Mon cy-beau-filleul, M@x de sa personne, a commencé de vous faire le récit de son dimanche en rafting, dans mon Open post de la fin de semaine. Et à vos commentaires, il vous a tenus (et vous tient toujours) en haleine, pour la suite de sa journée.J'ai donc décidé de lui laisser le plancher, et de vous raconter ici la suite de cette super aventure. À toi, M@x :

La descente

Tous les bateaux (rafts) sont à l’eau, en tout, il y en a six. Nous nous retrouvons dans une partie calme de la rivière. Le guide, assis en arrière, est celui qui donne la direction au raft. Tous les autres rafts sont stationnés sur l’eau et nous écoutons attentivement les dernières directives du guide. Il nous explique comment pagayer, les techniques qu’il utilisera, etc. Personne à bord n’a fait de rafting auparavant, donc nous nous pratiquons un peu avant d’affronter les premières vagues. Nous entendons déjà le guide nous dire, avec humour : « Tabarnac gang! Si vous pagayez de même on va chavirer drette s'a première vague ». Rien pour encourager les filles, mais tout pour augmenter leur stress. Aie! Aie! Aie…

Première vague, le « canyon », étant donné le rétrécissement de la rivière et des falaises sur les côtés, nous avons placé stratégiquement deux gars en avant (dont Le-bloc-de-ciment) et moi je me trouve dans le milieu du bateau. Un kayakiste de sécurité descend en premier, un raft descend ensuite et nous passons en deuxième. Le guide nous crie : « En avant tranquillement », alors un peu maladroitement nous trouvons notre rythme et nous commençons peu à peu à apercevoir la vague. La dite vague fait environ dans les huit pieds de haut et c’est par le fait même la plus difficile. Elle est impressionnante et je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, l’adrénaline coule à flot dans mes veines. Nous approchons davantage et le guide nous hurle : « Plus fort!!! On n’est pas assez rapide ». Je donne des coups de pagaie avec toute la force que mes bras veulent bien me donner. Nous entrons dans la vague, la plupart des rafteurs à bord ont figé et ont arrêté de pagayer. Le guide dit : « HEY! C’est pas fini, les rapides s’en viennent ». Oups! Nous venons de perdre une pagayeuse! Nous la voyons, avec des gros yeux, nous regardant et s’éloignant du raft. Trente secondes plus tard, les rapides sont passés et nous nous retrouvons dans une zone calme. La rescapée rejoint le bateau à la nage et nous la remontons à bord. Ayant passé dans les premiers, nous avons une place de choix pour voir les autres descendre. Voici le temps où nos amis dans le bateau « rock’n’roll » s’amènent dans la vague. Nous les regardons attentivement, espérant que le raft bascule. En même temps qu’ils avancent vers la vague, notre guide nous dit : « Checkez ben ça, leur guide c’t’un nouveau pis avec l’angle qu’il a, c’est sûr qu’il chavire ». Comme de fait, le raft chavire complètement, nous sommes tordus de rire… Ca leur apprendra!

Quand tous les rafts sont passés, nous nous dirigeons vers la deuxième zone de rapides. Les vagues sont plus petites, mais ça dure plus longtemps, « Confusion, » qu’ils l’appellent. Les courants se divisent dans tous les sens. Nous traversons les rapides et les vagues en pagayant comme des déchaînés. Cette deuxième zone était difficile, mais nous passons au travers sans perdre personne. Nous nous stationnons tout juste après les rapides, nous sommes face au courant. Nous regardons les autres passer. Notre guide nous crie : « Allez on avance! ». Je pense intérieurement, « ehmm…ok, mais on se dirige vers la vague ». Comme de fait, le guide nous dirige directement vers la vague, sauf qu’il prend celle-ci de côté. Le côté gauche du raft lève dans les airs, malheureusement je suis assis du côté droit. Trois pagayeurs, dont moi, sur le côté droit se retrouve à l’eau. De l’eau, j’en ai vu et je passe en dessous du bateau. En remontant à la surface j’essaie tant bien que mal de nager vers le raft avec ma pagaie à la main, mais le courant m’emporte vers la rive. Le guide me crie de justement nager dans cette direction et je m’exécute. Tout essoufflé, un autre raft me remonte à bord. Quelques instants plus tard nous retrouvons tous nos bateaux respectifs et nous nous dirigeons vers la dernière zone.

