mars 2009


C’est mon dernier vendredi ici. Ma dernière journée « en solo ».  Lundi prochain, la titulaire légitime du poste que j’occupe reviendra de son congé de maternité, et moi je viendrai passer deux jours avec elle pour la mettre à jour dans les dossiers et lui rendre sa place. 

Ça fait deux mois que je fais de la recherche active d’emploi; que j’envoie ma candidature, que je passe des entrevues, que j’ouvre des dossiers auprès des agences de placement, et je n’ai rien en vue. Nada. Pour moi je dois être crissement poche en entrevue, même si à chaque fois j’ai l’impression que ça s’est bien passé. Ou alors, il y a vraiment des employeurs grossophobes – z’ont pas le droit de le dire, c’est pas légal, mais c’est malheureusement très facile à contourner. Si c’est ça, la raison pour laquelle on ne m’engage pas, ben tant mieux, je ne voudrais pas travailler avec ce genre de personnes.  Si c’est autre chose, j’aimerais bien le savoir.

Bref. Le premier avril, je commencerai ma journée en ne me levant pas à 5h du matin. Tant qu’à n’avoir aucun boulot en vue, autant prendre le reste de ma semaine pour relaxer un peu et offrir davantage de disponibilités à mes clients en traduction. Aller au bureau de l’assurance-emploi. Faire ma demande. Me préparer à attendre au moins deux mois avant de recevoir mes prestations. Ce sont mes créanciers qui vont être contents!!

Je n’arrive pas à déterminer si je suis découragée ou pas. J’aurais bien aimé trouver un emploi ailleurs, où j’aurais commencé tout de suite. Mais ce n’est pas plus mal de savoir que je vais avoir quelques journées (semaines? mois?) à moi. 

Ce soir, Coconut fait partie du spectacle de la Relève d’improvisation de la polyvalente. Mon billet est acheté, et j’ai très, très hâte d’exploser de fierté, encore une fois.   Ça va me faire du bien de penser à autre chose, le temps de quelques heures…

ÇA, c’est tout un texte.

Tellement bon que j’en suis jalouse.

J’adore, j’adore, j’ADORE!!!

Je fais référence ici au serial-doctor que j’ai vu ce matin. Pas de bonjour, ne me demande pas ce qui m’amène. Il veut juste savoir si j’ai été référée ou non par un autre médecin. Je lui parle de ma bosse, mais j’ai à peine le temps de lui dire que j’en ai une qu’il m’interrompt avec sa série de questions : Âge? Combien d’enfants? Des opérations? Lesquelles? Prenez-vous des contraceptifs? (drôle, je croyais qu’en lui disant que j’avais eu une ligature, il aurait sauté cette question-là…) Fumez-vous? (J’ai eu envie de lui répondre « Juste la pipe », pour voir sa réaction) Prenez-vous des médicaments? Bon, allez dans la pièce à côté, je vais vous examiner.

Pendant que je me déshabillais, il me lance, depuis son bureau : « Voulez-vous un examen gynécologique aussi, ou j’examine juste vos seins?  – Heu, non juste la bosse, s’il vous plaît. » Vrai de vrai, j’avais l’impression d’être au garage.

Mais le plus beau était encore à venir. Il entre brusquement dans la salle d’examen, m’intime l’ordre de m’étendre, tâte sommairement et me dit : « Vous pensez qu’il y a une bosse, vous??? Moi j’en détecte pas. » Je lui ai répondu que j’ai bel et bien senti quelque chose, que pour être certaine, j’ai demandé à ma sœur de palper et qu’elle aussi, elle l’a sentie. Et que la douleur était réelle.  Regarde en coin du médecin, re-palpation, cette fois il pèse un peu plus et me dit qu’il ne sent absolument rien. Je lui ai alors demandé : « S’il n’y a absolument rien, comme vous dites, qu’est-ce qui me fait aussi mal, juste là tout de suite, là où vous pesez? » Il n’a fait ni une ni deux, a tout lâché et est retourné a son bureau en me lançant : « Je vais vous faire passer une mammographie. » 

Le temps que je me rhabille et que je revienne à son bureau, le papier était rempli et signé, et il était en train de compiler je ne sais trop quoi dans mon dossier. Je lui ai demandé de mettre mon médecin de famille en copie conforme pour les résultats, ce qui a eu l’heur de me valoir l’unique changement notable dans son visage : son air est passé de bête à exaspéré.  Mais il a quand même noté ma requête. Durée totale de la consultation : 14 minutes. Ce n’est qu’une fois sortie de son bureau que ça m’est venu : il ne m’a même pas demandé s’il y avait des antécédents de cancer, dans ma famille. Mais si j’avais été référée par un autre médecin, par contre, ça, oui. Deux fois plutôt qu’une.

