octobre 2006


Coconut et moi avons eu un temps privilégié hier.  Juste lui et moi dans une voiture, pas de télé, pas d’ordi.  Jasant de tout et de rien, jusqu’à ce qu’il me rapporte un tour qu’il a joué à Époux-stouflant il y a plusieurs semaines.  Pour bien comprendre la suite, je dois vous faire faire une visite virtuelle de mon bureau-à-la-maison : mon ordinateur est placé sur une table de travail qui fait face à la porte de la pièce, si bien qu’on doit entrer dans la pièce et contourner ladite table pour s’asseoir devant l’écran. J’ai aussi un caisson de basse (ouhah! c’que j’cause bien!) a.k.a. un subwoofer sous ma table de travail et celui-ci comporte un bouton de contrôle du volume des haut-parleurs (détail important, vous verrez). Entre la table de travail où est posé l’écran et le clavier, il y a environ 1,5 m d’espace, puis un mur.

Mise en scène : Époux-stouflant est à l’ordi, en train de jouer à l’un des jeux de société du programme Hoyle Table Games – pour l’anecdote, on va dire qu’il joue à Word Yacht – et il est très, très concentré sur ce qu’il fait. Tellement concentré qu’on pourrait faire exploser une grenade sous sa chaise et il ne s’en rendrait pas compte.  Coconut entre dans le bureau, à quatre pattes et aussi silencieusement que possible.

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Ordi d’Époux-stouflant : Scclclclblblblb – schklat (dés remués et garrochés sur le jeu); toc, toc, toc, toc, DING (Époux-stouflant qui compose un mot et qui le valide); toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING…

Coconut passe sa main par-dessus le subwoover et baisse le volume

Ordi d’Époux-stouflant : Scclclclblblblb – schklat – toc, toc, toc, toc, DING (beaucoup moins fort)

Époux-stouflant : Ben voyons… ?!

Coconut remonte le volume au niveau d’avant

Ordi d’Époux-stouflant : Scclclclblblblb – schklat – toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING…

Coconut monte le volume quatre crans plus haut

Ordi d’Époux-stouflant : Scclclclblblblb – schklat – toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING; toc, toc, toc, toc, DING…

Époux-stouflant : Ben voyons!! Qu’est-ce qui se passe????

Époux-stouflant se penche pour regarder sous la table et ne voit que la main de Coconut sur le subwoofer…

Époux-stouflant (en reculant avec la chaise sur roulettes et en foncant dans le mur derrière lui) : AAAHHHHGHGHGHG!!!! KESSÉ ÇA, KESSÉ ÇA, CIBOIRE!!!! KESSÉ ÇA!!!!

Coconut (en se relevant de derrière la table) : Hey! C’est moi! C’est juste moi!

Époux-stouflant : Mon espèce de nono, toi!!!

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Coconut en riait encore quand il m’a raconté ça hier… Et j’avoue que moi je la ris encore ce matin.  En plein le genre de tour qui se raconte à l’Halloween.

S’il y des monstres en devenir qui me lisent, soyez prudents ce soir, et faites vérifier votre butin de sucre par un adulte avant de vous gaver!  Bonne chasse!

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J’suis trop contente! Patrick Dion a repris du service!

Il fallait que je partage la bonne nouvelle!!

C’est le nouveau titre qui désignera les billets qui porteront sur les mots de recherche qui mènent ici… En voici une nouvelle fournée, toute fraîche, juste pour vous :

