octobre 2008


Est-ce que c’est moi qui suis à côté de la track, ou bien Madame James a viré son capot de bord? Parce que la semaine dernière, il n’était plus question d’obliger les immigrants à apprendre le français, et ce matin, on nous annonce qu’ils devront, avant même d’arriver au Québec, « signer une déclaration démontrant qu’ils comprennent les valeurs du Québec, une société libre et démocratique où les hommes et les femmes ont les mêmes droits et où le français est la langue officielle » en plus de devoir commencer à apprendre le français AVANT de quitter leur pays.

Remarque, je trouve que c’est une très bonne nouvelle. Mais pour finir, ne valait-il pas mieux commencer par cette mesure, plutôt que d’avoir l’air de vouloir sauver la face en l’adoptant? 

Et question à 100 $ : est-ce que ça aurait un quelconque rapport avec la tenue possible d’élections en décembre?

AJOUT : On nous promettait de plus amples détails… L’article est ici. Pas grand-chose de plus, si ce n’est qu’on nous dit que « les immigrants devront suivre une séance d’information sur les valeurs communes du Québec » et que, selon Yolande James, « l’immigration n’est pas un droit, mais un privilège (…) il faut informer les immigrants sur les valeurs du Québec pour qu’ils puissent faire un choix éclairé avant de venir s’installer ici; (…) si la personne ne veut pas signer et s’engager (à respecter les valeurs du Québec), elle ne pourra pas venir. » Et juste comme on s’apprête à croire que, peut-être, cette mesure pourrait être une excellente chose, on a une magistrale leçon sur l’art de se tirer dans le pied; la conclusion de l’article se lit comme ceci : « En cas de bris de contrat, l’immigrant ne pourra cependant pas être renvoyé dans son pays d’origine puisque aucune coercition ne sera exercée. » 

C’était trop beau. Madame James, n’oubliez pas de le mentionner aux candidats à l’immigration, surtout. Comme ça, ils accepteront de signer un engagement factice qui n’a pour objectif que de contenter messieurs Bouchard et Taylor en leur montrant qu’on peut dépenser des sous et gaspiller du papier afin de recueillir des signatures qui, en fin de compte, ne vaudront même pas le papier sur lequel elles seront apposées…

…j’ai le droit de chiâler quand ça fait pas mon affaire.

Ajouter l’insulte à l’injure :

Mam’ Thibault, l’ex-titulaire de cette onéreuse inutilité qu’est le poste de lieutenante-gouverneure, n’a vraiment pas compris pourquoi elle doit venir témoigner devant l’Assemblée nationale. Son avocat a écrit ce touchant passage dans une lettre adressée au gouvernement : « Mme Thibault, comme vous le savez, ne pouvant se déplacer par ses propres moyens, et ne bénéficiant d’aucune assistance pour la période prévue relativement à son témoignage, pouvez-vous m’indiquer quels moyens vous entendez prendre pour assurer son transport ainsi que son hébergement à la veille de son témoignage? » (arrêtez, je vais pleurer…)

Aucune assistance. Ciboire. Ce n’est pas comme si elle était sur le point de devoir quêter aux coins Berri/Viger, pour boucler ses fins de moi, me semble… Au moins, cette réponse qu’on lui a faite me redonne un peu foi au gros bon sens.

Voilà pourquoi il ne fallait pas élire les conservateurs en majorité!

(et pendant ce temps-là, une mère monoparentale qui désire suivre un cours pour s’assurer d’un emploi stable et ne plus jamais avoir besoin de recourir à l’aide sociale pour donner toutes les chances d’un meilleur avenir à ses enfants se fait répondre qu’on ne peut rien pour elle…)

Kill French, damnit!!

Belle initiative de notre merveilleux gouvernement. Après avoir :

  • maintenu en place une réforme de l’éducation qui enseigne aux enfants à lire avec des pictogrammes et changé la grammaire au point qu’ils en abandonnent l’étude dès la première occasion parce que « c’trop dur, man, c’po hot pantoute »;
  • toléré l’affichage en anglais en dépit de la loi 101 pour décorer notre paysage commercial de Future Shop, Home Depot, Best Buy, Walmart, et autres :

Voilà-ti pas que « Québec n’obligera pas les candidats immigrants à apprendre le français ». « Tout au plus cherchera-t-on à les inciter à se familiariser avec la langue officielle du Québec, alors qu’ils sont encore dans leur pays », sous prétexte que « le bassin de francophones sur la planète est trop limité ».