La dernière zone ressemble quelque peu à la précédente alors j’évite d’être redondant. Après celle-ci, c’est terminé et nous remontons les rafts derrière l’autobus. C’est l’heure du dîner et sous une tente il y a de la nourriture pour se faire des sandwichs. Une heure après, nous repartons en autobus pour la deuxième descente, qui est le même parcours.

La deuxième descente ressemble beaucoup à la première. Cependant, après la première zone (le « canyon ») nous nous arrêtons en bas. Les guides nous disent que ceux qui le désirent peuvent sauter en bas de la falaise, histoire d’avoir encore plus de sensation forte. Donc sur la cinquantaine de personnes, il y en a eu une vingtaine de courageux(ses) qui ont sauté. Je faisais partie de ceux là. La falaise était haute d’environ 40 pieds et tu tombes directement dans la grosse vague. Pour vous dire, quand tu tombes, tu tombes longtemps, mais VRAIMENT longtemps. Quand ce fut mon tour, à un pied du bord, j’ai le cœur qui veut me déchirer la poitrine et je me suis dit « T’es pas venu ici pour rien! ». Je m’élance, j’aurais cru que je tombais pendant cinq minutes. Je retiens mon souffle et PLOUF! Je me retrouve une dizaine de pieds en dessous de l’eau…Je refais surface, je nage comme un fou pour éviter la roche géante où le courant me traîne. J’arrive au bord, essoufflé, la patate qui bat à tout rompre, mais un gars pas mal fier. Nous remontons à bord des rafts et c’est reparti!

Comme j’ai mentionné, la deuxième descente ressemble à la première. Je résume comme ceci; des chamaillades entre les bateaux, des abordages pour lancer les autres à l’eau, du monde à l’eau, des percées de soleil, des averses de pluie, etc. Toutefois, durant le dîner, notre guide avait averti un de nos rafteur (Le-bloc-de-ciment), qu’il irait faire copain-copain avec les vagues. En effet, durant la première descente, pas une seule fois était-il tombé à l’eau. Nous nous étions même mis à deux dessus pour le faire tomber par-dessus bord, sans succès.

Au même endroit que dans la première descente, où le guide nous avait volontairement dirigés vers la vague de côté, il nous demande d’avancer et une personne lui demande :

Tu ne vas pas faire le même coup que tantôt?
Mais non!, nous répond-t-il!

Menteur! Il nous dirige encore directement dessus la vague et avec un mauvais angle. Pour être sûr que tout le monde tombe à l’eau, il tire sur la corde sur le côté du bateau pour le renverser. Le raft est à l’envers, même le guide est à l’eau et tout le monde se disperse un peu partout dans les rapides. Ça nous prend quelques minutes à retrouver tout notre monde et nous continuons la descente. Pour faire très bref, le reste de la descente se passe sans trop de complications. Nous retournons ensuite au camp pour boire notre bière très bien méritée, en plus elle faisait partie du forfait. J’en retire des courbatures, un doigt foulé et des souvenirs ancrés pour le restant de ma vie. Tout ça valait bien le 65$.

Pour ceux que ça intéresse c’était à la Rivière-Rouge à Calumet. C’est une petite compagnie qui se nomme AZUR, ils ont d’ailleurs un site internet. Bien qu’elle soit plus petite que les autres compagnies sur la rivière, elle vous en donne pour votre argent et les guides sont excellents!

Prochaine aventure, du parachute à la fin de l’été.

Et moi je te donnerai encore le plancher, pour que toi tu nous donnes des frissons, mon cy-beau-filleul!!

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