laisse moi du temp  …pour apprendre à écrire?
« thermos » c’est quoi ?  Voir ici
derniere augmentation du timbre  Postes Canada c’est pas ici, v’là qu’on me prend pour le bureau de poste, cibolle…
BONNE TOUPIN MARIE    Heh?
infirmière et bijoux   Pas sûre de la direction qu’il voulait prendre, c’ui-là.
canicule selon meteomedia  Ça, c’quand il fait tellement chaud que t’as besoin d’une spatule pour ôter ton linge
coq portugais  Porte-bonheur. J’en ai épousé un (porte-bonheur, là, pfff!).
j’aime le nylon  Oui, ON LE SAIT!
drague de rue  Le coup de foudre fut tellement violent qu’il a cru qu’il était frappé par un dix roues.
Chanson Blue Moon Michael Buble  Micro, testing… 1-2, 1-2… BEN NON, C’T’UNE JOKE!  Je ne vais pas chanter!
varietes de moustiques photo  Désolée, la séance de photo a été annulée, son coiffeur a raté sa mise en plis
limite la douleur lors de l’epilation  Voir ici et ici
envie vomir psychologique  C’est pour cette raison que j’ai arrêté de lire un certain prétentieux qui… bon, m’enfin.
« permis de clown »  Ça prend un permis maintenant? On rit pus…
salaire humoriste  Aucune idée… moi mes niaiseries, je les dis gratos – appelons ça une vocation ratée
« Alexandre Thorne »  Tiens, on le cherche ici? J’ai pensé mettre sa tronche sur une pinte de lait, moi!
photo pub pour magazine Elle sur fesses  Charmin, c’est beaucoup plus doux et plus absorbant, je vous assure!
truc pour chien qui as des puces  Heu… un collier?
suites hysterectomie chienne  Elle fut heureuse et n’eut plus jamais d’enfants
La Tsé Comme Genre Full Intense   Coconut?? C’est toi??
boutons sous les seins   Pourquoi ça s’est rendu ici, ça?
comment perde du poids quand on et obese  De la même manière que quand on ne l’est pas, banane!
j’ai demande a la lune si tu veux encore  Et qu’est-ce qu’elle t’a répondu?
c’est ma maladie ma malédiction un mal  Ouain… Ça va pas ben, chez vous!
drummondville retrouvailles  Ça sonne mieux que drummondvaille retrouville…
avant d aller au bloc operatoire il faut  être ben, ben, ben… patient!

Revenez-nous au prochain épisode!

Il y a 13 ans aujourd’hui, j’étais en train de passer la plus longue journée de ma vie. Pas seulement parce qu’un accouchement de 23 heures et demi, c’est long, bien que… Mais il y a une toute autre raison à cette « plus longue journée de ma vie ». Cela faisait plus de quatre ans que je l’espérais. Quatre années où j’ai oscillé entre la peine et le désespoir, après deux bébés qui n’avaient pas trouvé mon ventre suffisamment accueillant, du moins c’est ce que je pensais, à cette époque.

Et puis, j’ai accepté. J’ai fait mon deuil d’être un jour mère et, comme le joueur de tours qu’il est toujours aujourd’hui, c’est ce moment précis qu’il a choisi pour arriver dans ma vie. Même si je ne le savais pas à ce moment-là. Il aura fallu encore plusieurs semaines avant qu’il ne fasse sentir sa présence, et une échographie pour que je voie son coeur battre et y croire, enfin, enfin!

13 ans, c’est l’âge « officiel » de l’adolescence. Au moment de tourner la page sur son enfance, je veux encore une fois en regarder les images.

Il a marché deux jours avant d’atteindre un an, mais il ne le savait pas encore. Quand je ferme les yeux, il m’est facile de revenir en arrière et de le sentir, là, tout petit et dans mes bras, pendant que je chantais pour lui Un nuage qui suit le soleil. À deux ans, il avait abandonné sa bouteille et il faisait des phrases et posait déjà des questions. Pas surprenant qu’il en soit un expert, aujourd’hui. Il chantait déjà à 14 mois (bon, il complétait les bouts de phrases, mais qu’importe, il chantait!) et à 20 mois, il disait tout ce qui lui passait par la tête et il répétait tout ce qu’on lui disait. C’est aussi l’année où il a commencé à être très câlin, et il me récompense aujourd’hui en l’étant toujours. C’est l’année où il a voulu jouer à Tarzan et montrer à son papa qu’il pouvait sauter, du pied de son lit et arriver la tête sur l’oreiller… cette soirée-là s’est terminée à l’hôpital, avec quelques points de suture pour lui, et les pieds sales pour moi, car dans ma précipitation, je suis partie de la maison telle que j’étais, soit en survêtement et pieds nus… au mois d’avril.

