mercredi 3 décembre 2008


À l’émission Tout le monde en parle de dimanche du trente novembre dernier, léger malaise sur le plateau, causé par le lutteur Jacques Rougeau qui a dit à Victor Lévy-Beaulieu de « changer sa manière de parler et de se raser ».  Richard Therrien, de La Presse en parle ici. Je vous suggère d’ailleurs d’aller lire son billet pour avoir tout le contexte, pour ceux qui n’auraient pas regardé l’émission.

Personnellement, j’ai lu quelques oeuvres de VLB et regardé quelques épisodes de ses téléromans (merci ARTV), qui m’ont laissée tiède. Je comprends pourquoi il a eu le succès qu’il a eu, mais moi, les histoires qui tournent souvent autour de l’inceste et la sur-utilisation des expressions colorées de Trois-Pistoles, surtout par des comédiens dont il est clair qu’ils se forcent pour imiter l’accent du bas du fleuve… bof.  Mais même si ce qu’il écrit ne me fait pas vibrer, personne ne me fera jamais dire que le bonhomme n’est pas entier, lui-même, engagé, authentique et assumé; d’ailleurs la réponse qu’il a faite à Jacques Rougeau le prouve.  Et juste ça, ça force le respect, ou du moins ça devrait. Ce qu’on fait, c’est une chose, ce qu’on est en est une autre.

Quand je lis un blogue ou juste un billet sur un blogue, qu’il soit écrit par un journaliste ou par monsieur ou madame Tout-le-monde, j’aime lire les commentaires.  C’est aussi distrayant, voire instructif, que le billet même. Suite au billet de Richard Therrien auquel je fais référence, un commentateur (almartin83), a écrit ceci :

VLB a bien géré la flèche inattendue de Rougeau en lui répondant diplomatement. On est loin de Christian Mistral ou autre personne qui aurait fulminé. Pour cela je félicite VLB, même en étant bouillant de nature il a su garder son calme. Il y a eu un petit malaise en studio mais j’ai aimé cette réplique.

C’est à ça que je veux réagir. Oui, Mistral est flamboyant, et non, il ne mâche pas ses mots. Mais c’est quoi le rapport?  On parlait de VLB, là, pas de Mistral. La remarque avait pour but de souligner l’attitude gagnante de VLB ou bien c’était juste un prétexte pour éclabousser Mistral parce qu’il ne l’aime (probablement) pas? Puis-je quand même mentionner ici que lorsque Mistral a été invité à TLMEP, il a été authentiquement lui-même (je sais, c’est un pléonasme) lui aussi, qu’il s’est fait poser des questions qui auraient pu le faire sortir de ses gonds et qu’il ne l’a pas fait? C’est quoi, cette manie qu’on a tous à vouloir bitcher à la première occasion et quand l’occasion ne se présente pas, de la créer?

C’est vrai que j’aime Mistral. Malgré la réputation qu’on tient à lui faire, malgré l’image de bad boy qu’on lui accole souvent. Est-il vraiment un si mauvais garçon? Peut-être, peut-être pas; je ne connais de lui que le personnage public et ce qu’il veut bien révéler de sa personne quand il écrit. Mais il se tient debout pour ce en quoi il croit, quand il manque de tact ou d’élégance il l’assume totalement – heck, parfois il l’annonce d’avance. Et je dois le reconnaître, je suis jalouse du talent qu’il a de manier le verbe avec autant d’adresse, même quand c’est pour envoyer chier. J’aurais probablement réagi de la même manière au commentaire de m’sieur chose s’il avait visé quelqu’un d’autre, mais bon. Pour moi, Mistral, c’est Mistral.

C’est pour ça que son Scrapbook s’en va dans mon blogroll. Il était temps que je le fasse.

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Pour la première fois en… je ne sais plus combien de temps, j’ai dormi, pendant sept heures au cours desquelles mon cerveau s’est mis en mode shut-off. 

Le pneumologue me l’avait bien dit, que verrais une différence tout de suite, mais sincèrement, j’y croyais plus ou moins. Sauf que ce matin, après avoir éteint la sonnerie du réveil, j’ai fait comme d’habitude et j’ai reposé ma tête sur mon oreiller pour « juste quelques minutes de plus, » et puis… j’ai réalisé que je n’avais plus sommeil. Bien réveillée.

Le véritable test était cependant à venir.  C’est sur la route entre chez-moi et Montréal pour me rendre au travail que verrais vraiment si j’étais plus reposée. Et en effet, je n’ai pas eu à combattre pour garder les yeux ouverts! J’ai conduit sans inquiétude, sans être dangereuse, comme cela devrait toujours être le cas. Plus besoin de garder la température de l’habitacle au froid pour demeurer réveillée. C’est dire à quel point ça compte! J’ose à peine imaginer ce que ce sera, quand mon niveau d’énergie remontera à son niveau normal…

Mille neuf cent-quelques dollars bien investis. Ma santé et la vie des autres, ça n’a pas de prix.