janvier 2009


Mon mandat de travail actuel tire à sa fin. Comme Époux-Stouflant a rejoint la masse des chômeurs, il est clair que je dois absolument trouver un autre emploi le plus vite possible de manière à terminer à un endroit et commencer à un autre la semaine suivante. J’ai donc déjà commencé à faire de la recherche active parce que deux mois pour trouver un emploi intéressant, ce n’est pas trop tôt. Point positif, il semble que mon curriculum vitae soit « winner », parce qu’en quatre offres de services envoyées, j’ai été convoquée à une entrevue pour trois des postes affichés. Et c’est la que les maux de tête commencent…

Le premier poste comprend une description de tâches complètement différente de ce que j’ai fait à ce jour, mais on pense manifestement que je suis en mesure de faire le travail. Ce poste implique des voyages aux États-Unis et dans l’Ouest canadien, à raison de 7 à 11 fois par année.

Le deuxième poste est exactement ce que je fais actuellement, mais pour une entreprise d’envergure, au rayonnement international, solidement établie dans le milieu culturel et artistique au Québec. Les proches qui savent de quelle entreprise il s’agit m’ont tous dit « Woaw, ça serait cool! J’te vois bien là, moi! »

Le troisième poste est un peu plus low profile, mais tout aussi intéressant – adjointe administrative, toujours, pour une firme d’ingénieurs sur la Rive-Sud. Pas de pont à traverser.

J’ai encore toutes mes chances pour le poste 1. J’ai eu une 2e entrevue pour le poste 2. Je suis conviée à une première entrevue pour le poste 3.

À supposer que mes chances soient assurées aux trois endroits… c’est là que le questionnement se complique. Les voyages, les artistes, ou les ingénieurs?

L’œuf ou l’enveloppe?

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Est-ce que ça ne vous dirait pas, quand vous écrivez (que ce soit en commentaire ou en blogue), d’arrêter de massacrer ma langue (la mienne, la vôtre, la nôtre)? Évidemment, je pense aux fautes d’orthographe, aux fautes d’accord des adjectifs et surtout – surtout! – aux fautes d’accord des participes passés (un dictionnaire et un Bescherelle 1 : L’art de conjuguer, ça devrait être aussi essentiel à côté d’un ordinateur qu’un grille-pain ou un téléph0ne dans une maison); mais je fais aussi référence à la cohérence.  Par exemple, si, en écrivant un texte, vous commencez au présent de l’indicatif, pour continuer au paragraphe suivant au passé simple de l’indicatif et ensuite utilisez l’imparfait du même mode pour revenir au présent, il vient un moment (assez rapide, je dirais) où on je décroche.  Comme il n’y a rien de plus efficace que l’illustration, voici un exemple à ne pas suivre (j’ai tronqué une grosse partie du texte pour des raisons d’espace et aussi pour « anonymiser » l’auteur; chaque paragraphe en est un réel dans le texte d’origine) :

L’envie d’aller me promener (…) me séduisit, poussé par (…). J’arrive donc autour de …

Sans avoir d’itinéraire précis, je laissais (…), et suivis finalement … J’arrivais logiquement à… Parce que j’aime (…), je fus véritablement tenter d’aller…

Je continue mon chemin (…). L’entrée était (…). Après (…), j’ai remonté l’allée…

Je reprends contact… Je décidai donc de me diriger vers…

Je suis rentré dans ce resto…

À la limite, ça ne vous tenterait pas d’écrire votre  billet en Word et passer le dictionnaire dessus? Ce dernier ne corrigera pas les fautes de cohérence dans les temps de conjugaison, mais déjà, ça éliminerait les fautes et les coquilles… ‘Savez, un texte bien écrit, c’est un peu comme une carte d’affaires : si on m’en présente une sale et chiffonnée, elle se ramassera dans le fond de ma poche et dans une poubelle à la première occasion. Quand on veut communiquer par l’écrit, c’est la même chose : un texte bourré de fautes, c’est comme une carte d’affaires sale : on n’y porte attention que pour remarquer ce qui ne va pas, et on ne s’y attarde pas.

Rendez-vous donc service…

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L’anecdote qui suit est réelle, même les noms sont restés inchangés.

20 h 30  hier soir, Époux-stouflant et moi étions sur le canapé, lovés l’un contre l’autre, à regarder un DVD quand le téléphone s’est mis à sonner.

