Je ne sais pas ce qui se passe. Étrange, au moment ou le monde entier se comporte comme si la planète était au mieux de sa forme, dirigeant son regard vers un pays où on est convaincu que le messie arrive aujourd’hui, porté par un optimisme presqu’irréel (et je comprends bien pourquoi), moi je me sens… rien. Vraiment.

Pas optimiste, pas pessimiste; contente de voir que les amerloques ont évolué au point d’élire un président noir, ce qui représente pour eux un pas de géant, mais… j’ai le sentiment qu’une fois la poussière retombée, tous les produits dérivés de l’ObaMania finiront éventuellement dans de quelconques ventes de garage, à l’instar des lampes en forme d’Elvis.

Ne vous méprenez pas, je suis convaincue qu’il sera un meilleur président que celui qu’il remplace (pas difficile, comme l’a dit ce blogueur chez cet autre blogueur, même « un cône jaune-orange » ferait mieux) et je comprends et appuie l’enthousiasme des noirs du monde entier. Mais…

Mais Barack, c’est le président des ÉTATS-UNIS. Pas le président de tous les noirs du monde. Et pas le Messie non plus. Oui, il représente un changement – un très heureux changement – j’en conviens. Mais son programme, les lois que son administration établira, les mesures qu’il prendra, c’est aux États-Unis qu’il faut vivre pour qu’elles s’appliquent à vous. Le type avec qui je parlais au moment de son élection, africain d’origine et résidant à Laval, qui appelait Obama « My President », jamais les politiques d’Obama ne le toucheront. À moins qu’il déménage et change de pays.

Probablement que ce billet détonne, aujourd’hui, parce que tout le monde n’en a que pour les États-Unis. Oui, une page d’histoire importante s’écrit aujourd’hui. Et il importe de le souligner. Mais j’ai comme un petit peu hâte que tout le monde en revienne, parce que là, à force de voir des produits dérivés qui vont jusque-là, j’ai l’impression que je vais me tanner d’en entendre parler et de le voir partout, aussi assurément que je ne suis plus capable de piffer Céliiiiiine…

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