Excellent argument, votre honneur. Il ne sert à rien de se battre pour la langue française, puisque de toutes manières, il y a de moins en moins de gens qui la parlent; laissons-la donc crever et, du même mouvement, laissons-nous assimiler. D’autres l’ont fait avant nous, après tout… « Je pense qu’il faut être réaliste face à la situation dans le monde », dit Yolande James, qui rajoute, « Le plus tôt qu’on agit (sic) dans (re-sic) le processus, le mieux c’est », démontrant ainsi qu’on peut occuper un poste de ministre tout en ne maîtrisant aucune des règles les plus élémentaires de grammaire…

…Des pictogrammes, bordel !!!

La nuit dernière, je l’ai passée à rêver que je n’arrivais pas à m’endormir. Comme si c’était vrai : même lit, même décor, Époux-Stoufflant à côté de moi et Muscade-la-chatte à mes pieds. Pas surprenant que je sois encore fatiguée, ce matin… Pis le maudit trafic qui décide de s’en mêler – c’est juste de la pluie, viarge, ça va être quoi quand il va neiger?  Crimme je suis à la veille d’être obligée de partir de chez nous avant de me lever, le matin!!

Toujours dans le même dossier « dodo », mon diagnostic d’apnée du sommeil est confirmé. Degré modéré. Je vais donc devoir me procurer, pour une modique somme variant de 1700 à 2000 beaux dollars, une machine CPAP (qui donnera à Époux-Stoufflant l’impression de dormir avec Darth Vador).  Heureusement, les assurances en couvrent 80 %. Le doc m’a affirmé que mon niveau d’énergie remonterait de façon plus ou moins spectaculaire. En tout cas, je vais recommencer à dormir, pour vrai. Faut d’abord que je revoie le pneumologue, pour les démarches.

À suivre.

1, 2, 3, 4, 5… Dès le premier jour des cinq premières années, tu as été mon petit ange, la réponse à ma plus instante prière, le plus beau cadeau qui m’ait été offert par Dieu, mon bébé. À partir de l’instant où j’ai su que tu venais et pendant ces mois d’attente, j’ai su que tu changerais ma vie. Et c’est ce que tu as fait. Tes sourires si fréquents, tes rires qui ont été une musique à mes oreilles, tes grands yeux pers, ton babil, puis tes mots, puis tes phrases, tout ce qui fait que tu existais, que tu étais toi, m’ont fait grandir, et m’ont fait atteindre ce bonheur qu’on ne connait que lorsqu’on touche enfin ce qu’on a désiré longtemps… J’ai assisté à tes premiers mots, ri de tes trouvailles, me suis émerveillée de ta soif de tout savoir et tout comprendre; tu m’as émue quand tu as compris et accepté la période où on est passés ensemble d’une famille à juste nous deux. Quand l’homme qui deviendrait ton beau-père t’a demandé : « Dis, est-ce que tu sais que je l’aime, ta maman? », tu lui as répondu « Ben, oui! » comme s’il s’agissait d’une évidence depuis longtemps, pour toi. Et cette facilité que tu as depuis toujours à te faire aimer de tous, ne fait que confirmer que j’avais raison de croire que tu étais un petit bonhomme d’exception. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

6, 7, 8, 9, 10… Et puis, tu as commencé l’école, mon petit garçon. Tes professeurs ne tarissaient pas d’éloges à ton endroit, tu t’es fait de nombreux nouveaux amis, ensuite tu as réagi comme un grand face à un school bully qui t’intimidait; pas un instant tu n’as pensé que c’était faible de demander l’aide des grandes personnes. Quand j’ai connu le pire tu étais souvent là pour me regarder le plus sérieusement du monde et me dire, pendant une crise de panique : « Respire, douuuucement, Maman. Fais comme moi : ffffffffffffffffffff ». Sans le savoir, tu as été celui qui m’a sauvé la vie pendant toute cette sombre période. Tu étais mon trésor, mon phare, LA raison pour laquelle il fallait que je m’accroche. À l’aube de ton dixième anniversaire, nous avions une nouvelle maison, tu fréquentais une nouvelle école et encore, cette aptitude à te faire des amis, ce don que tu as de te faire aimer ont fait en sorte que tout le monde t’appelait « son meilleur ami ». Et je te regardais, et je me demandais si un jour mon cœur n’exploserait pas, à force de contenir cette fierté que j’éprouvais pour toi. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

