septembre 2008


Depuis qu’on s’est modernisés à la maison et que nous avons pris illico au lieu de la télé numérique analogique, on a du choix à ne plus savoir qu’en faire, quand on veut regarder la télé.  Souvent c’est frustrant parce que sur 200 postes on trouve rien de bon, mais les samedis et dimanches soirs, je suis tombée sur une chaîne où ils nous passent des épisodes des saisons passées de CSI: Miami, en rafale, s’il vous plaît.  Je suis tombée dedans et je n’arrive plus à en sortir.  Rien à faire, c’est juste trop bon. Je sais que Z Télé passe la version en français, titrée « Les Experts », mais je préfère l’original.

Ce billet est totalement inutile, je le sais. Il n’encourage aucunement la culture d’ici, je le sais aussi. Est-ce que je me sens coupable? Pantoute. Parce que j’achète ma musique au lieu de la télécharger et quand je télécharge, c’est au moyen de cartes de musique prépayées; j’achète mes livres au lieu de les emprunter à la bibliothèque (oui, oui, la littérature d’ici comme celle d’ailleurs) et quand j’ai les moyens, je vais même au théâtre!!  Merci de réserver vos tomates pour une autre occasion.

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En tout cas, ça n’arrive pas qu’à lui. En sortant du travail, il y a un peu plus d’une semaine, j’ai eu la mauvaise surprise de constater qu’il n’y a pas que dans les stationnements de centres d’achats que les gens ne pensent pas plus loin que leur bumper. Avant de raconter, je tiens à préciser que je n’ai pas la virtuosité de Francis en matière de dessins (wink)… Mais j’ai un salsifi de bon appareil photo.

Donc.  Le matin, en arrivant au boulot, me voilà-ti pas toute heureuse d’être contente : il y a une place pour me garer dans la rue et, ô joie, juste avant le coin, ce qui m’évite de faire une @$&*£ de manoeuvre parallèle. Je me gare, et je m’assure de laisser suffisamment d’espace derrière moi pour que le conducteur de la voiture qui me suit n’ait pas à défigurer mon bumper arrière quand il ou elle partira. Me voilà donc tranquille pour la journée, qui s’annonce belle (je sais, il ne m’en faut pas beaucoup pour être heureuse). 

C’était sans compter sur la bêtise du conducteur. Celui de derrière s’est mis à cette distance : 

Derrière lui, environ 2 pieds et demi.  En principe, ce n’est pas tellement un problème, puisque j’étais la première avant le coin, right? Erreur! parce que devant, il y a celui-ci qui a eu la « brillante » idée suivante :

Il a fallu que je zigne au moins 20 minutes (chronométrées) juste pour arriver à sortir sans rien endommager!

Ma seule consolation, j’ai laissé un mot à la moto au scooter (aux soins de son propriétaire) pour lui dire ce que j’en pensais…  Ça commencait par : « Bravo, champion! »

Essentiellement, tenir un blogue, c’est vouloir avoir de l’attention. Quiconque nierait ceci tout en tenant un blogue serait en totale contradiction. Donc forcément, moi aussi j’ai besoin d’attention, je n’ai aucun mal à le reconnaître. Toutefois, je précise que je ne beurre pas plus épais que nécessaire, moi. S’il m’arrive de raconter que j’ai rencontré telle ou telle personne connue, c’est parce que j’ai quelque chose à en dire.  Je ne me contente pas de mentionner le fait juste pour le mentionner.  C’est la différence entre la personne qui a quelque chose à dire et celle qui veut absolument qu’on la remarque.  Et si ma vie vous semble ennuyeuse, vous savez quoi faire? Allez lire d’autres blogues, plus dignes de votre excellentissime intérêt, et oubliez l’url de celui-ci; cela ne me blessera ni ne me ravira – je n’en ai rien à cirer.

Billet sérieux, tout à coup. Ceux qui me connaissent en conviendront, cela ne me ressemble pas. J’ai habitué mon monde à moins de sérieux, avec cette boutade qui vient automatiquement en réponse à « Tu es tellement drôle, toi. » : « Que veux-tu, j’ai gaspillé mon capital sérieux quand j’étais malade – ce qui me reste, je le garde pour les occasions vraiment graves. » Evidemment, faire rire les autres, c’est valorisant. Tout le monde aime rire, et celui qui est à la source du rire des autres, il a le sentiment de leur avoir apporté un peu de joie.

Mais aujourd’hui, Dame Clown est triste. Et elle ne sait pas pourquoi. C’est comme ça, simplement. Elle s’est levée ce matin, s’est vue dans le miroir et n’a pas reconnu son reflet. Il y avait là quelque chose de brisé, sans qu’elle puisse dire quoi avec précision. Le cœur au bord des lèvres. Un feu glacé au ventre. Des larmes qui menacent à tout instant de déborder. Il ne faut surtout pas, elle ne saurait pas endiguer.

