septembre 2007


Le site Web ENERGIE a fini par afficher toutes les photos de l’aventure de Salvail Racicot su’l pouce.

Votre humble moi-même est drette là, et cette photo vient confirmer deux choses:

1) J’ai vraiment donné un pouce à Éric Salvail et Isabelle Racicot (pour ceux qui en doutaient). La raison pour laquelle on ne voit pas cette dernière sur la photo, c’est parce que c’est elle qui tenait la caméra numérique.
2) Quand je fais des affirmations sur ma taille, la preuve est là (pour ceux qui en doutaient). Cela dit, le fait que je sois obligée de m’asseoir les fesses sur le rebord avant de mon siège d’auto pour atteindre la pédale d’embrayage donne l’impression que j’ai le ventre plus gros que ce qu’il est en réalité – la faute en revient aux mesures mal prises lors de ma fabrication…

Bon. Mon petit 5 minutes de gloire est terminé. Retour à la normale au prochain post.

Heureusement que j’assume toujours ce que j’écris. Cette fois, l’effet boomerang a été plutôt positif, je dirais.

Mon frère est venu passer encore une fois la fin de semaine dernière chez moi. Avec ses deux filles cette fois, dont l’une est ma filleule. Encore une belle fin de semaine, ses deux adorables tornades ont été super gentilles comme toujours (si, si, une tornade peut être à la fois tornade, adorable ET gentille!!). À un certain moment, j’ai eu envie de lui faire lire ce billet que j’avais écrit la première fois qu’il était (re)venu chez moi. La première réaction qu’a suscitée la lecture dudit billet chez lui a été un ÉNORME bec sur ma joue et il m’a demandé si je pouvais le lui imprimer, avec les commentaires.  Je pense qu’il a du le relire 4 fois pendant le reste de la fin de semaine.  Il m’a ensuite demandé de l’envoyer par courriel à son amie (qui est sur le point de devenir sa copine, si ce n’est pas déjà fait!) qui m’a répondu qu’elle avait trouvé cela très beau, qu’il le lui avait dit, en effet, qu’il m’aimait beaucoup beaucoup, et qu’elle trouvait que c’était une belle preuve d’amour de ma part et qu’elle trouvait ça super qu’il puisse le savoir…

Quand je l’ai ramené au même endroit que la dernière fois, il m’a dit qu’il en ferait plusieurs copies. Je lui ai demandé pourquoi, et il a répondu « Parce que c’est de l’espoir, ça, Nickie, c’est de l’encouragement et c’est de ça qu’ils ont besoin là-dedans. » Moi qui croyais que je faisais un cadeau à mon frère avec ce texte… Savoir que mes écrits peuvent en encourager plus d’un, c’est un cadeau pour moi, ça…  Moi qui pensais donner, voilà que je recevais du même élan. Ainsi soit-il.

Mais voilà-ti donc pas qu’aujourd’hui, il m’a téléphoné :

Mon frère : Tsé, la lettre que tu as écrit que t’as mis sur Internet?
Moi : Oui?
Mon frère : Ben… elle a été lue devant tout le monde hier, au centre.
Moi : Hein?? Comment ça?
Mon frère : Ben je l’ai fait lire aux intervenants pis eux, ils l’ont lu à tout le monde en même temps, ils étaient au-dessus de 100 personnes.
Moi : …
Mon frère : Pis t’en as fait brailler quelques-uns. Y en a qui ont trouvé que c’était encourageant, pis ça a touché tout l’monde.
Moi : Tu sérieux, toi?
Mon frère : Mets-en que chus sérieux. Pis chus sûr itou qu’ils vont l’afficher sur les murs, un peu partout.
Moi : Ben voyons donc !!
Mon frère : J’te l’avais dit, que c’était de l’espoir, ça.
Moi : Calinne de binne…. (Je manque singulièrement de vocabulaire, quand je suis flabergastée.)
(suite de la conversation tronquée à partir d’ici, parce qu’on a commencé à dériver vers autre chose qui n’a aucun rapport avec ce billet)

Je dis souvent que si ce que j’ai vécu de difficile peut contribuer, d’une manière ou d’une autre, à aider quelqu’un, quelque part, à traverser quelque chose de similaire, alors je n’ai pas vécu cela pour rien. Me voilà donc (virtuellement) placardée sur les murs d’un centre de désintoxication quelque part au Québec, en guise de preuve que ça arrive parfois. Le cadeau, pour moi, c’est de le savoir.

