mai 2006


Je ne sais pas pour vous, mais ici, mon décor a disparu!! Et vous, nagez-vous encore dans les eaux calmes de mon blogbleu, ou bien est-ce blanc comme neige, le fond d'écran?

Note à moi-même : ce soir avant de rentrer, passer au Dollorama pour acheter une spatule. Je vais en avoir besoin pour retirer mes vêtements, avant d'aller me coucher…

Vu dans la revue La Semaine du 20 mai 2006 :


Je suis tombée sur le cul. Bon j’y étais déjà, puisque j’étais assise quand j’ai feuilleté la revue mais, est-ce qu’on s’entend pour dire que c’est rire du monde, ça? Non mais, c’est qui le crétin qui a pensé à ce concept de photo? Primo, je suis certaine qu’elle ne passe pas la balayeuse chez elle. Deuxio, et même si elle le faisait et qu’elle voulait montrer au monde entier que la diva fait aussi comme tout le monde, alors montrez-nous la donc comme elle doit être réellement quand elle passe sa balayeuse okay?? Juste pour le fun, comme ça, dites-moi donc, Ô mes lectrices, combien d’entre vous se mettent sur leur 36, maquillage, coiffure, bijoux, et talons hauts pour promener votre Hoover/Dirt Devil/Electrolux/Filter Queen/autre marque (encerclez la réponse appropriée) dans tous les recoins de la maison, quand vous partez à la chasse aux moutons de mousse?

Est-ce que je suis la seule à avoir l’impression de faire rire de moi, ici?

Évidemment, la logique aurait voulu que je dorme tôt hier soir afin d'être fraîche et dispose pour ma première journée de travail. Mais quand est-ce que que je fais les choses comme les autres, moi, hein? HEIN? Il fallait tout de même que je livre les documents qui, si je n'avais pas travaillé, auraient été terminés et livrés cet après-midi. Un délai, c'est un délai! Je les ai donc finis (et livrés) aux petites heures, suis allée me coucher et… j'ai dû mettre une heure à m'endormir! (Nerveuse, moi? naaahh!) Ce matin je me lève et, en distinguant ma binette dans le miroir de la salle de bain… AAAARRGGGHH! Un ¤@# de gros bouton à tête blanche, sur le menton, me souhaite « bon matin » (non, ce n'est pas la nervosité, pffffff!). J'ai pensé un instant faire comme Gus dans le film « My Big Fat Greek Wedding » et y mettre du Windex, mais ça fait un bout de temps maintenant qu'on lave nos vitres avec du vinaigre et de l'eau et du papier journal. Bon, pas de panique, il y a quand même moyen de me débarasser de cette chose qui me défigure et puis j'ai un produit miracle pour couvrir ça; merci, Laboratoires Vichy.

J'ai quand même réussi à me rendre présentable et à arriver à l'heure au bureau, non sans avoir échappé un billet de 10$ devant le guichet du Métro ou j'ai acheté mes tickets et une pièce de 2$ devant l'escalier du building où je travaille maintenant. J'interprète ça comme un présage que bientôt, j'en aurai tellement qu'il m'échappera des mains! (J'suis pas nerveuse, j'vous dis!! Mais je suis positive en batinsse, par exemple!!) Premier soupir de soulagement : l'édifice est climatisé!

Deuxième soupir de soulagement, je suis arrivée avant la coordonnatrice que je suis engagée pour adjointer. Je sais, ça ne se dit pas, mais moi je le dis, NA! (Je l'ai dit que je ne fais rien comme tout le monde!!)

Mais dans le vif du sujet : la coordonnatrice est très gentille, elle me demande surtout de faire de l'observation pour la journée mais, en milieu d'avant-midi, n'en pouvant plus de l'inactivité forcée (et du sentiment d'inutilité qui vient avec), je lui ai demandé de me montrer à faire le traitement des demandes et la livraison des traductions faites (ce qui comptera pour une grosse part de mon travail) en me supervisant, plutôt que de le faire devant moi, je sens qu'ainsi j'apprendrai plus vite, plus efficacement. Et ça va très bien! La Patronne de la boîte m'a invitée à passer à son bureau en après-midi pour le petit discours de bienvenue-mise-au-point-je-veux-m'assurer-que-tout-va-bien-aller-as-tu-des-questions?-Welcome-aboard! Après s'être demandé comment il se faisait qu'après avoir été pigiste je choisissais d'aller travailler à l'extérieur alors que dans le monde de la traduction, la majorité des gens font l'inverse (je l'ai dit, hein, que je ne fais rien comme les autres?), elle m'a confirmé que les possibilités, pour un peu que je sois dégourdie, sont innombrables. Des projets de mémoires de traduction à monter, des documents à «aligner», la base de données à mettre à jour, du travail à faire en révision – à part – si j'en ai envie… Je suis littéralement emballée!!

