janvier 2007


Écrire un billet sur un sujet qui nous tient à coeur, ça fait du bien. Recevoir des commentaires qui nous appuient sur ce qu’on vient d’écrire, ça fait encore plus de bien.

Mais voir qu’un GARS a écrit quelque chose qui vient rejoindre ce qu’on en pense, ça me donne littéralement envie de me lever et de crier « YESSSSSSSS!!! » (Ce que j’ai fait, d’ailleurs.)

Nelson, des gars comme toi, il en faut davantage.

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Époux-stouflant et moi vivons dans une maison qui n’a rien de spectaculaire ou de luxueux, mais qui nous appartient. Une maison où il y a de la place. Avant cela, on avait pris un logement qui avait les mêmes caractéristiques : de la place. Cela a toujours été un de nos premiers critères, assez de place pour faire une chambre d’amis. Nous aimons beaucoup recevoir, voyez-vous. Depuis un bon bout de temps, nous recevons moins, en partie à cause des horaires de nuit de mon tendre et doux. Mais souvent depuis que nous nous sommes mariés, nous avons invité, reçu, accueilli et hébergé des gens de partout, des amis, des amis d’amis. Beaucoup parmi eux qui venaient d’ailleurs pour des vacances au Québec. Ils ont tous été reçus comme s’ils faisaient partie de notre famille. Mon meilleur ami et son partenaire de vie; sa mère; Anne-Marie, avec son mari et son fils; Olivier, sa femme et leur fils aîné; Mon filleul parisien d’origine chinoise; Carlos et sa femme; Ana-la-chic-Parisienne; les copains de Coconut encore aujourd’hui. Et même il y a quelques années, un Parisien tout ce qu’il y a de plus représentatif des clichés qu’on s’en fait. Celui-là a bien failli ruiner la réputation des autres; heureusement, il y avait sa femme avec lui.

Ces gens que nous avons eu l’honneur de recevoir chez nous se sont comportés adorablement. Évidemment, quand on vient passer des vacances et qu’on est hébergé par des particuliers, on sait qu’il y a un mode de fonctionnement familial en place. Nous savions, pour notre part, que celui-ci allait être un peu bousculé,  un peu chamboulé, mais nous y étions prêts, puisque l’invitation venait de nous. Nous nous sommes toujours efforcés de prévenir les besoins de nos invités, s’il y avait des choses qu’ils ne mangeaient pas ou s’ils souffraient d’allergies quelconques afin de s’assurer qu’ils ne soient pas incommodés pendant leur séjour chez nous, par exemple. Certains d’entre eux nous ont reçus à leur tour, et ont agi de la même manière. Tout ceci a toujours résulté en souvenirs agréables des moments passés ensemble.

Mais supposons que les choses se soient passées différemment. Que l’un des invités, après 4 ou 5 jours, une fois bien accueilli et installé, soit venu me dire que je devais discipliner mon fils au moyen d’une fessée plutôt que par une conséquence, parce que c’est ainsi qu’il avait grandi et que c’était ce qui faisait partie de ses valeurs. Qu’il tente de réaménager mon salon sous prétexte que la disposition actuelle heurte la manière dont il a coutume de voir un salon aménagé. Ou qu’il me demande de repeindre les murs de la chambre d’amis parce que la couleur entre en conflit avec sa philosophie de vie, je lui aurais répondu qu’il exagère.  Je vous entends répondre « Ben voyons donc, qui ferait ça quand il n’est pas chez lui? »

Eh bien, c’est la question que tout le monde se pose en ce moment. Le Québec est-il raciste?  Et on nous sature les oreilles avec les accommodements raisonnables, la prétendue intolérance des Québécois à chaque bulletin de nouvelles, en insistant bien sur le fait qu’on dit ne pas l’être mais qu’au fond… D’un côté on nous taxe d’à-plat-ventrisme et de mollesse depuis trop longtemps, et lorsqu’on décide de se lever et de dire qu’on veut bien accueillir le monde mais qu’on ne veut pas être assimilés par leurs religions ni se voir imposer leur culture car on en a déjà plein les bras à défendre la nôtre de l’assimilation du reste du Canada, alors on se fait traiter de racistes. Y a-t-il moyen de se faire une idée?

Elle est où, la ligne à tracer entre l’accueil et le racisme, entre l’acceptation et l’intolérance?