11, 12, 13, 14… Tu as vécu tes premières grosses déceptions au cours de ces années-là, mon ado-naissant. J’ai du te regarder, impuissante, te battre contre ton cœur. Il m’a fallu te regarder pleurer et sentir mon ventre se déchirer, se remplir de révolte contre celui qui te causait autant de chagrin, et me contenter d’être là, de te tenir la main et de t’écouter. Et tu as surmonté cette peine comme le champion que tu as toujours été. Tu t’es découvert des goûts bien à toi, des talents que tu exploites de manière grandiose; tes liens d’amitié avec les autres se sont noués, défaits, renoués selon l’évolution de tes goûts et de ton caractère. Tu as connu ton premier « vrai » amour, et tu avances vers cette vie qui est la tienne, grand, solide, avec confiance en tes moyens, et tu sais que derrière toi, il y a moi, celle qui t’a mis au monde et qui n’en finit plus d’exploser de fierté, mon grand garçon. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

15 ans. C’est l’âge que tu as aujourd’hui. Mon bébé, mon petit garçon, mon ado-naissant, mon grand garçon… mon fils. Si je pleure un peu en écrivant ceci, sache que mes larmes sont faites de fierté. Elle a toujours marché main dans la main avec l’amour que j’ai pour toi, ma fierté. Oh, bien sûr, tu as aussi eu tes moments moins roses, on a eu nos chicanes, nos différends… La vie n’est pas que rose, ou toute blanche, ou toute noire. Je t’ai appris et je continuerai de t’apprendre ce que je sais, ce que je considère comme important. Mais sache, mon fils, que tu m’as fait grandir, toi aussi. À chaque jour. Et je sais qu’ensemble, on grandira encore, tous les deux. Tu sais combien je t’aime, combien je suis fière de toi, parce qu’aucun jour ne se passe sans que je te le dise au moins une fois. Mais aujourd’hui, particulièrement, je voulais te le dire, une fois de plus : tu es mon ange, mon trésor. Je t’aime, et je t’aimerai toujours, de cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force.

Bon anniversaire, mon grand garçon. Tu es toute ma fierté.

Un petit, tout petit courriel, lundi matin. Deux phrases, pas plus.

Mais les deux phrases en question viennent d’un auteur, un vrai de vrai, un qui a pondu des tounes (dont une en particulier) qui m’ont sciée en deux, un qui écrit ses romans avec ses tripes et qui doit me lire, parce que c’est ici qu’il a pris mon adresse.

Je lui ai répondu pour lui dire tout le plaisir qu’il m’a fait. « Cool », a-t-il répondu. Maintenant, il sait que je l’aime beaucoup.

Et moi, j’en reviens toujours pas.

À toute personne ayant atteint l’âge de 18 ans et ayant le droit de vote :

LE DROIT DE VOTER EST UN PRIVILÈGE, VOTEZ AUJOURD’HUI.

Ne pas vous prévaloir de votre droit de vote, surtout aujourd’hui, augmente nos chances d’avoir un gouvernement majoritaire dirigé par un redneck extrémiste et dangereux, qui veut museler la presse et les artistes (toutes catégories confondues), écraser les droits des femmes, les droits de la jeunesse et agir comme le dictateur qu’il est, en toute liberté.  C’est mon cri du coeur, aujourd’hui : VOTEZ!  Votez stratégiquement. Bloquez la route aux conservateurs vers une majorité. Notre démocratie en dépend.

C’est une lettre publiée dans la page des opinions du journal Le Canada français, publié dans ma région, et c’est un certain Stéphan Giroux qui la signe.  Je ne souhaite absolument pas suggérer à qui que ce soit pour qui voter. Non, j’ai plutôt envie de dire aux gens pour qui NE PAS voter.  Ce monsieur Giroux l’a écrit tellement mieux que je n’aurais pu le faire, alors… Voici.

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