Et pour l'ambiance, voici un petit extrait d'un dialogue entre la Big Patronne et C., le type qui s'occupe de faire de la traduction et aussi de tout le volet informatique du cabinet, en arrivant ce matin :

C., s'adressant à Ze Patronne, un flacon de supplément alimentaire naturel vitaminique à la main : Vous en voulez, ce matin?

Ze Patronne : Oh oui, merci!

C., s'adressant à moi : Moi, je suis le pusher de la place…

Ze Patronne, s'adressant à moi : Ça c'est vrai! Peu importe où vous avez mal, allez le voir, il aura quelque chose à vous offrir, il a toute une panoplie de produits naturels dans son bureau.

Ze Patronne, quelques minutes plus tard, s'adressant à moi : On est tous les deux membres du club des hypocondriaques. Mais on ne sait pas qui en est le président!!

Et en milieu d'avant-midi, CL (la coordonnatrice que j'adjointe) : Ahhhh!! J'ai tellement faim que je mangerais une volée!!

Je vais vraiment m'y plaire, je pense.

Ah, au fait : un gros, GROS, GROS Merci! Pour vos messages, sur mon post précédents, et les courriels de certains d'entre vous! C'est fou, la blogosphère, comme elle est remplie de gens formidables!!

Je suis certaine que c'est l'influence de ma rencontre d'hier sur les étoiles. Mais j'ai eu un coup de fil ce matin. Et lundi, je commence officiellement à titre d'adjointe à la coordination, dans un cabinet de traduction du Vieux-Montréal!! Pas secrétaire, pas réceptionniste. Mais un vrai poste d'adjointe, avec possibilité de devenir coordonnatrice dans un futur plus ou moins rapproché.

Ça se peut-tu qu'enfin j'aie une chance, moi aussi, d'avoir ma place au soleil?

Y a-t-il quelqu'un, quelque part, qui sait pourquoi j'ai un pop-up mystère qui apparaît, depuis que j'ai changé de template? Et comment faire pour que ça s'arrête?

En fait ça a commencé par une série de rêves bizarres dans lesquels je me suis fait voler mon sac à main et mon porte-monnaie, qu'on m'a rendus deux fois. Avec plus de sous que j'en avais avant qu'on me les vole. Ensuite je lis sur un journal qu'une personne que j'aime beaucoup est morte, et je cherche la page où il y a l'article mais je ne trouve rien. Il était temps que je me réveille!Cet avant-midi, appel surprise de l'agence de placement, j'ai une entrevue à Montréal dans l'après-midi. À l'issue de celle-ci, on me dit que j'ai autant de chances que les autres, mais que le fait que je provienne d'une agence leur fait peur, en ce qui a trait au salaire. J'en saurai plus la semaine prochaine.

Bon c'est pas tout, ça. Je suis en ville, il fait beau et j'ai envie d'aller prendre un pot. Avec une personne en particulier, surtout qu'on se le promet depuis longtemps. Coup de fil comme-un-cheveu-sur-la-soupe, et rendez-vous au Boudoir. Évidemment, même avec ses indicatons on ne peut plus claires, je trouve le moyen de passer tout droit, de marcher 5 coins de rue supplémentaires et de revenir sur mes pas, d'arriver en retard pour le trouver qui m'attendait, sur le trottoir. IL est vraiment comme je l'imaginais, mais en mieux! Un sourire à faire craquer qui il veut, c'est la première chose que j'ai vue. En peu de temps on s'est dit plein de choses, mais j'ai l'impression d'avoir trop parlé!! C'est ce qui arrive quand je suis impressionnée. Je deviens une blablablablateuse. Et cela, même s'il est le type tout simple, franc et ouvert qu'il dégage de ses écrits. Il m'impressionne. Par sa manière d'obliger le soleil à briller, même s'il pleut. Par les choix qu'il a faits, qui font de lui un homme heureux, et déterminé à le rester. Sur le chemin du retour, une phrase s'est imposée à mon esprit, qui le décrit bien : Il combat la grisaille en existant.

Aujourd'hui, j'ai rencontré un type franchement lumineux!!

