avril 2008


« …tout ce que je demande, c’est un toit pour mes enfants, des coeurs charitables qui m’offriraient leurs bras pour déménager et un camion pour une journée, il me semble que c’est pas trop?? »

Ce cri de découragement m’a été lancé la semaine dernière, par une femme que je considère comme une amie proche proche de mon coeur, et qui traverse avec angoisse une séparation difficile. Pas difficile en termes de peine sentimentale, puisque le crétin qui vient de l’abandonner pour la deuxième fois en deux ans n’avait mérité pas toute sa confiance pendant cette période de réconciliation tentative.  À ceux qui se demanderont pourquoi une deuxième fois, je répondrai que le crétin en question a quand même fabriqué trois enfants avec elle et que parfois, pour le bien de ces derniers, il y a des choix qu’on fait qui ne méritent aucune autre explication. Ça lui appartient. Reste qu’à l’heure où j’écris ceci, elle est dans un appartement qu’elle est forcée de quitter parce qu’elle voulait depuis un bon moment déjà changer de ville, pour que ses enfants puissent fréquenter une meilleure école. Et que Crétin l’a encouragée à remettre sa lettre de non-renouvellement à son propriétaire en lui promettant que tout irait bien, que cette fois il serait là pour le déménagement et qu’il avait des chums ‘à shop qui viendraient les aider. Et son appartement a été loué à quelqu’un d’autre presque tout de suite. Et puis…

Il y a une semaine, Crétin se préparait pour aller travailler. Son porte-monnaie, poussé par une patte féline, est tombé sur le sol et il en est sorti… un condom. À la surprise de mon amie, il a opposé un visage fermé. Quand elle lui a demandé ce que ça faisait là, il a répondu qu’il n’avait rien à dire et qu’il ne lui devait aucune explication. Et il a filé au travail.  Elle est allée voir dans sa table de nuit à lui et en a trouvé une pleine boîte. S’est rongé les sangs toute la journée, ensuite.  Il est revenu beaucoup plus tard du travail, ce soir-là. Et quand il est revenu, il lui a simplement remis ses clés, lui a dit qu’il ne l’aimait plus et  qu’il ne savait même pas en fait s’il l’avait déjà aimée et qu’il ne l’avait probablement épousée, la première fois, que parce qu’il voulait des enfants. Et il est parti, après lui avoir demandé de lui donner sa boîte de condoms, sans même leur dire au revoir, à ces enfants qu’il disait avoir désiré.

La première fois qu’il l’avait quittée, il y avait quelqu’un d’autre.  Cette fois, c’est juste l’appel de « la vie de célibat qu’il n’a jamais vraiment eue » qui motive l’abandon. La première fois, elle avait tenté de mettre fin à ses jours, s’est retrouvée à l’hôpital, a été soignée et est revenue chez elle, pour constater que les seules personnes qui lui restaient étaient ses enfants. Même sa mère n’a pas eu le coeur d’aller la voir à l’hôpital et a poussé l’audace jusqu’à affirmer qu’elle avait bien cherché ce qui lui arrivait. Moi, je suis arrivée dans sa vie quelques mois plus tard, par un concours de circonstances que je tairai, parce que ce n’est pas important. Ce qui l’est, c’est que maintenant j’y suis, et que la petite cuillère qui me sert à la ramasser ne me suffit pas toujours.

Pour l’heure, ce qui presse, c’est de trouver un endroit où elle pourra s’installer et écrire un nouveau chapitre de sa vie. Quand on aura trouvé, il faudra penser au déménagement, parce que bien sûr, comme c’était les chums de Crétin qui devaient aider, autant faire une croix dessus, maintenant. Et c’est là, la raison de ce billet. Je me demande, tout haut, s’il y a quelqu’un, quelque part, qui aurait à coeur de l’aider à déménager de Saint-Hubert à Saint-Jean-sur-Richelieu. Moi, je n’ai qu’une familiale qui peut servir à déménager des boîtes, mais pas des meubles.  Et toute seule, je ne suis pas assez forte non plus pour soulever un frigo. Si quelqu’un avait, ou connaissait quelqu’un qui a un camion, un pick-up, un trailer à prêter, et des bras pour une journée… elle l’apprécierait beaucoup.  Et peut-être que ça lui redonnerait un peu foi en la nature humaine, parce qu’en ce moment… mouais.