J’ai pris ma feuille de référence, suis montée à la clinique de radiologie qui se trouve deux étages plus haut, suis repartie avec un rendez-vous pour… le 21 mai. C’était ce qu’il y avait de plus proche. Je vais insister pour qu’on envoie une copie à mon doc – tant qu’à devoir attendre, autant que ce soit pour un médecin qui a compris que sa clientèle est composée de personnes – pas de voitures…

Quand je dis que je m’assume… J’ai osé affirmer quelque part que certains de mes… attributs étaient plus beaux que ceux d’une certaine politicienne…

Pas de panique, il n’est pas question que je fasse du nudisme ici. Y a mon fils que me lit, quand même, et puis mon lectorat commence juste à remonter, tsé!!

Mais… au dernier party de Noël du bureau, on a pris cette photo-là (pour les plus braves, si vous cliquez dessus, vous la verrez en plus grand). Je pense qu’elle illustre suffisamment mon propos pour que je n’aie pas à aller plus loin.

En tout cas, j’espère.

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Details in the fabric
(Jazon Mraz feat. James Morrison)

 

Calm down
Deep breaths
And get yourself dressed instead
Of running around
And pulling all your threads and
Breaking yourself up

If it’s a broken part, replace it
If it’s a broken arm then brace it
If it’s a broken heart then face it

And hold your own
Know your name
And go your own way
Hold your own
Know your own name
And go your own way

And everything will be fine
Everything will be fine
Mmmhmm

Hang on
Help is on the way
Stay strong
I’m doing everything

Hold your own
Know your name
And go your own way
Hold your own
Know your name
And go your own way

And everything, everything will be fine
Everything

All the details in the fabric
All the things that make you panic
All your thoughts resort so statically

All the things that make you blow
And no reason, go on and scream
If you’re shocked it’s just the fault
Of faulty manufacturing.

Yeah everything will be fine
Everything in no time at all
Everything

Hold your own
And know your name
And go your own way

All the details in the fabric (Hold your own, know your name)
All the things that make you panic
All your thoughts resort so statically (Go your own way)

All the details in the fabric (Hold your own, know your name)
All the things that make you panic (Go your own way)
Is it Mother Nature’s sewing machine?

All the things that make you blow (Hold your own, know your name)
And no reason go on and scream
If you’re shocked it’s just the fault (Go your own way)
Of faulty manufacturing

Everything will be fine
Everything in no time at all
Hearts will hold

© Jason Mraz
Album : We sing. We dance. We steal things.

Quand on stresse, une semaine, c’est presque rien!

Pas moyen de voir un doc avant lundi prochain. Dans l’état actuel de notre merveilleux système de santé, on peut considérer ça comme un rendez-vous instantané.

Encore une semaine et surtout, une fin de semaine avant de commencer à investiguer. Asti.

Comment je fais pour ne pas y penser?

Une douleur aiguë, en pleine nuit, il y a plusieurs jours, à laquelle je n’ai plus repensé.

Puis, à nouveau, en fin de semaine.  Touche, tâte, retâte… Crisse.

Une bosse. Qui fait mal. Qui ne bouge pas.  Une estie de bosse.

Et depuis, la peur.

Un petit mot entendu à la radio, une recherche sur Google, une nouvelle tendance.  C’est tout ce qu’il m’a fallu pour avoir cette idée.

Récession oblige, on va devoir restreindre les dépenses. Et nous, (petites et grosses) femmes, où c’est qu’on coupe en premier, quand le budget familial réclame un régime?  Dans ce qui nous rend belles : vêtements, accessoires, produits de beauté… Le mot entendu à la radio était le suivant : troc. Comme dans Troc-party. Paraît que le concept vient de Grande-Bretagne, où ça s’appelle Clothes swapping party (lit. : soirées d’échange de vêtements).

