, Madame, c’est le dernier (Martyne j’espère que tu n’avais pas besoin de te procurer le même, hein!)) avec lequel je vais devoir laver «tout le devant», une fois avant le dodo et une fois demain matin avant d’aller à l’hosto. Autres consignes : apporter mon pipi du matin (j’espère que ce n’est pas pour un test de grossesse; il suffit de me regarder pour voir qu’il serait positif : je SUIS grosse!), retirer tous mes bijoux, ne porter aucun vernis à ongles, ni maquillage (mais qui se maquille pour une chirurgie, hein? HEIN?) et être à jeun depuis minuit. Sauf qu’il faut que je me présente à l’hôpital pour… MIDI ET QUART!!!

Bon sang… je pense que je vais aller me coucher trèèèès tard, ce soir, question de dormir le plus longtemps possible. Ne dit-on pas que «Qui dort dîne»?

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