Et vous qui aviez laissé des commentaire à ce billet, vous y êtes aussi…

Mes derniers ajouts dans mon blogroll étaient des filles. Cette fois j’équilibre avec des gars.

D’abord Gharl, un «nouveau ancien» qui avait disparu de ma liste dans mon dernier ménage, mais je viens juste de m’en rendre compte. Erreur réparée!

Ensuite Le Voyou du Bayou, une découverte récente. J’aime son franc-parler, il ne prend pas 46 détours pour dire ce qu’il à a dire, et ce qu’il dit de sa personne (Je suis le blogueur le plus méchant et mesquin de toute l’insipidosphère.), cache un type bien, j’en suis certaine.

Puis : Les 4 pieds dans les plats. Drôle, drôle, drôle. Et il écrit bien! Gros coup de coeur!

Enfin, Y a des claques sua yeule qui s’perdent; du chiâlage, d’accord!  Mais tant qu’à chiâler, chiâlons avec style!!

C’est ça qui est ça.

Ajout : J’avais oublié Le blogue de Martin Petit. Ça fait longtemps que j’aime l’humoriste, que je lis le bloguiste blogueur, il était temps que je l’ajoute.  Maintenant c’est chose faite.

Lorsque je suis seule quelque part, et qu’il n’y a aucun bruit, ils sont là, eux, et se manifestent. Ils m’accompagnent toute la journée, de l’éveil à la nuit, sans relâche. Ils se font parfois plus discrets, du moins en ai-je l’impression, quand mon attention est absorbée par une tâche ou une activité quelconque, mais ils ne me quittent pas pour autant. Bien honnêtement, ce n’est pas à ce moment-là qu’ils sont le plus dérangeants. J’en suis même venue à avoir l’impression qu’ils font partie de ma vie, qu’ils font partie de moi.

Mais la plupart du temps, ils m’empoisonnent l’existence. Ils tordent les mots qu’on me destine, ils m’empêchent d’entendre quand on s’adresse à moi, de loin. Si je veux dormir, eux, ils tentent l’impossible pour que ça n’arrive pas, puisque quand je dors, je ne réalise pas que je les entends. J’ai parfois peur qu’un jour, ils prennent tant de force que j’en vienne à croire que la surdité totale serait préférable. En ce moment même, tout ce qui compose la trame sonore de ma vie quotidienne se déroule en arrière-plan, parce qu’eux ont décidé de voler la vedette. Que je le veuille ou non. Et je ne peux même pas me boucher les oreilles pour ne plus entendre, parce qu’ils viennent de l’intérieur.

Je veux à nouveau entendre le bruit des feuilles dans le vent d’automne. J’ai envie du silence autour de moi, comme d’un verre d’eau en pleine canicule. Je voudrais qu’ils se taisent… à jamais.

Est-ce possible?

Dans un stationnement de dépanneur, tard le soir. Quand je suis pressée de rentrer chez moi, je ne fais pas forcément les choses dans le bon ordre. Comme couper le contact de la voiture et ouvrir la porte AVANT d’éteindre les phares.

Voiture : DING, DING, DING, DING!!
Moi : Ben oui, ben oui, pogne pas les nerfs!
Monsieur qui passe par là au même moment : C’est à moi que vous parlez?
Moi : Non, non, désolée, j’engueulais ma voiture…
Lui : Hein??? Mais pourquoi vous engueulez votre voiture?
Moi : Parce que MOI, je n’ai rien fait de mal!