Si jamais ce billet trouvait un écho dans le coeur de quelques personnes, s’il vous plaît, écrivez-moi à nickiie35@hotmail.com. Je tenterai de coordonner le tout et puis… le traditionnel party pizza-bière-liqueur qui suit tout déménagement qui se respecte, c’est moi qui l’offre.

Non, non. Pas comme dans les pubs de Always. Mais comme dans bonne semaine des secrétaires, que je rebaptise non-officiellement Semaine du personnel de soutien administratif, pour y inclure, outre les secrétaires et les adjointes, les commis, les réceptionnistes, les assistantes, etc, etc.

Elle a écrit un billet sur le sujet qui, si j’osais en écrire un aussi, ferait pâlir mon clavier d’envie. Je laisserai donc à Intellexuelle ce qui revient à César, et me contenterai d’entamer ce petit refrain, sur l’air si bien connu d’Happy Birthday.

(Ahem, ahem) Bon’semaine à moi, bon’semaine à vous; Bon’semaine à elleuuuuhhhh(s)… Bon’semaine à NOUS!!! (oui, parce que d’ici avril 2009, je fais partie du lot, moi itou; charité bien ordonnée commence par soi-même, n’est-ce pas?)

Et son blogue a deux ans.  Allez lui offrir vos meilleurs voeux, c’est par là.

En prime, elle fait un concours…

Ça donne ce genre de billet. La pitoune en question, c’est Chocolyane (et pitoune, dans mon dictionnaire personnel, ça désigne une belle fille.) 

Voici donc mes secrets de beauté ou plutôt, ce qui me sert à me redonner une apparence humaine chaque matin :

Un fond de teint : je n’utilise aucun fond de teint – avec la crème anti-rides et l’hydratant, ça me fait assez de crémage pour la journée. Si j’en portais, toutefois, ce serait celui-là.

Un mascara : je passe mon temps à en essayer des nouveaux, dans l’espoir de trouver LE mascara-miracle. Et je reviens à chaque fois à Double Extend, de l’Oréal.

Une crème de jour : depuis que j’ai découvert les produits Vichy, je suis tombée dedans. Mon hydratant par excellence, c’est Aqualia, format crème.

Une marque de produits : juste une?   Impossible pour moi. Vichy pour les produits de soin de la peau. L’Oréal Paris et  Lise Watier pour les produits de maquillage, avec un petit gros coup de coeur pour les ombres à paupières cuites Luminys, de Pupa.

Un produit must : Un bon démaquillant. J’utilise Pureté Thermale, de… Vichy, évidemment! Une seule étape, et ça démaquille, nettoie et tonifie. Vite fait, bien fait.

Un parfum : Pour l’instant, c’est Premier Jour de Nina Ricci, et Mediteranean d’Elizabeth Arden. Mes prochains achats : Mediteranean Breeze, qui fait plus « été ».

Un magazine : LouLou (pour une acheteuse professionnelle, comme le dit Choco, c’est un incontournable!) et Clin d’oeil

Sur une île déserte, 3 objets (excluant la protection solaire et le rasoir) : une brosse à cheveux, un canif suisse et des chaussures confortables.

Une femme admirée pour sa beauté : Faith Hill

Une femme admirée pour son style : Sarah Jessica Parker (pour son style ET ses souliers!!!)

Je me damnerais pour : des ongles qui ne déchirent pas comme du papier!

Signification de la féminité : s’accepter et s’aimer comme on est, et savoir se mettre en valeur. Tout commence dans le coco, mes cocos!

Une dernière phrase : I don’t suffer from insanity, I enjoy every minute of it.

Je taggue : Mélanie, parce qu’elle a besoin de faire un nouveau billet, Amerose pour lui donner sa première tague et que je lui promets en échange de répondre à tous ses questionnaires, et Miss Patata parce que je suis curieuse des secrets de beauté d’une princesse 🙂

Traitez-moi de cynique ou de blasée, je vous répondrai que vous avez probablement raison. Sur ce sujet-là, du moins. Mais avant d’entrer dans le vif de celui-ci, une petite parenthèse.

