mai 2009


Beu-bye le chômage. Y’a au moins une entrevue que j’ai passée, dans le sens de réussir.  On m’offre le salaire que j’ai demandé, 3 semaines de vacances dès la première année, avantages sociaux, régime de retraite collectif et quelques autres considérations.  Dans mon domaine.  Je commence lundi prochain.

Et la cerise sur le sundae : pas de pont à traverser.

Amen!

Ouain, pis???

Pour avoir révisé de nombreux textes traduits par des traducteurs Z’Universitaires, je sais très bien que ce n’est pas nécessairement une référence.   Tsé, quand on sait que les profs qui y enseignent le français ont eux-mêmes de graves lacunes à ce niveau, faut pas espérer de miracle!

Bill, mon ancienne tête de turc, est allé à l’université, et il est l’un des commenteux de blogues qui écrivait tellement mal que des fois, il fallait lire à haute voix, pour comprendre…

Aujourd’hui, j’ai eu une preuve supplémentaire de ma théorie.  Patrick Molinari, qui commentait la nomination de Christian Paire au poste de directeur du CHUM, tel qu’entendu à RDI : « M. Paire a dirigé plusieurs grandes opérations d’intégration d’établissements. Il a une connaissance très approfondie des missions, des cultures et des défis de gestion des centres hospitaliers universitaires, et c’est exactement ce à quoi nous avions besoin de. » Textuel, je le jure, votre honneur! Sacramaille, les oreilles me frisent encore!!!!

Ce qui fait que le prochain qui me demande si j’ai un bacc. ou un maîtrise lorsque je postulerai pour un poste en révision… Watch out!

Pas de panique, je ne suis pas en train de partir un nouveau blogue. Deux, c’est bien en masse.

Carnets de voyages, c’est le titre de la pièce que je suis allée voir avec Coconut, au Théâtre des Deux mondes, ce soir. J’ai oublié où j’étais, tellement la représentation m’a prise.

Deux acteurs, elle encore jeune, lui déjà vieux. Une tournée mondiale. Des villes :  Tel-Aviv, Vérone, San José, Nijni Novgorod, Dan-Hang, Berlin, Beijing, Madrid, New York, Kinshasa. Des souvenirs. Un hommage sensible aux victimes de l’attentat de Madrid, en mars 2004. Musique envoûtante. Jean-François Casabonne, sa voix, sa présence sur scène. Projections multimédias qui forment les décors, qui nous transportent, efficaces. Véronique Marchand, lumineuse. Poésie décousue. Gros plans sur des émotions crues. Images. Paysages. La vie, la mort.

Il y a une vie, après la vie. Il y a la vie des autres.

Extrait video, ici.

C’est au Théâtre des Deux mondes, du 20 au 30 mai et le 4 juin, à 20h.

Il y a un type totalement irrévérencieux dans la blogosphère, qui alimente un blogue qui tourne autour de son quotidien tout en crachant son mépris de tout ce qui n’est pas directement lié à ses besoins, sa personne ou ses standards, qui affirme haut et fort dans un de ses billets qu’il n’a que faire de l’opinion des autres. Je le linkerais bien, mais ça ne me tente pas. 

Je reconnais pourtant qu’il sait fort bien manier le clavier et enchaîner les mots pour pondre des textes de très bonne qualité, malgré l’aspect sordide de son propos. Et c’est pour ça que je l’avais mis dans mes favoris, étape avant celle qui mène à mon blogroll.  Ce type parle, dans ses deux derniers billets, de son aversion bien nette pour les grosses.  Jusque-là, fine, tout le monde a ses goûts et il en faut pour tous.  Je persiste et signe, ce n’est pas parce que MOI je suis grosse que je vais trouver injuste que les gars qui aiment les minces à gros rack avec un cul de poupée Barbie le disent, et je trouve même ça correct qu’ils aillent jusqu’à affirmer que les grosses ne les font pas bander. Ça ne me choque même pas – pour preuve, tout est là.

Et je suis même capable de trouver drôles certaines allusions de la part de BBW-dislikers notoires, comme lui ou encore lui. ‘Sont capables de faire preuve de respect de la personne (même en étant baveux ou crûment direct) et de faire la part des choses; en tout cas, c’est le sentiment que j’en ai.   

Mais revenons à la vedette de ce billet : quand il dit avoir complètement abaissé ses critères de sélection parce que totalement en manque de peau et complètement bourré, et que le lendemain il affirme avoir « baisé une tabarnac de grosse torche »; qu’il en rajoute le lendemain en qualifiant les grosses femmes « d’immondes lipideuses »; qu’un de ces commenteux sous-entend que sa dignité doit avoir chuté au plus bas pour simplement avoir osé coucher avec une grosse… là je réagis. Parce que c’est précisément le genre de commentaires qui entretient les préjugés, qui fait que les grosses finissent par ne plus prendre soin d’elles et se ramassent en leggings-et-coton-ouaté parce que « ça donne rien anyways », et parce que j’ai décidé de faire de la défense de la beauté des rondes ma croisade personnelle.

Ah pis, fuck.  Allez le lire, cet édifiant billet, et les commentaires qui s’ensuivent.  