Je ris encore de la tête qu’il a faite, en s’éloignant…

Parce qu’elle l’a écrit infiniment mieux que je ne l’aurais fait.

Parce que je suis une maman, moi aussi.

Parce que la mobilisation universelle, ça fonctionne.

Allez lire ce billet de Matoue l’intellexuelle. Et faites circuler, s’il vous plaît.

J’étais en route vers l’université pour mon cours de ce soir, et j’étais partie un peu à l’avance, question d’avoir tout mon temps. Tout mon temps pour quoi, ça je n’en avais aucune idée, mais il semble bien que l’univers se soit arrangé, lui, pour s’occuper de ce détail.

À la hauteur de la sortie pour l’autoroute 30 (sur la 10), j’aperçois deux personnes, un homme et une femme, qui marchent dans le sens de la circulation, manifestement pour aller sur la bande de ciment et faire du pouce, puisqu’ils tiennent une pancarte. «Ils n’ont pas l’air dangereux, plutôt le contraire, ils ont l’air clean, que je me dis, ça ne risque rien de leur demander où ils vont…» alors je m’arrête en me tassant, je mets mes feux d’urgence et j’attends qu’ils s’approchent.

Je le les ai pas reconnus tant que LUI ne s’est pas penché à ma fenêtre. C’est clair qu’ils n’étaient ni l’une ni l’autre dangereux : il s’agissait d’Éric Salvail et d’Isabelle Racicot, sur cette aventure-là. Je les ai pris à bord, et j’allais leur donner un lift au moins jusque de l’autre côté du pont Champlain, mais comme c’est un peu compliqué de s’arrêter juste de l’autre côté, je me suis dit que c’était plus sécuritaire (pour moi mais surtout pour eux) que je pousse un peu plus loin et que j’aille au moins jusqu’à la 20 Est. 

D’emblée, je me suis confessée à Éric Salvail. Qu’il me tappait sur les nerfs (ou sur le rognon, c’est selon) au début de sa carrière télévisuelle, mais que maintenant, je le trouve plutôt sympathique. Cela dit, on peut trouver quelqu’un sympathique à la télé, sans jamais savoir si c’est vraiment le cas ou non. Lui, c’est définitivement son cas. Il pose des questions, répond à nos réponses, et on a vraiment l’impression qu’il s’intéresse à ce qu’on lui dit. 

Quant à Isabelle Racicot, qu’est-ce qu’elle est belle!! Quelque chose qu’on ne peut pas voir en photo, ce sont les étincelles de ses yeux. Et sa gentillesse!! Juste l’idée que je puisse avoir au moins deux choses en commun avec elle, ça me donne l’impression d’être spéciale! Oui, parce que voyez-vous, à elle aussi, le western-francophone donne des poussées d’urticaire (on parlait de musique et j’ai mentionné le fait que je détestais de genre), et elle aussi, elle parle aux chauffards qui manquent de civisme sur la route (quand j’ai dit à un camionneur qui ne pouvait pas m’entendre de respirer par les trous de nez, elle m’a dit qu’elle faisait ça aussi!).

Quand je les ai déposés, ils ont pris des photos (bien hâte de me voir la binette sur leur site – Isabelle a dit que la photo était bonne mais… on verra!) et je leur ai souhaité bonne chance.  Eux, ils se sont inquiétés pour moi, inquiétés du fait que j’arriverais en retard à mon cours.  Eh bien, à 18h28, je coupais le contact de mon auto, bien stationnée (dans un spot gratos, en prime!) à deux coins de rue du pavillon Jean-Brillant. Et j’ai même eu le temps de m’acheter un livre à la librairie de l’université, avant que mon cours commence. Comme quoi tout ce qu’on donne nous revient.

Si le coeur vous en dit, écoutez-les donc ce vendredi midi.   Pour ma part, ils ont gagné une fidèle auditrice (c’est promis!), parce que les avoir eus à bord de ma voiture a été un vrai privilège! (Je sais que ça fait un peu téteux – j’assume!)

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