Nicola Ciccone a beaucoup de talent, je le reconnais tout de suite, comme ça je ne vais pas m’aliéner tous ceux qui l’aiment parmi ceux qui me lisent. Mais c’est comme toute chose, il y a du bon et du moins bon dans tout et toute personne. Certaines chansons qu’il a écrites m’ont sciée en deux, d’autres je trouves mignonnes sans plus et d’autres tombent carrément dans la guimauve. Et il y a celle-là qui, à mon avis, est de la bouette. D’la grosse bouette, comme celle qu’on a quand la neige fond au début du printemps et qui nous arrache nos bottes quand on s’y enfonce. Cela dit, c’est tout à fait logique, le printemps de la bouette est aussi la saison où tout le monde se passe le mot pour célébrer l’amour… et l’amitié. Voilà où le bat (me) blesse. Parce que si je crois aux miracles, à la mobilisation universelle, d’autres choses ne trouvent plus aucun écho en moi, pour avoir trop failli. Voici donc ma triste confession : à mon avis, l’amitié, c’est comme l’amour dans les films et les livres; on lui fait le même sort. On le surfait, on le métamorphose pour qu’il soit tout beau tout propre et surtout, on essaie de nous faire croire que c’est profond, que c’est sincère, que ça dure toujours, qu’un ami c’est quelqu’un qui, au contraire d’un amour passager, sera toujours là pour toi. Et moi je réponds : F.O.U.T.A.I.S.E.

La seule personne qui réponde à cette, euh, « définition », dans ma vie, c’est Fabrice. Un jour je ferai sur lui le billet qu’il mérite, mais pas aujourd’hui. Fabrice et moi, on se connaît depuis nos 14 ans et on est toujours en contact. Sauf qu’il habite la Belgique et moi le Québec. Les moments passés ensemble se font rares, on a passé davantage de temps avec la calligraphie de l’autre qu’avec la personne, au cours de toutes ces années. Ce qui ne signifie pas que je ne le chéris pas à la mesure de ce qu’il représente pour moi, bien au contraire. Je l’aime presque autant que j’aime mon mari, de manière toute platonique, bien entendu. Je suppose qu’il est l’exception à une règle que je constate uniforme dans ma vie.

J’en ai fait quelques mentions dans certains billets. Mais voir les quatre pitounes de Sex in the City discuter de tout et de rien à leur rendez-vous hebdomadaire au café, se soutenir et s’écouter; s’appeler à toute heure du jour ou de la nuit pour partager leurs états d’âmes pour un mec, une situation ou une paire de souliers, je ne crois tout simplement pas que ca se puisse. Quand je lisais la défunte chronique de Marie Plourde dans le JdM, encore une fois, je me disais que c’était forcément romancé, il ne peut exister un groupe de filles tricoté aussi serré. Pour moi, c’est une utopie.

Attention, je ne prétends pas ici que je n’ai jamais eu d’ami(e)s. Bon nombre sont passé(e)s dans ma vie. Mais aucun(e) n’y est resté(e). J’ai lu déjà, dans l’Ancien Testament, le verset suivant, tiré du livre des Proverbes (Pr. 18:24) :

Celui qui a beaucoup d’amis les a pour son malheur, Mais il est tel ami plus attaché qu’un frère.

Et c’est exactement ce que je ressens. Je donnerais ma chemise à celui ou celle qui a moins que moi, et je trouverais naturel de le faire. Si j’ai appris avec le temps que penser d’abord à soi-même est l’une des choses les plus importantes, je trouve toujours le moyen d’avoir du temps pour celui ou celle qui a besoin de moi. Et tout est bien comme ça, je ne m’en plains pas. La bonheur que j’éprouve à voir le plaisir et la joie chez l’autre le vaut amplement. Toutefois, quand je regarde derrière moi – et il faut dire ici que le chemin parcouru commence à être long, j’ai de la matière à études comparées – je note que, hormis Fabrice-qui-habite-loin, je n’ai aucun(e) ami(e) proche et de longue date. Tous ceux et celles qui ont pu un jour prétendre, à un moment ou un autre de mon existence, à l’appellation d’ami(e), de grand(e) ami(e), d’ami(e) que j’aime très, très fort, ont fini par prendre un tout autre chemin, et nous nous sommes perdus de vue. Et il y a celles à qui j’ai osé demander d’y mettre un peu du leur, parce que j’avais l’impression d’être toujours celle qui relance, et qui m’ont répondu en me reprochant de faire ce qu’elles faisaient elles-mêmes. Celles devant qui j’ai eu suffisamment confiance pour être moi-même et qui sont parties pour cette raison-là, après que je leur aie tenu la main dans leurs mauvaises passes. Celles qui se sont détournées quand elles ont réalisé que ce dans ce que j’avais à offrir, il n’y avait plus rien d’intéressant, ayant pris le meilleur dès le départ… Et il ya toutes ces personnes qui faisaient partie de ma vie, que j’appelais « ami(e)s », quand je suis devenue malade. De ceux-ci, aujourd’hui, il reste… Fabrice.