Merci Duggerzzz, mère indigne, René, pour vos bon conseils!!Grâce à vous, j'ai réussi à refaire la déco!! Ça me plait bien, et du coup, ça ajoute à mon concept de perles et de pierres précieuses, comme si mes liens (vos blogues) étaient dans un coffre aux trésors, au fond de la mer! Et désormais, quand il pleuvra, ici, il continuera à faire beau, et bon !! (En plus, je trouve que ça vient mettre un petit «plus» au récit de rafting de mon cy-beau-filleul!)

Seb, je n'oublie pas l'idée d'aller sur WordPress, éventuellement; mais mettons qu'après ce matin, le changement de look pressait!! (Dis, je pourrai le garder, ce look??)

Re-bienvenue chez moi!

C’est ce billet d’hier soir de Patrick Lagacé, qui me fait dire ça. Ou plutôt le fait que le blogue du type auquel il fait référence est pareil à celui de votre humble servante. Il est vrai que Blogspot a un nombre limité de modèles pour ceux qui, comme moi, sont nuls en création de pages Web. Mais ça me dérange un peu de ne pas être originale comme Joss, Julie, Intellexuelle, Miss Patata ou Sonia (pour ne nommer que ceux-là qui utilisent ou ont utilisé Blogspot tout en ayant une page à leur image)…

Ceci est donc mon appel à l’aide de la semaine : y a-t-il quelqu’un dans la salle qui se sent de taille à m’aider à changer de look? Pliiiiiizzzze?

Mon cy-beau-filleul, M@x de sa personne, a commencé de vous faire le récit de son dimanche en rafting, dans mon Open post de la fin de semaine. Et à vos commentaires, il vous a tenus (et vous tient toujours) en haleine, pour la suite de sa journée.J'ai donc décidé de lui laisser le plancher, et de vous raconter ici la suite de cette super aventure. À toi, M@x :

La descente

Tous les bateaux (rafts) sont à l’eau, en tout, il y en a six. Nous nous retrouvons dans une partie calme de la rivière. Le guide, assis en arrière, est celui qui donne la direction au raft. Tous les autres rafts sont stationnés sur l’eau et nous écoutons attentivement les dernières directives du guide. Il nous explique comment pagayer, les techniques qu’il utilisera, etc. Personne à bord n’a fait de rafting auparavant, donc nous nous pratiquons un peu avant d’affronter les premières vagues. Nous entendons déjà le guide nous dire, avec humour : « Tabarnac gang! Si vous pagayez de même on va chavirer drette s'a première vague ». Rien pour encourager les filles, mais tout pour augmenter leur stress. Aie! Aie! Aie…

Première vague, le « canyon », étant donné le rétrécissement de la rivière et des falaises sur les côtés, nous avons placé stratégiquement deux gars en avant (dont Le-bloc-de-ciment) et moi je me trouve dans le milieu du bateau. Un kayakiste de sécurité descend en premier, un raft descend ensuite et nous passons en deuxième. Le guide nous crie : « En avant tranquillement », alors un peu maladroitement nous trouvons notre rythme et nous commençons peu à peu à apercevoir la vague. La dite vague fait environ dans les huit pieds de haut et c’est par le fait même la plus difficile. Elle est impressionnante et je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, l’adrénaline coule à flot dans mes veines. Nous approchons davantage et le guide nous hurle : « Plus fort!!! On n’est pas assez rapide ». Je donne des coups de pagaie avec toute la force que mes bras veulent bien me donner. Nous entrons dans la vague, la plupart des rafteurs à bord ont figé et ont arrêté de pagayer. Le guide dit : « HEY! C’est pas fini, les rapides s’en viennent ». Oups! Nous venons de perdre une pagayeuse! Nous la voyons, avec des gros yeux, nous regardant et s’éloignant du raft. Trente secondes plus tard, les rapides sont passés et nous nous retrouvons dans une zone calme. La rescapée rejoint le bateau à la nage et nous la remontons à bord. Ayant passé dans les premiers, nous avons une place de choix pour voir les autres descendre. Voici le temps où nos amis dans le bateau « rock’n’roll » s’amènent dans la vague. Nous les regardons attentivement, espérant que le raft bascule. En même temps qu’ils avancent vers la vague, notre guide nous dit : « Checkez ben ça, leur guide c’t’un nouveau pis avec l’angle qu’il a, c’est sûr qu’il chavire ». Comme de fait, le raft chavire complètement, nous sommes tordus de rire… Ca leur apprendra!

