L’anecdote qui suit est réelle, même les noms sont restés inchangés.

20 h 30  hier soir, Époux-stouflant et moi étions sur le canapé, lovés l’un contre l’autre, à regarder un DVD quand le téléphone s’est mis à sonner.

Moi (après avoir remarqué que l’afficheur indiquait « Bell Canada » : Allô?
Voix masculine avec un accent : Bonsoir, est-ce que je peux parler avec Monsieur Époux-stouflant ?
Moi : Vous parlez avec sa femme, je peux vous aider ?
VMAUA : Bonsoir, vous allez bien ?
Moi : Oui, merci. (Notez ici que je n’ai pas retourné la question, air bête que je suis.)
VMAUA : En fait je vous téléphone parce que vous ne faites plus partie de la liste des clients de Bell…
Moi : Il était temps que vous vous en rendiez compte, notre changement de fournisseur date de 2002.
VMAUA : Bell Canada aimerait vous compter à nouveau parmi sa clientèle.
Moi : Non, merci, nous ne sommes pas du tout intéressés.
VMAUA : Même si je vous dis que nous avons les meilleurs tarifs sur le marché?
Moi : Ça, ça me surprendrait ben gros.
VMAUA : Je vous assure, nous avons vraiment les meilleurs tarifs…
Moi (sans le laisser terminer sa phrase) : Écoutez, dès le premier mois avec l’autre fournisseur, nous avons noté une économie mensuelle de 55 $ sur notre facture de téléphone. Et d’ailleurs, même si vous disiez vrai, ce que je ne crois pas, j’ai une autre raison majeure de ne plus vouloir faire affaires avec Bell : l’attitude non professionnelle de leurs agents au service à la clientèle. Quand on doit les appeler, ils sont soit arrogants, soit bêtes comme leur pieds ou alors ils rient carrément de nous à notre face.
VMAUA : Je suis désolé de ça, Madame, mais moi je travaille au département des promotions, pas au service à la clientèle.
Moi : Et alors? Une fois que j’aurai accepté votre offre, avec qui croyez-vous que je devrai me pogner au téléphone?
VMAUA (tentant de reprendre le contrôle de son pitch de vente) : Mais comme nous avons les meilleurs tarifs, et les meilleurs offres pour vous, avec des cadeaux…
Moi : Ça. Ne. Nous. Intéresse. Pas.
VMAUA : Mais je vous le fais sans contrat de durée minimale…
Moi : C’eeeeeeest ça. Et dans six mois, quelqu’un va changer en catimini le tarif sur ma facture et si j’ai le malheur de ne pas y voir de trop près, je vais me faire avoir, comme lorsqu’ils nous ont imposé des frais de 5 $ par mois pour un service qui était gratuit auparavant et que nous n’avions pas demandé , sans avertir et  c’est nous qui avions dû nous taper toutes les démarches pour le faire enlever de notre compte… Si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas), Bell Canada est une compagnie qui se contre-câlice de sa clientèle, tant que l’argent rentre. Il y en a même un qui a ri en pleine face de ma mère, quand elle a changé de fournisseur d’interurbains, en lui répondant que dans quelques mois ce serait elle qui vous supplierait de la reprendre comme cliente. Pardonnez-moi, mais l’argent qu’on gagne, c’est nous qui décidons ou on le met, et nous n’allons certainement pas recommencer à encourager une entreprise qui nous traite avec aussi peu de respect. Ceux avec qui nous sommes en ce moment, au moins quand je les appelle, je reçois un petit truc tout simple qui fait toute la différence; on appelle ça de la courtoisie.
VMAUA : Comme je vous ai dit, Madame, je suis désolé que vous ayiez eu une mauvaise expérience, mais les choses ont changé…
Moi (éclatant d’un grand rire sarcastique) : Moi aussi je suis désolée, mais je ne vous crois pas pantoute.
VMAUA : Je suppose que c’est Vidéotron, votre founisseur?
Moi : Je n’ai pas à vous dire qui c’est, mais on est satisfait des services qu’on a.
VMAUA : Et vous allez faire quoi, le jour où il sera trop cher? Vous allez changer pour avoir moins cher, non? Peut-être que vous voudrez revenir avec nous…
Moi : SI un jour ça se produit, j’aviserai à ce moment-là. On se grattera quand ça piquera – pour le moment, ça ne pique pas.
VMAUA : Madame, je suis prêt à vous donner un an à notre tarif de promotion avec un mois gratuit.
Moi : Non, merci.
VMAUA : Bon je suis désolé. Bonne soirée.
Moi : Bonsoir.

En raccrochant j’ai eu une sensation rare : celle d’avoir cloué le bec du représentant d’une compagnie que j’avais envie d’envoyer chier promener depuis trop longtemps. Et vous savez quoi?

MAUDIT QUE ÇA FAIT DU BIEN!!