juin 2007


Coconut a franchi un nouveau pas en direction de la « full adolescence ».  Depuis hier, il a sa première « vraie » blonde.

D’un côté, la spectatrice en moi est contente pour lui, je le regarde porter son nouveau personnage de jeune homme, je le vois heureux et ça me rend, moi aussi, heureuse.

Et je m’efforce d’ignorer l’autre coté de cette médaille, celui qui voudrait que je me sente vieille. Je vais plutôt choisir de demeurer jeune, essayer d’être cool, de doser la mère responsable qui veille sur eux et celle qui veut demeurer cool.  Mon modèle, ici, ne peut être qu’une seule personne : elle.

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D’abord quelques définitions : 

Amélie Poulain : personnage principal du film «Le fabuleux destin d’Amélie Poulain» dans lequel une jeune fille introvertie et curieuse décide un beau jour de sortir de sa solitude pour faire le bonheur des autres. Par extension, peut s’appliquer à quiconque pose un geste gratuit pour contribuer au bonheur de quelqu’un d’autre.

Anthurium : plante herbacée ornementale à rhizome et feuilles en fer de lance surmontées d’un grand cornet (spathe) aux nuances allant du vert au rouge et portant des fleurs minuscules (de la famille des aracées).

Blues : Synonyme figuré de déprime.

Merveilleuse, folle, géniale, unique, irremplaçable : adjectifs qui s’appliquent à «mon» Amélie Poulain.

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Vendredi 13 dernier (avril), «mon» Amélie Poulain a donné un gros coup de pied à mes blues, en mettant une dose d’exotisme dans ma journée par le biais d’un fleuriste membre de Téléflora… Évidemment, ce n’est pas moi qui ai reçu le bouquet, puisque j’avais passé la journée à l’extérieur de la maison, mais Coconut me l’a mis dans les mains dix secondes après que j’aie passé le pas de la porte.  Même pas eu le temps d’accrocher mes clés ni d’ôter mon manteau – «C’est de qui, M’man? Hein? C’est qui, qui t’envoie ça?»  Ça, c’était un magnifique anthurium tout fleuri, tout en rose, et la signature sur la carte qui l’accompagnait n’a fait qu’ajouter à mon étonnement… Elle a parfaitement atteint son but, cette journée-là. Si vous n’avez jamais reçu des fleurs sans vous y attendre, sans raison particulière, d’une personne de laquelle vous ne vous attendiez pas, sachez que ce sont là trois ingrédients qui, réunis, sont d’une efficacité remarquable sur une journée de blues.

Mais «mon» Amélie Poulain a remis ça cette semaine. Dans mon courrier, aujourd’hui, un paquet enveloppé aux couleurs de Polichinelle, qui contenait le dictionnaire dont je parlais dans ce billet-là. Et ça… rien ne pouvait me toucher davantage. Parce qu’elle l’avait depuis des années. Parce que ce livre est un livre rare. Parce qu’il me vient d’elle. Parce que.

Si je ne révèle pas l’identité de «mon» Amélie Poulain, c’est parce que j’ignore si elle le souhaite. Mais je sais qu’elle me lit. Et je veux qu’elle le sache : elle est, à mes yeux et ceux de beaucoup, beaucoup d’autres, une femme exceptionnelle, sans qui le monde serait vraiment plus morne, si elle n’existait pas.  Et je la remercie d’être elle, simplement.