Oui, je parle du prix de l’essence, et je sais que je ne suis pas la seule.  Si j’avais voulu me distinguer de la masse ce matin, c’est loupé, je sais ça aussi.  Mais j’ai dû m’arrêter pour mettre de l’essence dans le réservoir de ma voiture ce matin, le petit voyant de mon tableau de bord m’ayant gentiment indiqué que si je prenais le pont avant de visiter une station-service, je risquais d’aggraver les rapports de circulation radiophoniques.  Par curiosité, j’ai décidé de faire le plein plutôt que d’en mettre juste assez pour me rendre au travail et revenir. Je voulais savoir à combien me revenait un plein réservoir, voyez?

Cinquante-cinq dollars. Ciboire. C’est 10$ de plus que la dernière fois que j’ai fait le plein (d’habitude je mets 25$). Et la dernière fois en question date d’il y a deux semaines seulement. À la caisse du Ultramar, j’ai fait part de mon découragement à la préposée qui en avait entendu d’autres avant moi et qui n’a démontré aucune impatience. Et elle m’a fait cette intéressante réponse : « Vous savez qui part le bal, n’est-ce pas? Boycottez-les. Shell et Pétro-Canada sont toujours les premiers à hausser les prix, et nous, on finit par devoir les suivre; on n’a pas le choix. Remarquez le mardi matin : le prix à la pompe sera toujours plus élevé chez eux dès l’ouverture et nous, on le change plus tard en soirée. Il y a d’abord Shell, ensuite Pétro-Canada. Nous n’avons pas le choix de suivre, et après nous, ben, ce sont les indépendants. »

On a probablement tous reçu, à un moment ou un autre, la chaîne de mails qui nous exhorte à boycotter les stations-services pour une journée; à mon avis, cette mesure ne sert à rien, parce que les pétrolières savent très bien qu’une journée ne change rien. Tant qu’il y aura des automobiles, il y aura un besoin. Mais… si on ne s’approvisionnait que chez les petits indépendants? C’est une idée, comme ça…

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Dans un autre ordre d’idées, avant-hier matin, à l’intersection de Milan et Grande-Allée à St-Hubert, des policiers profitaient des feux rouges pour distribuer aux conducteurs un feuillet de promotion de la courtoisie au volant. Avec un questionnaire d’autoévalation au verso, intitulé « Quel type de conducteur êtes-vous? ». J’ai eu envie de faire ma petite part dans la campagne de sensibilisation et le partager avec vous. J’en profite pour vous poser une question : dans la mesure où ce questionnaire n’est partagé avec personne, quel degré de franchise utiliseriez-vous pour y répondre? Et cette initiative de la SAAQ, selon vous, est-elle efficace? 

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