J’en ai parlé à quelqu’une qui m’offrait la sienne, d’amitié, sur un beau plateau brillant, une fois, qui est venue me l’offrir d’elle-même, parce qu’elle le voulait. Je lui racontais qu’à force de m’attacher à des personnes pour les voir disparaître avec un morceau de mon cœur quelque temps plus tard, j’ai fini par développer une méfiance, par me bâtir une carapace. Je prends quand on m’offre, et si moi j’offre beaucoup, je n’insiste pas quand on ne prend pas. Et je ne cours plus quand on a pris et qu’on est parti. J’appelle ça du sabotage inconscient (et surtout involontaire). Ce que le rejet et l’abandon, voulus ou non, peuvent faire comme ravages dans le cœur d’une petite fille, ça a des conséquences qu’on n’imagine pas. La blessure d’alors, elle redevient aussi vive quand la femme qu’elle est devenue revit l’abandon, le rejet. Et elle se dit alors : « Tiens, je vais m’asseoir ici, sur un beau banc de parc, et si quelqu’un vient m’y rejoindre, je lui souhaiterai la bienvenue. Et je l’accueillerai tant qu’elle voudra bien rester. Et si elle part, je ne la retiendrai pas car, qui suis-je pour prétendre avoir quoi que ce soit qui vaille qu’on demeure près de moi longtemps? » Avec le temps, elle a fini par se dire et croire que c’est ainsi que les choses sont et que plus vite elle acceptera, moins longtemps elle aurait de peine.

Monsieur Ciccone termine sa chanson-guimauve avec cet impératif : « Gardez vos amis. » Si quelqu’un a LA recette pour y parvenir, j’aimerais bien la connaître.

Pourquoi ce billet, aujourd’hui? Parce qu’il s’en trouve deux ou trois à qui j’ai vraiment, vraiment envie de faire une place dans mon cercle vide. Mais… cette question me hante toujours : combien de temps resteront-ils?

« Après tout, Internet est aux crétins ce que le miel est aux mouches. »

Richard Martineau, dans ce billet-là.

Je ne commenterai ni le sujet du billet, ni l’événement duquel il découle. Mais je dirais ceci : je ne sais pas pourquoi autant de gens le détestent.  Parce qu’il appelle un chat « un chat », et parfois un tas de merde, « tas de merde » et que ça en choque quelques-uns? Parce qu’il tape souvent en plein sur la tête du clou? Désolée pour ceux-là. Moi, c’est précisément pour ça que je l’apprécie!

J’ignore si ce concept a une application réelle ou non pour TOUS les humains.  Mais ce matin, la une des nouvelles du jour m’a fait tomber de ma chaise. 

Nathalie Morin, cette jeune femme qui ne peut quitter l’Arabie Saoudite parce que son mari l’en empêche, je la connais. Sa mère et moi avons été amies, juste après mon divorce, pendant quelques années, avant que nos chemins fassent en sorte que les liens se relâchent.  Je n’ai plus de nouvelles d’elle que sporadiquement, quand je croise son fils par hasard, de temps à autre. Mais cela ne m’empêche en rien d’avoir beaucoup de peine pour Nathalie, de compassion pour Johanne, et d’inquiétude pour la suite des événements.

Et je me sens impuissante à faire quoi que ce soit. Sauf une chose. Quand Chloé, la nièce d’Intellex, a eu à subir une opération, je vous avais demandé, à vous qui me lisez, d’inscrire une note à votre calendrier, d’avoir une pensée ou de laisser un mot chez Intellex pour la petite, pour lui apporter un peu de soutien.  Et c’est là que j’ai eu une preuve supplémentaire que la mobilisation, même passive, ça fonctionne.

Alors aujourd’hui, je fais de nouveau appel à vous.  Je vous demande dde mobiliser vos pensées/prières/ondes positives/appelez ça comme vous voulez mais ayez-en, pour Nathalie et ses deux petits garçons, pour Johanne, pour Dominique… Peut-être que si on est plusieurs à s’y mettre, les choses bougeront?  Pour ma part, pour en avoir vu se produire, je crois aux miracles.