février 2008


C’est le 29 février, aujourd’hui.  Je voulais juste l’écrire, parce que si je manque mon coup, je devrai attendre 4 ans avant de pouvoir écrire un autre billet-du-29-février.

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Samedi dernier, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, j’ai eu l’immense plaisir d’assister à une première. Le lancement d’un documentaire qui devrait, à mon avis, avoir un rayonnement international.

Helen Doyle, dont j’ai déjà parlé auparavant, a réalisé une perle de documentaire. J’ai eu le grand honneur d’y apporter ma modeste contribution en termes de travail de « secrétariat de soutien ». D’où la raison de ma présence à la première.

Birlyant, une histoire tchétchène, raconte l’histoire d’une femme dont la seule arme de résistance, sa voix, l’entraîne à vivre, dans le conflit tchétchène, de nombreux drames personnels. Mais cette histoire en est également une de résilience, de courage et d’héroïsme, pour elle et ses deux filles; c’est aussi l’histoire des femmes tchétchènes qui portent en elles et sur elles le combat pour la préservation de leur histoire, de leur culture, de leur langue. J’en suis ressortie bouleversée, même si j’avais vu le script, le premier montage et la narration. Sur grand écran, avec les images finales, ça fesse encore plus.

Petite parenthèse : j’avais fait la connaissance virtuelle de Birlyant quand j’avais travaillé, chez InformAction Films, sur le documentaire Les Messagers (dont les critiques sont élogieuses, c’est par ici). Birlyant, une histoire tchétchène était la suite logique, à laquelle il a fallu un peu plus de trois longues années pour naître. Lorsqu’elle et ses deux filles sont arrivées en catastrophe au Canada, à titre de réfugiées, je leur avais fait parvenir un cadeau par l’entremise d’Helen. Un parfum d’Elizabeth Arden accompagné de sa crème pour le corps. Je me disais, à ce moment-là, que lorsqu’on a tout perdu à cause de la guerre et qu’on a du abandonner derrière soi le peu qui nous restait, la dernière chose qu’on aura l’occasion de se procurer, c’est un produit de luxe, et pourtant, c’est le genre de chose qui peut faire tellement de bien, quand on est femme… Je ne saisis qu’aujourd’hui l’ironie qui a voulu que le parfum se nomme « Provocative Woman », parce que dans le contexte, c’est bel et bien ce qui a causé son exil. Et puis, elles sont arrivées ici quelques semaines avant Noël; même si elles sont musulmanes, j’avais envie qu’elles sachent que quelqu’un avait pensé à elles, et Helen m’avait dit que ça ne les choquerait pas.

Après le visionnement, cocktail à la Cinémathèque. C’est à peine si j’ai osé aller parler à Birlyant, que je rencontrais enfin en personne pour la première fois. Comme Helen était occupée a recevoir des félicitations bien méritées de la part de tous les invités, je me suis présentée; et même si je n’aime pas rappeler un geste de gentillesse posé (quand il vient de moi), c’était le seul point de référence que j’avais pour qu’elle sache qui j’étais. Nous nous sommes donc parlé par l’entremise de sa plus jeune fille, Aset. Quand elle a expliqué à Birlyant qui j’étais, celle-ci m’a pris la main, et s’est mise à parler très vite à Aset, qui m’a traduit ceci : « Nous étions très contentes du cadeau, il a nous a fait beaucoup plaisir. Ma mère a voulu vous rencontrer dès cet instant, mais elle n’osait pas vous téléphoner puisqu’elle ne parle pas français, mais maintenant vous devez venir nous voir à la maison. Chez les Tchétchènes, on vient sans avertir, nous sommes des gens simples. » Birlyant a rajouté, avec son accent et son sourire espiègle : « Pour prrrratiquer frrrançaise. » Inutile de dire que je suis encore toute remuée de cette invitation, et je compte bien les visiter bientôt. Quelques moments plus tard, elle rajoutait (par le biais d’Aset) : « Quand nous sommes arrivées au Canada, j’étais découragée car j’avais vraiment tout perdu. Ensuite nous avons reçu le parfum, et j’ai pensé « tout n’est pas fini, car il y a encore des personnes bonnes. » Tout n’est pas fini. C’est spécial, la portée qu’un geste peut avoir. Un geste anodin pour moi qui ne voulais simplement que leur offrir un petit gage d’espoir et de bienvenue et qui a, semble-t-il, fait la différence entre le désespoir et l’espoir, pour elle. Comme lorsqu’on lance un galet sur un lac, et qu’il rebondit, et rebondit, et rebondit…

Samedi dernier, c’était le 23 février. 64 ans auparavant, jour pour jour, Staline déportait tout un peuple de son territoire et espérait son annihilation complète. Samedi dernier, la Tchétchénie survivait encore.

Le film a été sélectionné pour le Festival International de films de femmes de Créteil (France) et sera projeté le 16 mars en première européenne; une autre projection est prévue à une date à déterminer. Au Québec, il sera à l’affiche du cinéma Ex-Centris à Montréal, au CLAP de Québec et à Sherbrooke, et ensuite sera diffusé à Télé-Québec. Lorsque je connaîtrai les dates, j’en ferai un billet ou je mettrai à jour celui-ci.

