janvier 2008


À propos de sa nouvelle petite amie.  Je lui demandais comment ça se passe entre les jeunes, maintenant, le début d’une histoire chum/blonde, parce que je me doute bien qu’on doit être rendu loin des « Veux-tu sortir avec moi? » de l’époque où moi, j’étais adolescente.  Il m’a répondu : « Ben… je lui ai juste dit que je l’aimais. Pis elle m’a sauté au cou (elle est toute pas grande, fait qu’elle a littéralement sauté!!). Mais, M’man, demande-moi pas comment je lui ai dit, avec quels mots.  C’était un beau moment, mais en même temps, mon cerveau était parti jouer au ping-pong avec Sylvester Stallone!  »

J’ai ma réponse.  La façon de faire a peut-être changé mais les émotions, elles, seront toujours les mêmes.

C’est ce que j’envisage de plus en plus. Parce que je me demande à quoi ça sert, d’être douée, quand on ne peut pas correctement se servir d’un tel don? La province sombre dans une assimilation linguistique si subtile qu’on ne s’en rend pas compte (et on prétend que ceux qui tirent la sonnette d’alarme crient au loup), nos jeunes écrivent au son parce que leurs enseignants ne connaissent pas suffisamment la langue qu’ils prétendent transmettre… et moi qui souhaite de toutes mes forces « importer » les mots d’une langue connue vers une langue aimée, la mienne, je n’y arrive tout simplement pas. Soit parce qu’un client tarde tellement à payer mes honoraires qu’il a fait sauter mon trimestre d’université (faute de paiement des frais de scolarité du précédent), soit parce qu’un autre client fait « examiner » mes textes par un réviseur parisien qui s’imagine qu’ici aussi, parking et pull-over sont acceptables pour stationnement et chandail; et du coup rejette tout mon travail du revers de la main sans me soumettre quelque correction que ce soit pour que je puisse voir les prétendues erreurs de traduction; ou encore, un cabinet de traduction prétendument sérieux me vire sans raison et me remplace par une personne qui ne sait même pas faire la différence entre une terminaison de conjugaison en -er et en -ez.

C’est pour ça qu’aujoud’hui, j’ai vraiment, mais vraiment très envie de tirer sur la plogue. Je n’ai même plus envie de tenter de chercher ailleurs un gagne-pain qui me permettrait de vivre de ce que j’aime tout en apportant ma modeste contribution au maintien du bon français dans les entreprises d’ici.  Parce que JE SAIS qu’on ne me prendra pas au sérieux, on ne l’a jamais fait. Combien de fois m’a-t-on dit par le passé : « Avec tes capacités, tu pourrais teeeellement faire mieux que du secrétariat… » À tous ceux-là je réponds : c’est de la foutaise, ce que vous dites. Parce que j’ai osé le croire, et j’ai tenté d’améliorer mon sort « avec mes capacités » justement et où en suis-je? Nulle part.

Alors je dis merde à tout cela. Je finirai très certainement mon certificat, puisque je l’ai commencé, mais ensuite… j’irai travailler dans une shop, à salaire moyen, job moyenne, vie moyenne, ennui au-dessus de la moyenne. Et je ferai semblant que je n’ai rien appris. J’ornerai mes phrases de sacres, d’anglicismes, de mauvaises tournures, pour ne pas me démarquer. Et tranquillement, sans m’en rendre compte, je m’assimilerai moi aussi. Du moins aurai-je un salaire pour ça…

Vers la fin de 2007, j’ai découvert le blogue d’un homme à la plume absolument incroyable. Comme moi, il est travailleur autonome et c’est probablement parce que je comprends ce qui lui arrive que j’écris ce billet. Autant j’aurais des scrupules à utiliser mon blogue pour demander quelque chose pour moi-même, autant je trouve naturel de le faire quand il s’agit de rendre service à quelqu’un d’autre.

