…à cette heure, j'avais un gros noeud dans l'estomac. J'avais été chez ma coiffeuse, l'esthéticienne m'avait fait un maquillage magnifique et pas trop « trop ». Coconut avait aussi les cheveux frais coupés, et coiffés « comme Léonardo ». J'essayais d'avaler un tout petit quelque chose, parce que le repas du soir ne serait pas servi avant 18h, au moins.

La robe, le bustier, la crinoline, les souliers et les bijoux étaient prêts, sur mon lit. Ma soeur m'avait donné un magnifique bouquet d'orchidées et de freesias, qu'elle avait monté juste pour moi, en guise de cadeau. Toujours ce noeud dans l'estomac.

Mes dames d'honneur, amies à moi de leur état quotidien, étaient sur le point d'arriver toutes les deux, pour m'aider à revêtir mes atours de princesse. Je me demandais comment j'allais passer au travers des trois heures qui restaient avant de le voir, LUI.

Une salle digne de tous les contes de fées de mon enfance était prête à recevoir nos invités, une salle avec ces lustres de crystal descendant du plafond très haut, avec de très hautes fenêtres habillées de velours rouge retenu par des cordons dorés.

Un guitariste de grand talent, se préparait à jouer tous les intermèdes de la cérémonie, en guide de cadeau pour LUI et moi. J'en avais été touchée, lui qui avait accompagné un très célèbre chanteur en tournée.

Dans trois heures, j'allais marcher vers LUI, cet homme qui m'avait réconciliée avec l'idée que les hommes n'étaient pas tous des salauds manipulateurs et violents, lui, mon bain de douceur après des années de tempête.

Dans trois heures, avant de poser les gestes symboliques, nous allions prononcer des voeux écrits par nous-mêmes.

J'aillais lui dire :

Depuis que je t'ai rencontré, je suis tombée amoureuse au moins une centaine de fois, pour une centaine de raisons différentes.

Parfois, je tombe amoureuse de toi lorsque je te regarde faire quelque chose que tu aimes, qui t'absorbe tellement que tu ne réalises pas que je suis là.

Parfois, je tombe amoureuse de toi lorsque je t'écoute parler aux autres. Que tu sois intéressant ou drôle, ou bien chaleureux et attentionné, tu restes authentique et tu sais réconforter les gens avec rien d'autre que tes paroles.

Parfois, je tombe amoureuse de toi, simplement quand je pense à toi, me rappelant tous les souvenirs que nous nous sommes faits…

Tomber amoureuse pour la première fois, rester amoureuse pendant les temps difficiles, trouver plus de raisons de s'aimer l'un et l'autre à chaque jour. Et quand je pense aux choses merveilleuses qui nous attendent, je tombe totalement et complètement amoureuse de toi, à nouveau, à chaque fois.

Ma promesse, mon serment envers toi, devant notre Dieu et toute cette assemblée, est de garder ce texte vivant à chaque jour, en plus de t'aimer, en t'honorant, en te demeurant fidèle, en t'épaulant, aux bons comme aux mauvais jours, dans la santé comme dans la maladie, que nous prospérions ou non et ce, jusqu'à la fin de nos jours.

Il y a sept ans, aujourd'hui, IL m'a offert un conte de fée, bien réel cette fois. Comme dans tous les contes, il y a des bonnes fées, des vilains, des obstacles, et beaucoup de moments de bonheur. Et en prime, tout ce que les contes de fées ne rapportent pas : le quotidien, fait de mille et une choses banales, ces choses sans lesquelles la vie ne serait pas la vie.

Et les bons et les mauvais jours sont venus, et reviendront. Nous avons eu des périodes fastes et d'autres plus modestes. Mais l'amour, lui, n'a jamais failli. Et pas une seule journée n'est comparable à ce que j'ai pu vivre avant. Il n'est pas Époux-stouflant pour rien.

Il y a sept ans aujourd'hui, j'épousais mon prince.

Bob Carlisle – Butterfly kisses
Chanson sur laquelle j'ai fait mon entrée, pour symboliser mon papa disparu

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