1, 2, 3, 4, 5… Dès le premier jour des cinq premières années, tu as été mon petit ange, la réponse à ma plus instante prière, le plus beau cadeau qui m’ait été offert par Dieu, mon bébé. À partir de l’instant où j’ai su que tu venais et pendant ces mois d’attente, j’ai su que tu changerais ma vie. Et c’est ce que tu as fait. Tes sourires si fréquents, tes rires qui ont été une musique à mes oreilles, tes grands yeux pers, ton babil, puis tes mots, puis tes phrases, tout ce qui fait que tu existais, que tu étais toi, m’ont fait grandir, et m’ont fait atteindre ce bonheur qu’on ne connait que lorsqu’on touche enfin ce qu’on a désiré longtemps… J’ai assisté à tes premiers mots, ri de tes trouvailles, me suis émerveillée de ta soif de tout savoir et tout comprendre; tu m’as émue quand tu as compris et accepté la période où on est passés ensemble d’une famille à juste nous deux. Quand l’homme qui deviendrait ton beau-père t’a demandé : « Dis, est-ce que tu sais que je l’aime, ta maman? », tu lui as répondu « Ben, oui! » comme s’il s’agissait d’une évidence depuis longtemps, pour toi. Et cette facilité que tu as depuis toujours à te faire aimer de tous, ne fait que confirmer que j’avais raison de croire que tu étais un petit bonhomme d’exception. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

6, 7, 8, 9, 10… Et puis, tu as commencé l’école, mon petit garçon. Tes professeurs ne tarissaient pas d’éloges à ton endroit, tu t’es fait de nombreux nouveaux amis, ensuite tu as réagi comme un grand face à un school bully qui t’intimidait; pas un instant tu n’as pensé que c’était faible de demander l’aide des grandes personnes. Quand j’ai connu le pire tu étais souvent là pour me regarder le plus sérieusement du monde et me dire, pendant une crise de panique : « Respire, douuuucement, Maman. Fais comme moi : ffffffffffffffffffff ». Sans le savoir, tu as été celui qui m’a sauvé la vie pendant toute cette sombre période. Tu étais mon trésor, mon phare, LA raison pour laquelle il fallait que je m’accroche. À l’aube de ton dixième anniversaire, nous avions une nouvelle maison, tu fréquentais une nouvelle école et encore, cette aptitude à te faire des amis, ce don que tu as de te faire aimer ont fait en sorte que tout le monde t’appelait « son meilleur ami ». Et je te regardais, et je me demandais si un jour mon cœur n’exploserait pas, à force de contenir cette fierté que j’éprouvais pour toi. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

11, 12, 13, 14… Tu as vécu tes premières grosses déceptions au cours de ces années-là, mon ado-naissant. J’ai du te regarder, impuissante, te battre contre ton cœur. Il m’a fallu te regarder pleurer et sentir mon ventre se déchirer, se remplir de révolte contre celui qui te causait autant de chagrin, et me contenter d’être là, de te tenir la main et de t’écouter. Et tu as surmonté cette peine comme le champion que tu as toujours été. Tu t’es découvert des goûts bien à toi, des talents que tu exploites de manière grandiose; tes liens d’amitié avec les autres se sont noués, défaits, renoués selon l’évolution de tes goûts et de ton caractère. Tu as connu ton premier « vrai » amour, et tu avances vers cette vie qui est la tienne, grand, solide, avec confiance en tes moyens, et tu sais que derrière toi, il y a moi, celle qui t’a mis au monde et qui n’en finit plus d’exploser de fierté, mon grand garçon. Et cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force…

15 ans. C’est l’âge que tu as aujourd’hui. Mon bébé, mon petit garçon, mon ado-naissant, mon grand garçon… mon fils. Si je pleure un peu en écrivant ceci, sache que mes larmes sont faites de fierté. Elle a toujours marché main dans la main avec l’amour que j’ai pour toi, ma fierté. Oh, bien sûr, tu as aussi eu tes moments moins roses, on a eu nos chicanes, nos différends… La vie n’est pas que rose, ou toute blanche, ou toute noire. Je t’ai appris et je continuerai de t’apprendre ce que je sais, ce que je considère comme important. Mais sache, mon fils, que tu m’as fait grandir, toi aussi. À chaque jour. Et je sais qu’ensemble, on grandira encore, tous les deux. Tu sais combien je t’aime, combien je suis fière de toi, parce qu’aucun jour ne se passe sans que je te le dise au moins une fois. Mais aujourd’hui, particulièrement, je voulais te le dire, une fois de plus : tu es mon ange, mon trésor. Je t’aime, et je t’aimerai toujours, de cet amour qui coule comme un torrent de mon cœur au tien et qui me revient avec autant de force.

Bon anniversaire, mon grand garçon. Tu es toute ma fierté.

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