Quand tous les rafts sont passés, nous nous dirigeons vers la deuxième zone de rapides. Les vagues sont plus petites, mais ça dure plus longtemps, « Confusion, » qu’ils l’appellent. Les courants se divisent dans tous les sens. Nous traversons les rapides et les vagues en pagayant comme des déchaînés. Cette deuxième zone était difficile, mais nous passons au travers sans perdre personne. Nous nous stationnons tout juste après les rapides, nous sommes face au courant. Nous regardons les autres passer. Notre guide nous crie : « Allez on avance! ». Je pense intérieurement, « ehmm…ok, mais on se dirige vers la vague ». Comme de fait, le guide nous dirige directement vers la vague, sauf qu’il prend celle-ci de côté. Le côté gauche du raft lève dans les airs, malheureusement je suis assis du côté droit. Trois pagayeurs, dont moi, sur le côté droit se retrouve à l’eau. De l’eau, j’en ai vu et je passe en dessous du bateau. En remontant à la surface j’essaie tant bien que mal de nager vers le raft avec ma pagaie à la main, mais le courant m’emporte vers la rive. Le guide me crie de justement nager dans cette direction et je m’exécute. Tout essoufflé, un autre raft me remonte à bord. Quelques instants plus tard nous retrouvons tous nos bateaux respectifs et nous nous dirigeons vers la dernière zone.

La dernière zone ressemble quelque peu à la précédente alors j’évite d’être redondant. Après celle-ci, c’est terminé et nous remontons les rafts derrière l’autobus. C’est l’heure du dîner et sous une tente il y a de la nourriture pour se faire des sandwichs. Une heure après, nous repartons en autobus pour la deuxième descente, qui est le même parcours.

La deuxième descente ressemble beaucoup à la première. Cependant, après la première zone (le « canyon ») nous nous arrêtons en bas. Les guides nous disent que ceux qui le désirent peuvent sauter en bas de la falaise, histoire d’avoir encore plus de sensation forte. Donc sur la cinquantaine de personnes, il y en a eu une vingtaine de courageux(ses) qui ont sauté. Je faisais partie de ceux là. La falaise était haute d’environ 40 pieds et tu tombes directement dans la grosse vague. Pour vous dire, quand tu tombes, tu tombes longtemps, mais VRAIMENT longtemps. Quand ce fut mon tour, à un pied du bord, j’ai le cœur qui veut me déchirer la poitrine et je me suis dit « T’es pas venu ici pour rien! ». Je m’élance, j’aurais cru que je tombais pendant cinq minutes. Je retiens mon souffle et PLOUF! Je me retrouve une dizaine de pieds en dessous de l’eau…Je refais surface, je nage comme un fou pour éviter la roche géante où le courant me traîne. J’arrive au bord, essoufflé, la patate qui bat à tout rompre, mais un gars pas mal fier. Nous remontons à bord des rafts et c’est reparti!

Comme j’ai mentionné, la deuxième descente ressemble à la première. Je résume comme ceci; des chamaillades entre les bateaux, des abordages pour lancer les autres à l’eau, du monde à l’eau, des percées de soleil, des averses de pluie, etc. Toutefois, durant le dîner, notre guide avait averti un de nos rafteur (Le-bloc-de-ciment), qu’il irait faire copain-copain avec les vagues. En effet, durant la première descente, pas une seule fois était-il tombé à l’eau. Nous nous étions même mis à deux dessus pour le faire tomber par-dessus bord, sans succès.

Au même endroit que dans la première descente, où le guide nous avait volontairement dirigés vers la vague de côté, il nous demande d’avancer et une personne lui demande :

Tu ne vas pas faire le même coup que tantôt?
Mais non!, nous répond-t-il!

Menteur! Il nous dirige encore directement dessus la vague et avec un mauvais angle. Pour être sûr que tout le monde tombe à l’eau, il tire sur la corde sur le côté du bateau pour le renverser. Le raft est à l’envers, même le guide est à l’eau et tout le monde se disperse un peu partout dans les rapides. Ça nous prend quelques minutes à retrouver tout notre monde et nous continuons la descente. Pour faire très bref, le reste de la descente se passe sans trop de complications. Nous retournons ensuite au camp pour boire notre bière très bien méritée, en plus elle faisait partie du forfait. J’en retire des courbatures, un doigt foulé et des souvenirs ancrés pour le restant de ma vie. Tout ça valait bien le 65$.

Pour ceux que ça intéresse c’était à la Rivière-Rouge à Calumet. C’est une petite compagnie qui se nomme AZUR, ils ont d’ailleurs un site internet. Bien qu’elle soit plus petite que les autres compagnies sur la rivière, elle vous en donne pour votre argent et les guides sont excellents!

Prochaine aventure, du parachute à la fin de l’été.

Et moi je te donnerai encore le plancher, pour que toi tu nous donnes des frissons, mon cy-beau-filleul!!

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