C’est ce que Coconut m’a dit ce soir, en rentrant. « En fait, ce sont tous les arts de la scène qui m’attirent, je pense, » a-t-il rajouté.  Et j’en suis bien heureuse.

Et vous, qui me lisez, vous n’avez pas été dupes de mon dernier billet – tant mieux! En fait, le titre était une petite mise en bouche de la soirée que je viens de passer, au Théâtre Aux Écuries pour la pièce Je voudrais crever, de Marc-Antoine Cyr, présentée par la Troupe DuBunker. Et c’est avec Coconut que j’y suis allée.

 « Bon, encore une pièce qui parle de la mort, on est gâtés! », que je me suis dit en lisant le synopsis. Mais j’étais partante quand même : des fois on peut rester surpris… ça a été mon cas. L’histoire est celle de cinq amis de longue date : Solange revient de voyage mais n’en est pas tout à fait revenue, Paul vient de perdre sa blonde, Sylvain et Luce viennent de s’acheter une maison et Matéo est en train de mourir. C’est autour de lui que les autres se rencontrent et parlent de ce qui les fait passer à la prochaine étape, à l’âge adulte.  Malgré le propos quelque peu morbide, cette pièce célèbre la vie.

Dialogues entrecoupés de chants, des voix exquises qui s’harmonisent à merveille, et une mise en scène des plus inhabituelles mais qui fonctionne à fond : j’ai été enchantée. Et Coconut en redemande – il m’a dit que s’il avait la chance de la revoir, il n’hésiterait pas un instant. Je pense qu’il a dû me dire au mois une douzaine de fois qu’il a adoré la pièce. Lui qui se demandait ce qu’il faisait là, au début, en constatant qu’il était le seul de son âge sur place, il est bien content que je l’y aie amené.

Et comme un délicieux sundae ne vient jamais sans cerise, j’ai eu le très grand plaisir de faire enfin la connaissance de la (très jolie et super-gentille) fée qui m’a permis de passer d’agréables soirées au théâtre et d’un blogueur à qui j’ai dit plusieurs fois combien j’envie sa plume… Je lui avais dit de chercher la grosse femme aux lunettes bleues; je suis très heureuse qu’il l’ait fait.

Je voudrais crever est présenté du 14 avril au 2 mai, à 20 heures, au Théâtre Aux Écuries.

Photo : David Ospina

Photo : David Ospina

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