Elle aimerait bien en parler, mais… En parler à qui? Et parler de quoi, d’abord? La conversation ressemblerait trop à ceci :

– Mais qu’est-ce que tu as, aujourd’hui ?
– J’en sais rien. Fichtrement rien. J’feel pas trop, mais je ne sais pas pourquoi.
– Il s’est passé quelque chose, chez toi ?
– Non… tout le monde va, à part qu’Époux-Stouflant a officiellement fini de travailler depuis ce matin, mais quand on en parle, il dit que ça va, il ne semble pas le prendre trop mal… Coconut, lui, est enfin soulagé, il a enfin eu SA guit’ et il a ENFIN réintégré sa chambre d’ado, décorée aux couleurs qu’il a lui-même choisies…
– Et au travail?
– Ça va. Il me reste 6 mois à ce mandat, et je maîtrise assez bien mes tâches et dossiers.
– Famille?
– Rien à signaler.
– Ben, alors?

Justement, ben, alors? Je l’ai dit d’emblée, Dame Clown n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Et c’est son drame. Elle s’est beaucoup donnée aux autres, ces derniers temps, avec des trésors d’écoute, de disponibilité, de conseils ou même de simple compréhension quand il n’y avait rien à rajouter. Mais ceux-là ont encore besoin d’elle. L’heure n’est pas venue pour elle de rappeler l’ascenseur, du moins pas celui qu’elle a envoyé. Alors il lui reste… moins d’elle et rien de plus.

Elle sent qu’elle doit se détacher de quelque chose, mais elle ignore quoi. Ce qu’elle sait, toutefois, c’est que cette chose dont elle doit se détacher lui fera mal si elle ne le fait pas, et lui fera tout aussi mal si elle le fait. It’s a f***ing no-win, catch-22 situation. Alors aujourd’hui, elle se mettra en petite boule dans une coquille qui ne lui a plus servi depuis très longtemps et fermera derrière elle. Le temps de trouver, le temps de SE trouver. Dieu sait le bon, ou le mal, qu’elle y trouvera. Devant la coquille, son masque de femme sereine.

Et cette fichue grippe qui dure et perdure…

– 1 boîte et demie de papiers mouchoirs;
– 3 paquets de Halls mentho-lyptus
– 2 paquets de Fisherman’s Friend (ceux qui font fondre les plombages)
– 1 boîte de 20 comprimés Advil Rhume et Sinus (liquigel)
– Et là, j’entamme une bouteille de Robitussin…

Depuis samedi matin. Sti que j’suis tannée!

Mes acouphènes vont me rendre folle, aujourd’hui. Hier, ils m’ont tenue éveillée pendant un moment, ensuite c’est l’apnée qui s’est chargée de ne me faire dormir « qu’en surface ».  Je pense que je souffre d’A(pnée)-couphènes.

Il n’y a pas qu’à lui que ça arrive.  Je ferai un billet sur le sujet en fin de semaine.

Qui l’eut cru?  Je me suis inscrite à un cours de base en… assurances. Et ce n’est même pas pour me réorienter, mais il n’existe aucun cours de traduction sur le sujet. Et j’ai besoin de terminologie, mais j’ai surtout besoin de savoir de quoi je parle, quand je traduis un texte, au travail. Aux grands maux les grands remèdes. Le cours sera en français, et le livre en anglais. En espérant que mon cerveau ne boycotte pas ce qu’on essaiera de m’enseigner.

Demain soir, Mel et moi on s’en va casser les oreilles du peuple, dans un bar karaoké de l’est de Montréal.  S’il se trouve des volontaires pour venir prendre un verre avec nous et peut-être même en rajouter au niveau vocal, mon mail est dans le haut de mon menu de droite.

À partir de ce soir, c’est le 6e Int’l Art Tatoo Montreal Convention.  Si j’ai une chance de faire retoucher ma dernière folie (ratée), clair que je vais sauter sur l’occasion. Des photos s’en viennent!

Parlant de photos, je vais bientôt vous dévoiler le repère secret d’où je vous écris le plus souvent. Parce que j’ai promis à Matoue.

Ça fait que… c’est ça.

Drôle de titre?  Il se trouve que, sans s’être consultées, Maman et sœurette ont toutes les deux choisi de m’offrir des boucles d’oreilles pour mon anniversaire. Une paire, achetée en Alaska, sertie de quartz noirs et d’une agate rose. Une autre paire, provenant de la côte Est de nos voisins d’en-dessous. Qui m’ont toutes deux fait un plaisir immense! 

J’aurai les oreilles nord-sud cette saison.  Si quelqu’un n’a pas le câble, je pourrai peut-être venir m’asseoir sur sa télé…

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