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Après le cocktail, en revenant vers ma voiture, j’ai croisé un autre réalisateur que je trouve génial, avec qui j’ai aussi travaillé sur le script d’un long métrage documentaire qui sera bientôt lancé. Il m’a demandé mon courriel, pour que j’y assiste, et j’en trépigne déjà d’impatience. Je n’en dis pas plus, c’est le sujet d’un autre billet…

Je ne suis pas morte et je n’ai pas été kidnappée par les extraterrestres non plus. Mais je manque de temps. Après mon écoeurite de cette fois-là, je me suis tournée une nouvelle fois vers les agences et décroché un emploi temporaire d’adjointe administrative, pour une durée d’un an en remplacement d’un congé de maternité.  La formation me prend tout mon temps et puis, je n’ai pas un instant à moi dans le jour. Ensuite, que je voyage en auto ou en bus, c’est du pareil au même : debout à 5h, au bureau à 8h30, fin de journée à 17h, retour à la maison entre 18h45 et 19h30, selon le mode de transport utilisé (le bus, c’est plus long). C’est que c’est loin, l’est de la ville!!!

Et comme je ne veux pas arrêter de faire de la traduction pour ne pas avoir à tout reprendre à zéro l’an prochain quand j’aurai fini mon remplacement, mes fins de semaines sont sérieusement hypothéquées. Et il y a l’université, aussi.  Ce trimestre, je prends un temps d’arrêt, question d’ajuster mes flûtes au niveau de l’horaire. Aussi bien le voir en face, je n’ai plus de vie. Les fins de semaine, je traduis et j’essaie de faire en sorte que ma famille ne m’oublie pas. Le ménage, la cuisine, le lavage?? C’est quoi, ça? L’année s’annonce loooonnngue….

Je dois dire toutefois qu’au bureau, il règne une belle ambiance. Que ce soit en raison du « tout nouveau, tout beau » ou bien parce que l’entreprise est réellement à la hauteur de sa réputation d’excellent employeur, je ne veux pas vraiment le savoir. L’harmonie et l’entraide semblent faire partie des valeurs de la boîte. Tant que ça dure, moi, je profite, et je me fais discrète pour tout le reste.

Règlements :* Mettre le lien de la personne qui vous tague (fait)
* Mettre les règlements sur votre blog (fait)
* Mentionner six choses/habitudes/tics non (plus ou moins, pour ma part) importants sur vous-même (fait)
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens (fait)
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées (fait)

J’ai été tagguée par Choco-la-tannante.

1- Mon « tic » le plus fréquent est que je me tourne toujours une couette de cheveux. Soit autour de mon doigt, ou je la passe dans mon visage. Mais ça gosse davantage les autres que moi.  Moi, ça m’apaise.

2- Je ronfle systématiquement toutes les nuits. Par contre, comme Époux-stouflant ronfle aussi, on ne se dérange pas l’un l’autre.

3- Quand je sais que je n’ai pas à sortir de la maison de la journée, je porte une robe d’intérieur, ce qui est une version « un tantinet » plus raffinée que la jaquette en flanellette et une paire de vrais mocassins en cuir.

4- Je déteste porter des bas de nylon.  J’en porte parce que je n’ai pas le choix quand je travaille, mais c’est la première chose qui saute quand j’arrive à la maison.  

5- Je bichonne mes pieds comme ce n’est pas croyable.  J’ai un arsenal complet de coupe-cors, limes à ongles, polissoir pour les ongles, crèmes pour les pieds, pierre ponce, lime à callosités, crème exfoliante, Tinactin ™, vernis… Et les trois bagues orteils que je porte, je ne les ai jamais retirées depuis 7 ans, sauf pour mon opération d’il y a deux ans.

6- Je voue un culte presque païen au français (la langue, là…) Surtout dans l’écriture, et surtout dans les métiers où sa maîtrise est un outil de base.  Je ne comprendrai jamais pourquoi et comment un enseignant, une adjointe administrative, un traducteur, un journaliste, notamment, peuvent pratiquer un tel métier tout en faisant des fautes qu’on nous a enseigné à éviter au secondaire.  J’ai longtemps pensé que les gens comme moi étaient gossants. Ça se pourrait bien qu’ils le soient toujours.  Pour ma part, je m’assume.

Et je taggue: Annick, La lectrice, Duggerzzz, Le prodige (parce que ça risque d’être intéressant!), O et Mel

Comme dans :

 Bonne Fête Matoue! Bonne Fête Matoue! Bonne Fête, Bonne Fêêêêêêteeeeuuhhh….  Bonne fête Matoue!

Allez, tous en choeur avec moi  (34 fois, s’il vous plaît!) :

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On a battu la tempête de vitesse. Dormi à Drummondville hier soir, et nous voilà installés, Époux-stoufflant, Coconut et moi, dans un douillette chambre d’un Best Western de Québec. Au programme, rien d’urgent d’ici dimanche soir. On va juste suivre nos envies, et je vais tripper à redécouvrir le Vieux-Québec avec les yeux de mon ado, qui était trop jeune pour apprécier la dernière fois qu’on y était venus.  Déjà, l’attitude amicale du monde d’ici le fait réagir (Heille, c’est insane la politesse du personnel, ici!!); il adore notre chambre (première pour lui, une chambre d’hôtel avec commodités) et il a hâte d’aller se promener dans la vieille ville. Deux jours pas de deadlines ni besoin de se lever à l’heure des poules pour aller travailler… Deux jours à vivre et prendre le temps de le réaliser. Deux jours… de bonheur.