L’idée, c’est qu’on a probablement toutes dans nos garde-robes des vêtements en excellent état (c’est la règle numéro 1), que nous ne portons plus, soit parce que trop petit, trop grand ou simplement parce qu’on-n’aurait-jamais-dû-acheter-ça-mais-on-ne-pouvait-pas-laisser-passer-une-telle-aubaine (ça, c’est souvent mon cas!). En y pensant bien, mon coffre à bijoux et mon tiroir à accessoires souffrent aussi du même syndrome. J’ose croire que je ne suis pas la seule. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas inclure des produits de beauté? Vous savez, ce crayon eye-liner qui nous a tentée mais qui, au final, ne nous va pas aussi bien qu’on l’aurait cru? Ou bien cette ombre à paupières qui se trouvait dans la trousse-cadeau offerte par Clinique mais qui ne nous va pas du tout? Moi j’ai même des échantillons de crème (genre 12 échantillons de la même crème) que je sais que je ne l’utiliserai pas. Ou ce rouge à lèvres qui est encore très beau, mais… j’sais pas, je porte autre chose maintenant… J’exclus les mascaras, pour cause de contamination, mais un fard à joues ou une ombre à paupières en poudre, on  peut en nettoyer le pinceau, un crayon, ça s’aiguise, un rouge à lèvre, ça se frotte sur un papier-mouchoir…

Un troc-party permet donc de faire le ménage de nos garde-robes, de se procurer des nouvelles fringues sans que ça nous coûte la peau des fesses. Et c’est ici qu’entre en jeu la raison pour laquelle ce billet est discriminatoire : faut forcément que les vêtements échangés fassent aux parties impliquées.  D’où mon idée.

J’aurais envie d’organiser un troc-party de vêtements taille plus. Je lance l’idée, mais avant de m’embarquer dans la logistique de la chose, j’ai besoin de savoir si vous, BGF (belles grosses femmes) qui me lisez, auriez envie d’y participer?  Évidemment, il y a la question de l’endroit, mais quand j’en serai à cette étape, il ne sera sûrement pas difficile de trouver un endroit qui soit proche de la majorité des participantes.

Je verrais cela comme quelque chose de pas trop compliqué; chacune apporterait ses vêtements, il y aurait essayage et/ou parade pour celles qui en auraient envie, jasette, conseils, idées… et chacune repartirait avec du vieux neuf, juste à temps pour la nouvelle saison, un moral boosté et un notre porte-monnaie qui n’a pas souffert.  Tout ce qui n’aurait pas trouvé preneuse pourrait ensuite être offert au Chaînon.

Alors voilà.  J’en suis à l’étape du sondage.  Qu’en pensez-vous? Ça vous dirait?

… que la réciprocité n’est qu’un concept qui n’existe pas.
… que nous sommes tous prisonniers d’une bulle qui nous renvoie l’image que nous croyons projeter, au lieu d’une vérité qui nous tuerait.
… que les miroirs sont tous menteurs.
… que la vie n’est qu’une illusion.
… que lorsqu’il ne nous restera vraiment plus rien à offrir, il n’y aura absolument plus personne pour s’intéresser à nous.
… que l’enfer, c’est nous-mêmes.
… que nous ne venons de nulle part, n’allons nulle part, ne sommes nulle part.
… qu’il est trop tôt.
… qu’il est trop tard.
… que nous aimons, admirons, respectons les autres pour rien.

Peut-être…

… Ou pas.

C’est une super-gaffe que t’as faite là.  J’étais ambivalente face à toi, y a certaines pièces que j’ai trouvées pas si mal, une que j’ai bien aimée, alors que d’autres, pas pantoute. Ben souvent j’trouve que tu fais un peu trop dans la guimauve. Mais j’ai fait mon effort, j’te jure : Époux-Stouflant a aimé ton avant-dernier album et je le lui ai offert.

Mais là. Excuse-moi de te le dire, mais… faut que quelqu’un le fasse.

Essaie pas, Nico.  T’as pas ce qu’il faut pour accoter Janis.

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