Moi (après avoir remarqué que l’afficheur indiquait « Bell Canada » : Allô?
Voix masculine avec un accent : Bonsoir, est-ce que je peux parler avec Monsieur Époux-stouflant ?
Moi : Vous parlez avec sa femme, je peux vous aider ?
VMAUA : Bonsoir, vous allez bien ?
Moi : Oui, merci. (Notez ici que je n’ai pas retourné la question, air bête que je suis.)
VMAUA : En fait je vous téléphone parce que vous ne faites plus partie de la liste des clients de Bell…
Moi : Il était temps que vous vous en rendiez compte, notre changement de fournisseur date de 2002.
VMAUA : Bell Canada aimerait vous compter à nouveau parmi sa clientèle.
Moi : Non, merci, nous ne sommes pas du tout intéressés.
VMAUA : Même si je vous dis que nous avons les meilleurs tarifs sur le marché?
Moi : Ça, ça me surprendrait ben gros.
VMAUA : Je vous assure, nous avons vraiment les meilleurs tarifs…
Moi (sans le laisser terminer sa phrase) : Écoutez, dès le premier mois avec l’autre fournisseur, nous avons noté une économie mensuelle de 55 $ sur notre facture de téléphone. Et d’ailleurs, même si vous disiez vrai, ce que je ne crois pas, j’ai une autre raison majeure de ne plus vouloir faire affaires avec Bell : l’attitude non professionnelle de leurs agents au service à la clientèle. Quand on doit les appeler, ils sont soit arrogants, soit bêtes comme leur pieds ou alors ils rient carrément de nous à notre face.
VMAUA : Je suis désolé de ça, Madame, mais moi je travaille au département des promotions, pas au service à la clientèle.
Moi : Et alors? Une fois que j’aurai accepté votre offre, avec qui croyez-vous que je devrai me pogner au téléphone?
VMAUA (tentant de reprendre le contrôle de son pitch de vente) : Mais comme nous avons les meilleurs tarifs, et les meilleurs offres pour vous, avec des cadeaux…
Moi : Ça. Ne. Nous. Intéresse. Pas.
VMAUA : Mais je vous le fais sans contrat de durée minimale…
Moi : C’eeeeeeest ça. Et dans six mois, quelqu’un va changer en catimini le tarif sur ma facture et si j’ai le malheur de ne pas y voir de trop près, je vais me faire avoir, comme lorsqu’ils nous ont imposé des frais de 5 $ par mois pour un service qui était gratuit auparavant et que nous n’avions pas demandé , sans avertir et  c’est nous qui avions dû nous taper toutes les démarches pour le faire enlever de notre compte… Si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas), Bell Canada est une compagnie qui se contre-câlice de sa clientèle, tant que l’argent rentre. Il y en a même un qui a ri en pleine face de ma mère, quand elle a changé de fournisseur d’interurbains, en lui répondant que dans quelques mois ce serait elle qui vous supplierait de la reprendre comme cliente. Pardonnez-moi, mais l’argent qu’on gagne, c’est nous qui décidons ou on le met, et nous n’allons certainement pas recommencer à encourager une entreprise qui nous traite avec aussi peu de respect. Ceux avec qui nous sommes en ce moment, au moins quand je les appelle, je reçois un petit truc tout simple qui fait toute la différence; on appelle ça de la courtoisie.
VMAUA : Comme je vous ai dit, Madame, je suis désolé que vous ayiez eu une mauvaise expérience, mais les choses ont changé…
Moi (éclatant d’un grand rire sarcastique) : Moi aussi je suis désolée, mais je ne vous crois pas pantoute.
VMAUA : Je suppose que c’est Vidéotron, votre founisseur?
Moi : Je n’ai pas à vous dire qui c’est, mais on est satisfait des services qu’on a.
VMAUA : Et vous allez faire quoi, le jour où il sera trop cher? Vous allez changer pour avoir moins cher, non? Peut-être que vous voudrez revenir avec nous…
Moi : SI un jour ça se produit, j’aviserai à ce moment-là. On se grattera quand ça piquera – pour le moment, ça ne pique pas.
VMAUA : Madame, je suis prêt à vous donner un an à notre tarif de promotion avec un mois gratuit.
Moi : Non, merci.
VMAUA : Bon je suis désolé. Bonne soirée.
Moi : Bonsoir.

En raccrochant j’ai eu une sensation rare : celle d’avoir cloué le bec du représentant d’une compagnie que j’avais envie d’envoyer chier promener depuis trop longtemps. Et vous savez quoi?

MAUDIT QUE ÇA FAIT DU BIEN!!

Tiens. Moi non plus je n’en ferai pas.

Je ne sais pas ce qui se passe. Étrange, au moment ou le monde entier se comporte comme si la planète était au mieux de sa forme, dirigeant son regard vers un pays où on est convaincu que le messie arrive aujourd’hui, porté par un optimisme presqu’irréel (et je comprends bien pourquoi), moi je me sens… rien. Vraiment.

Pas optimiste, pas pessimiste; contente de voir que les amerloques ont évolué au point d’élire un président noir, ce qui représente pour eux un pas de géant, mais… j’ai le sentiment qu’une fois la poussière retombée, tous les produits dérivés de l’ObaMania finiront éventuellement dans de quelconques ventes de garage, à l’instar des lampes en forme d’Elvis.

Ne vous méprenez pas, je suis convaincue qu’il sera un meilleur président que celui qu’il remplace (pas difficile, comme l’a dit ce blogueur chez cet autre blogueur, même « un cône jaune-orange » ferait mieux) et je comprends et appuie l’enthousiasme des noirs du monde entier. Mais…

Mais Barack, c’est le président des ÉTATS-UNIS. Pas le président de tous les noirs du monde. Et pas le Messie non plus. Oui, il représente un changement – un très heureux changement – j’en conviens. Mais son programme, les lois que son administration établira, les mesures qu’il prendra, c’est aux États-Unis qu’il faut vivre pour qu’elles s’appliquent à vous. Le type avec qui je parlais au moment de son élection, africain d’origine et résidant à Laval, qui appelait Obama « My President », jamais les politiques d’Obama ne le toucheront. À moins qu’il déménage et change de pays.

Probablement que ce billet détonne, aujourd’hui, parce que tout le monde n’en a que pour les États-Unis. Oui, une page d’histoire importante s’écrit aujourd’hui. Et il importe de le souligner. Mais j’ai comme un petit peu hâte que tout le monde en revienne, parce que là, à force de voir des produits dérivés qui vont jusque-là, j’ai l’impression que je vais me tanner d’en entendre parler et de le voir partout, aussi assurément que je ne suis plus capable de piffer Céliiiiiine…

Moi je préfère porter mon masque que de mourir prématurément.

L’image provient de PostSecret.

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