La dernière chose que je veux, pour ce blogue, c'est qu'il ressemble à des montagnes russes. Pourtant, on dirait ces derniers temps que la vie se charge de me donner le matériel nécessaire aux billets «heavy» plus souvent qu'à mon tour. Et en fin de semaine, mon frère (celui qui me restait) a pris la décision de mettre un poing final à ce qui tentait, tant bien que mal, de ressembler à un lien familial. Le coup a porté, et le lien est rompu.

Je passe les détails, car il faudrait, pour que j'en brosse un tableau clair, que je raconte une grosse partie de ma vie, et je manque nettement de temps et d'espace pour ça. Je me contenterai de dire qu'en raison d'une problématique particulière, j'ai voulu lui offrir une aide spécifique pour sa fille (ma filleule) et qu'avant même que je n'aie pu placer un seul mot, il m'a asséné : «Toute va ben, j'ai pas besoin de rien (sic), pis j'veux pas de ton aide, salut, bye.» (clic). Ça m'a pris une bonne minute avant de déposer le téléphone, médusée que j'étais. Et là, je me suis mise à saigner de l'intérieur.

Et je me suis dit : «C'est la dernière fois» (parce que, oui, il y en a eu d'autres avant, beaucoup trop d'autres). Comme je ne fais pas les choses comme tout le monde, j'ai décidé de rompre avec ce frère. Pas seulement couper la communication et les ponts, mais rompre. Me dissocier complètement de lui, pour n'être plus qu'une étrangère. Les étrangers, on leur fait moins de mal qu'à nos proches. Donc je romps. Pour moi, il n'est plus qu'un étranger, et je n'ai plus de frère.

Je songe à placer une annonce sur les sites appropriés, dans la section «Frère de remplacement recherché» (si ça existe, sinon, eh bien j'irai dans «Divers»), avis aux intéressés… Et me procurer le livre «Passage obligé» de Josélito Michaud, il parait qu'il couvre très bien le sujet du deuil, et pas uniquement du deuil lié à la mort.

J'aurais bien besoin d'une Maggie, aujourd'hui. Il est temps que mon côté givré refasse surface.

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