Bloguer ou ne pas bloguer, pour certains, là est la question. Pour moi, elle ne se pose plus, j’aime écrire et quand je publie, c’est parce que j’ai envie de le faire. L’époque où je m’imposais d’écrire à tout prix, quitte à subir le syndrome de la page blanche est révolu, j’écris parce que j’ai quelque chose à dire (ou l’envie de le dire). Exit aussi les crises d’angoisses reliées directement au nombre de commentaires reçus. On me lit, on ne me lit pas, who cares, j’écris pour mon plaisir. Mais l’introspection étant une de mes activités fréquentes, je me pose quand même, de temps à autre, la question suivante : Stop, ou encore ?

D’un côté, Le voyou écrivait ceci hier :

« Ne pouvant s’empêcher de supporter une baisse d’achalandage, certains manifestent publiquement leur inquiétude sur leur blog (ce qui confirme l’important débalancement affectif de certains pour qui un commentaire reçu est interprété comme une raison d’exister), d’autres ralentissent leurs activités tandis qu’un nombre substantiel ferme carrément « la shop ».

Je ne m’en plaignerai (sic) pas car je rêve du jour où la plupart des blogs disparaitront (ce terme tranchant sous-entend positivement qu’à ce moment là, les auteurs des blogs en question auront compris qu’ils ne seront jamais des stars reconnues dans la rue). »

De l’autre, il y a Choco qui m’accorde une mention d’honneur (j’appliquerai le principe « donner au suivant » dans un prochain billet, promis). Et une collègue de travail que j’admire depuis que je la connais qui vient me dire, ce matin, qu’elle a lu le billet sur lequel je lui avais donné un lien, qu’elle a eu envie d’en lire davantage, que j’écris vraiment bien, que mes textes coulent bien et qu’on a envie d’en lire plus. (Encore là, certains diront que c’est personnel, comme avis, ce à quoi je répondrai que je suis d’accord – mais comme c’est à moi qu’elle s’adressait, j’ai accepté le compliment avec le feu aux joues – signe que je rougis – et un merci tout gêné).

Bref. Tout ça pour dire qu’en une matinée, j’ai eu deux fois plus de raisons de continuer que d’arrêter (même si le billet du Voyou n’était pas dirigé vers moi mais bien sur l’ensemble de la blogosphère, on prend toujours un peu pour soi, dans ce qu’on lit).

Z’êtes pris avec moi pour un autre tour, les amis…

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