Mes blagues, mes incertitudes, mon vécu, mes trippes. Mes joies, mes peines, mon fils, mes pensées, mes amours, mes amis, mon enfance, mes opinions, mes quêtes, mes requêtes. Mes coups de gueule, mes coups de coeur, mes coups d’épée dans l’eau, mes coups de marteau, mes mauvais coups, mes bons coups… Tout ça fait partie de ce que j’écris ici, de ce que je partage avec vous.

La femme, la petite fille, la mère, l’épouse, l’amante, la fille, la soeur, la tante, la nièce, l’amie, la travailleuse, la blogueuse, toutes ces facettes sont miennes également.

C’est pourquoi mon blogue change de nom, pour refléter TOUT ce que je suis. 

Les fabricants de laveuses le savaient. Les gars (en tout cas, chez nous c’est les gars) oublient souvent de vider leurs poches avant de mettre leurs pantalons au lavage. C’est pour ça que les trous qui permettent l’écoulement de l’eau sont petits.

Pour ma part, j’avais déjà démissionné depuis longtemps du revirage à l’endroit des vêtements qui sont dans les tas à laver. Le tee-shirt est à moitié à l’envers avec juste une manche de sortie? La paire de jeans a une jambe à l’envers et une à l’endroit? Les bas sont en boule? Tant pis, c’est comme ça qu’ils seront lavés, séchés et pliés.  Je gagne un temps fou depuis que j’ai pris cette décision. J’ai fini par suivre le même principe pour le vidage de poches; surtout que chez nous, il n’y a jamais de kleenex qui reste dans les poches, ils trainent partout ailleurs dans la maison (…).

Bref, ma laveuse me récompense d’être égoïste et de vouloir sauver du temps. La règle en vigueur ici, c’est : si tu veux garder le contenu de tes poches, vide-les avant de mettre ton linge au lavage.  Tout ce qui se retrouve dans le fond du bac de la laveuse après une brassée, c’est à celle qui fait le travail. J’ai même un petit contenant exprès pour y mettre tout ce que j’y trouve.

En six mois, mon butin se monte à : 79¢ en petite monnaie, 2 boutons dépareillés, un trombone, 3 cailloux, 2 morceaux de plastique d’origine inconnue, 2 billes et 5 morceaux de Lego.

Je pense que je vais déclarer tout ça à l’impôt.

 Il y a une nouvelle sur mon blogroll.  Aussi drôle que Mère indigne.

Ça vaut le détour!

Dans un autre ordre d’idées, je m’apprête à lever le voile sur un autre pan de ma vie. Mais j’ai tellement à dire sur le sujet que la longueur du billet découragerait le plus intrépide d’entre vous; alors au lieu d’en faire un billet, j’en ai fait une page, qui est l’équivalent d’un billet, sauf qu’elle réside en dehors de la chronologie normale du blog (dixit WordPress).  Il est d’ailleurs possible de laisser un commentaire directement sur la page. C’est un concept qui me plaît assez, il est possible que j’en fasse d’autres, dans un futur plus ou moins proche.  Pas toujours heavy, c’est promis.

Toutefois, ce premier sujet, comme je viens de le dire l’écrire, lève le voile sur une autre période de ma vie.  Sur un sujet que personne n’ose aborder, sinon très superficiellement, sans vouloir avoir l’air de s’y intéresser, de peur d’ètre impliqué, interpellé, contagié même. Plus tabou que ça, ça doit exister, mais je n’ai pas encore trouvé. 

Pourquoi en parler? Parce qu’il le faut. Parce que c’est en brisant le silence qu’on brise aussi les chaînes. Pour lancer en pleine figure de ceux qui se croient plus forts parce qu’ils ont été épargnés, ceux qui s’imaginent pouvoir nous culpabiliser d’avoir été touchés, qu’ils n’en sont pas à l’abri, eux non plus. Personne ne l’est. Et qu’on peut s’en sortir.

De quoi je parle? La réponse est ici.

Il a une chose qui soit pire qu’un pantalon dont le «zipper» passe son temps à descendre.

C’est quand le bouton qui retient la taille dudit pantalon décide de sauter.

 Et ce qu’il peut y avoir de pire que ça, c’est quand ça arrive alors que t’es pas chez toi.

Eh… p’tite vie!

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