Je sais que vous êtes plusieurs à me lire, par jour. Même si vous ne commentez pas, mes statistiques me le disent. Si quelques-uns d’entre vous aviez envie de faire un bon geste gratuit envers quelqu’un, allez lui faire une petite visite, et cliquez sur le lien des annonces Google qui se trouve à droite, en haut de son blogue.  Ça ne vous engage à rien, et ça lui permet d’accumuler, quelques sous à la fois, de quoi tenir quand le chèque qu’on attend d’un client ne se pointe pas. En prime, vous pourriez bien découvrir un blogue qui vaut vraiment la peine d’être lu d’un bout à l’autre.

Pour ma part, je l’ai ajouté dans mes pierres précieuses.

Aucune résolution pour 2008, pour  moi. Aucun bilan pour 2007 non plus. Simplement un souhait, utopique s’il en est. Mais… si on commençait par y mettre du sien, dans sa cour, sa famille, son entourage?  Embarquez-vous?

What’s wrong with the world, Mama?
People livin’ like they ain’t got no mamas
I think the whole world addicted to the drama
Only attracted to things that’ll bring you trauma
Overseas, yeah, we (they) try to stop terrorism
But we (they) still got terrorists here (there) livin’
In the USA, the big CIA
The Bloods and The Crips and the KKK

But if you only have love for your own race
Then you only leave space to discriminate
And to discriminate only generates hate
And when you hate then you’re bound to get irate
, yeah
Badness is what you demonstrate
And that’s exactly how anger works and operates

Now, you gotta have love just to set it straight
Take control of your mind and meditate
Let your soul gravitate to the love
, y’all, y’all

People killin’, people dyin’
Children hurt can you hear them cryin’?
Can you practice what you preach?
And would you turn the other cheek?

Father, Father, Father help us
Send us some guidance from above
‘Cause people got me, got me questionin’
Where is the love? (Love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? The love, the love

It just ain’t the same, always unchanged
New days are strange, is the world insane?
If love and peace is so strong
Why are there pieces of love that don’t belong
Nations droppin’ bombs
Chemical gasses fillin’ lungs of little ones
With the ongoin’ sufferin’ as the youth die young
So ask yourself is the lovin’ really gone
So I can ask myself really what is goin’ wrong
In this world that we livin’ in people keep on givin’ in
Makin’ wrong decisions, only visions of them dividends
Not respectin’ each other, deny thy brother
A war is goin’ on but the reason’s undercover
The truth is kept secret, it’s swept under the rug
If you never know truth then you never know love

Where’s the love, y’all, come on (I don’t know)
Where’s the truth, y’all, come on (I don’t know)
Where’s the love, y’all( come on yeah)

People killin’, people dyin’
Children hurt, can you hear them cryin’?
Can you practice what you preach?
And would you turn the other cheek?

Father, Father, Father help us
Send us some guidance from above
‘Cause people got me, got me questionin’
Where is the love? (Love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? The love, the love

I feel the weight of the world on my shoulder
As I’m gettin’ older, y’all, people gets colder
Most of us only care about money makin’
Selfishness got us followin’ the wrong direction
Wrong information always shown by the media
Negative images, it’s the main criteria
Infecting the young minds faster than bacteria
Kids want to act like what they see in the cinema

Yo’, whatever happened to the values of humanity?
Whatever happened to the fairness in equality?

Instead in spreading love we’re spreading animosity
Lack of understanding, leading lives away from unity
That’s the reason why sometimes I’m feelin’ under
That’s the reason why sometimes I’m feelin’ down
There’s no wonder why sometimes I’m feelin’ under (so ask yourself)
Gotta keep my faith alive till love is found

People killin’, people dyin’
Children hurt, can you hear them cryin’?
Can you practice what you preach?
And would you turn the other cheek?

Father, Father, Father help us
Send us some guidance from above
‘Cause people got me, got me questionin’
Where is the love? (Love)

Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)

Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)
Where is the love? (The love)
 

© Black Eyed Peas, 2003