Il y a eu aussi les années de garderie, les otites, la varicelle, les deux maisons pour lui avec un papa et une maman qui l’ont aimé « à chaque jour, mais qui le lui ont montré à chacun leur tour »… Les années mono-pas-rentables, juste lui et moi, à se rebâtir une vie exempte de violence, et dans laquelle est arrivé un homme qui changerait tellement de choses…

… Mon remariage, et lui dans son petit smoking «pareil comme celui d’A…», tout heureux de participer à la cérémonie…

La maternelle, l’école primaire, les nouveaux amis, les fêtes d’anniversaires costumées, ses questions, ses réflexions et toujours, à chaque jour, cette fierté qui me gonfle le cœur jusqu’à en vouloir exploser, quand je le regardais vivre…

Et tout cela, parsemé de fous rires, de clowneries de ma part juste pour voir ses yeux pétiller, nos câlins, nos « je t’aime », sa main dans la mienne qui, bientôt, deviendra ma main dans la sienne parce qu’il a tellement grandi que maintenant, pour le regarder dans les yeux je dois lever la tête… Mais ce n’est rien de nouveau pour moi, ça. Parce que j’ai toujours dû regarder vers le ciel pour le contempler, puisque c’est de là qu’il m’est venu….

Alors voilà pourquoi, il y a 13 ans, c’était une journée et des années d’attente et de dés‘espoir qui ont pris fin. Dès son premier souffle, il a relégué au second plan tout ce qui avait pu être important avant lui, et je suis devenue la mère du petit garçon le plus merveilleux au monde. Et 4748 jours plus tard, il continue à combler ma vie de bonheur, simplement parce qu’il existe.

Aujourd’hui je n’ai plus de petit garçon, officiellement il devient jeune homme. Si j’étais d’une autre confession, d’ailleurs, c’est précisément ce qu’on serait en train de célébrer, en grande pompe. Et je sais que tous ces jours qui sont en réserve ont encore de merveilleuses choses à lui faire vivre, à lui faire découvrir. Et cette première loge que j’ai la chance d’occuper, pour le regarder vivre, je veux y rester.

Bon anniversaire Coconut, mon ange, mon trésor, ma vie…

Le sujet du jour aux Midis de Véro : quelle est votre relation avec votre poids?  Alors j’ai téléphoné. Et on a trouvé ma voix et mon propos suffisamment intéressants pour me faire passer en direct.  Si, si, si! En tout premier, en plus!

Je leur ai dit que j’étais une femme grosse, en insistant sur le «grosse».  Marie a voulu savoir pourquoi j’avais choisi ce terme plutôt qu’un autre, et je leur ai dit que c’était pour bien dissocier le mot «gros» du mot «laid», que l’un n’entraîne pas forcément l’autre.  Que moi, je suis grosse et belle (du moins c’est ce qu’on me dit, et je le crois). Que parfois, on vit des circonstances qui ne nous donnent pas le choix, mais que d’ici à ce qu’on puisse y faire quelque chose, il est inutile de se rendre malheureux avec notre image et nos complexes.

Le fin mot de l’histoire, Véro et Marie m’ont toutes les deux dit que je soulevais un point intéressant. Je maintiens qu’on peut être grosse ET belle, en même temps – et même si on souhaite maigrir, il ne faut jamais oublier que la laideur, ça prend naissance ailleurs que dans les kilos…

Hein? Quoi?

Après mon dernier billet qui était peut-être un peu trop poussé, j’ai envie de faire une expérience qui me trotte dans la tête depuis longtemps, mais j’ai besoin de vous. Si vous aimez les jeux de mots, c’est le temps de vous mettre à vos claviers!

Ce que je voudrais, ce sont des homophonies, mais d’un genre particulier.  Un assemblage de mots qui donne, lorsque lu à haute voix, quelque chose d’autre que ce qu’on lit.  Un exemple?  « Jeu vidéo et débats », qui donne en fait « Je vis des hauts et des bas ».  ‘Voyez le genre? Mais attention, je suis exigeante : j’aimerais des assemblages d’au moins deux mots. Les mots uniques, c’est trop facile.

Et à votre « pourquoi », je répondrai : aaahhh… ça, c’est à suivre! 

Alors? Qui veut bien m’aider?

Un petit test.  Combien d’entre vous la comprendront?

Ce con descend dans ce lieu trop commun pour lui, pour honorer les autres du partage de sa supériorité.

Alors? 

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