C’est fait?  Bon. Alors voilà : pour un bonhomme qui dit se ficher de l’opinion des autres, je trouve personnellement qu’il manque de cohérence. Parce qu’il modère ses commentaires, voyez?  Et j’ai réagi à ce billet-là ce matin, et mon com. est toujours en attente d’être modéré. Ce qui pour moi semble signifier qu’il ne souhaite pas qu’on lise quelque chose qui vient le critiquer; ce que ça me dit, c’est que comme bien d’autres, il ne laisse passer que les commentaires qui le flattent dans le sens du poil.  C’est son blogue, il fait ce qu’il veut. Mais ici, c’est le mien et j’en fais tout autant. Voici donc ce que je lui ai répondu (et je le publie ici parce que ça mérite trop une réplique) :

Ce qu’il ne faut pas lire… Oops, je te lis depuis un moment, et j’aime ton écriture. Je comprends que chacun puisse avoir ses goûts et préférer les échalottes aux zucchinis. C’est tout à fait normal. Mais quand je lis dans les commentaires que ton « niveau de dignité » puisse être tombé au plus bas, juste pour avoir couché avec une grosse… Est-ce que ça veut dire que tous ceux qui aiment ça, eux, à l’inverse d’un gars, sont des immondes déchets sans dignité qu’on doit absolument faire feeler comme tels? Et celles qui ont la chance d’avoir une vie sexuelle épanouie, avec des hommes qui les respectent, ça en fait quoi? Personnellement, c’est la dernière phrase de ton billet qui écorche (et je sais que tu t’en fous, c’est pourquoi je me permets de te l’écrire – tu n’en feras aucun cas).

Tu vois, je suis grosse, mais je suis ni une tabarnak ni une torche. Et lire ce genre de mots ne fait qu’ajouter à mon envie de lâcher ma diète et rester grosse, juste pour écoeurer ceux qui alimentent les stéréotypes…

Et à tous les autres je dis : I may be fat, but you’re ugly. And I can loose the weight.

J’ajouterais ceci : et la laideur, elle n’est pas toujours physique.

Comme les trois que j’ai passées la semaine dernière n’ont rien donné, on remet ça aujourd’hui.

Et ce soir, je vais au théâtre avec Coconut. Belle soirée en perspective.

À part un billet tout dégoulinant d’amour pour Époux-Stouflant, je n’avais rien prévu pour notre anniversaire. Dix ans, c’est un beau chiffre rond et ça devrait se fêter en grande, du moins c’est ce que je projetais de faire depuis des années.  Mais il est au chômage et moi aussi. Ça rogne un peu les ailes de l’enthousiasme, mettons.

Je me préparais donc à passer une soirée à deux toute tranquille, devant la télé. C’est là que le téléphone a rempli son office, soit d’émettre une sonnerie pour m’aviser que quelqu’un voulait me parler.

Amie : Ton chum et toi, avez-vous soupé?
Moi : Non, pas encore, pourquoi?
Amie : Ben moi et P., on avait envie de venir souper avec vous. On apportera ce qu’il faut, on va être là dans une heure.
**Il s’agit ici d’un résumé de la conversation.

Une heure plus tard, ils sont arrivés tous les deux avec un méga-plateau de sushis, du poulet Général Tao, une boutelle de pinot gris italien et une bouteille de Blanquette de Limoux (rien de moins).

On a passé une soirée extraordinaire, juste parce qu’ils étaient là. Il n’y a pas un merci qui serait assez gros pour exprimer le plaisir que ça nous a fait, de les avoir chez nous. Et j’espère que ça se reproduira souvent, souvent.

Choco et Patoo, on vous adore!

MàJ : vive le GoogleReader des autres… J’avais supprimé ce billet en faisant une fausse manipulation.

On est encore ensemble, et plus solides que jamais.

Ce matin-là, en allant chercher Coconut chez son père où il avait passé la nuit, pour lui faire enfiler son mini-tuxedo, et l’emmener à l’église, l’exCécrable avait osé la question suivante : « Tu ne trouves pas que tu fais ça un peu trop vite? Vous allez vous planter, tu vas voir, pense au petit, bla-bla-bla… » J’ai vu. C’est lui qui s’est planté.

Cet après-midi là, juste avant la cérémonie, j’étais fébrile ET fiévreuse. Mais j’avais décidé que RIEN ne me ferait manquer une seule seconde à savourer de cette journée. Il y aurait du temps pour être malade, après. Et ce fut une journée magnifique, dans tous les sens du terme.

Dix années plus tard, nous vivons toujours un petit bonheur tranquille, où les défauts, les travers, les manies de l’un et de l’autre sont depuis longtemps reconnus, acceptés et ne reçoivent qu’un sourire amusé, au lieu d’une explosion  d’humeur qui mettrait le feu aux poudres pour pas grand-chose. Dix années d’un quotidien rempli de mille et un petits riens qui font, au final, un tout important. Dix années à s’appuyer l’un et l’autre dans les moments difficiles (et Dieu sait qu’il y en a eus, tout de même, quelques-uns), à se réjouir ensemble des moments heureux… Dix ans à s’aimer.

Antoni,  mon Époux-Stoufflant, je ne nous souhaite qu’une chose : des dizaines d’autres années, toutes pareilles. Et je t’aime davantage aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

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