Est-ce que ça ne vous dirait pas, quand vous écrivez (que ce soit en commentaire ou en blogue), d’arrêter de massacrer ma langue (la mienne, la vôtre, la nôtre)? Évidemment, je pense aux fautes d’orthographe, aux fautes d’accord des adjectifs et surtout – surtout! – aux fautes d’accord des participes passés (un dictionnaire et un Bescherelle 1 : L’art de conjuguer, ça devrait être aussi essentiel à côté d’un ordinateur qu’un grille-pain ou un téléph0ne dans une maison); mais je fais aussi référence à la cohérence.  Par exemple, si, en écrivant un texte, vous commencez au présent de l’indicatif, pour continuer au paragraphe suivant au passé simple de l’indicatif et ensuite utilisez l’imparfait du même mode pour revenir au présent, il vient un moment (assez rapide, je dirais) où on je décroche.  Comme il n’y a rien de plus efficace que l’illustration, voici un exemple à ne pas suivre (j’ai tronqué une grosse partie du texte pour des raisons d’espace et aussi pour « anonymiser » l’auteur; chaque paragraphe en est un réel dans le texte d’origine) :

L’envie d’aller me promener (…) me séduisit, poussé par (…). J’arrive donc autour de …

Sans avoir d’itinéraire précis, je laissais (…), et suivis finalement … J’arrivais logiquement à… Parce que j’aime (…), je fus véritablement tenter d’aller…

Je continue mon chemin (…). L’entrée était (…). Après (…), j’ai remonté l’allée…

Je reprends contact… Je décidai donc de me diriger vers…

Je suis rentré dans ce resto…

À la limite, ça ne vous tenterait pas d’écrire votre  billet en Word et passer le dictionnaire dessus? Ce dernier ne corrigera pas les fautes de cohérence dans les temps de conjugaison, mais déjà, ça éliminerait les fautes et les coquilles… ‘Savez, un texte bien écrit, c’est un peu comme une carte d’affaires : si on m’en présente une sale et chiffonnée, elle se ramassera dans le fond de ma poche et dans une poubelle à la première occasion. Quand on veut communiquer par l’écrit, c’est la même chose : un texte bourré de fautes, c’est comme une carte d’affaires sale : on n’y porte attention que pour remarquer ce qui ne va pas, et on ne s’y attarde pas.

Rendez-vous donc service…

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