juin 2009


La Saint-Jean est passée et moi j’ai travaillé.  Bonne affaire de faite.

Enfin mon oreille va mieux! Fini le bobo.

Je m’habitue à mon travail. Du coup, c’est plus facile d’aimer ça.

Il fait chaud. C’est l’été. Youppi!

Coconut est en vacances. Faut l’occuper.

Le 1er juillet s’en vient pis moi… JE NE DÉMÉNAGE PAS 😀

Mes stats sont redevenues normales.

Back to work, now.

Depuis près d’une semaine maintenant. Mon canal auditif est tellement enflé que quand je mange, ma mâchoire pousse dessus et ça fait cr…ssement mal. Les gouttes antibiotiques que le doc m’a prescrites n’ont pas l’air de vouloir faire leur job.

À part ça… tout va bien .

MàJ : dans la mesure où ça ne me tente absolument pas d’aller perdre 16 heures de ma vie à l’urgence et qu’il faut minimum 2 mois avant que je puisse voir mon doc, y en a-t-il parmi vous qui connaissent des remèdes maison pour soulager un peu une otite, en attendant qu’elle finisse par passer? J’me peux pus, moé là… (et pourtant je suis faite forte).

Impossible à avoir. 

J’ai des conditions de travail avantageuses, du moins si je tough la run (il n’y a jamais rien d’acquis, pour moi) jusqu’en décembre, date à laquelle, en principe, ma période de probation prendra fin. Rien à redire là-dessus; en plus de ce que j’évoquais par là, j’ai découvert que je n’ai pas besoin de me casser la tête pour stationner ma voiture le matin, et j’apprécie l’heure et demie de sommeil supplémentaire par jour que mon horaire me permet d’avoir… It’s a « good on paper » job, no doubt.

Mais je n’ai pas encore décidé si j’étais pour aimer ça ou non. Le volume de travail est immense, il y a tellement de détails à mémoriser pour le traitement de chaque projet… Cette fois, j’ai un défi à la hauteur de mes attentes. Mais je n’aurais jamais pensé qu’il serait si difficile à relever.  Et ici, l’humour qui me sert habituellement à désamorcer toute situation tendue ne me sert à rien.

Je ne jette pas la serviette, toutefois. Je VEUX aimer mon travail, dans son intégrité. J’y arriverai.

C’est bien parce qu’on me l’a demandé. Mettons que j’aurais préféré ne pas revenir sur le sujet. Parce qu’il a fait long feu, à mon avis, et qu’un moment donné, il faut passer à autre chose. Mais BAxT a fait par ici quelques remarques qui nécessitent, je crois, des clarifications.

D’abord, il rapporte que je suis la seule à pointer du doigt la vraie problématique, celle-ci étant le souhait de la blogueuse de rester anonyme et que cet anonymat a été brisé par une personne malfaisante, contre la volonté de la blogueuse. Et il a émis le souhait que j’écrive un billet sur le sujet, sans nécessairement pointer qui que ce soit. Exercice délicat, s’il en est un, mais je veux bien essayer. Il est clair que la plupart de ceux qui connaissent l’histoire (en fait, tout le monde), sauront qui sont les protagonistes, mais je l’ai dit, la saga a fait long feu. Je ne nommerai donc personne et parlerai de « blogueurs ». C’est, j’espère de tout mon cœur, la dernière fois que j’y reviens.

Les deux personnes impliquées ont ceci de commun qu’elles ne laissent personne indifférent : on les aime ou on ne les aime pas. Et la notoriété de l’une a semblé se faire questionner l’autre, au point de se demander publiquement ce qu’on pouvait bien lui trouver d’intéressant. Possible que d’autres se posent la même question à son endroit. ET je n’émettrai aucune hypothèse quand aux raisons du questionnement du blogueur.

BAxT souligne qu’il est paradoxal qu’on tape sur la tête de l’anonyme qui a publié un lien qui dévoile l’identité d’une blogueuse qui tient à son anonymat, alors qu’on le lui reproche, à lui. Je n’y vois pourtant aucun paradoxe. Un blogueur qui écrit sur des sujets qui le concernent peut très bien vouloir le faire tout en souhaitant protéger son identité, que ce soit pour des raisons personnelles, professionnelles, ou autres. Moi, je blogue avec mon nom et mon image, parce que j’ai choisi de le faire. D’autres font d’autres choix c’est leur droit le plus strict de désirer ne pas être associé en réel avec leur personnage et/ou prête-nom bloguesque. À chacun ses raisons. Alors que l’anonyme qui vient faire des commentaires haineux dans le simple but de blesser, on est en droit de se demander s’il assumerait les mêmes paroles s’il devait les écrire/publier en sachant qu’on le reconnaîtrait, qu’on saurait qui il est. Il publie son venin, bien caché derrière un masque, et disparaît ensuite en laissant sa victime blessée. Hit and run. Elle est là, la différence. Un commentaire haineux simplement pour faire mal versus des écrits personnels qu’on ne publie pas dans le but que ça fasse le plus de mal possible.

Maintenant, le point qui a soulevé chez moi la plus grande réflexion. Je cite encore BAxT :

… concernant la personne qui aurait supposément écrit un article contre la blogueuse. […] il n’aurait fait que rapporter certains faits que la blogueuse aurait écrits sur son blogue… […] Ce n’est donc pas son opinion, mais bien une retranscription de ce que la blogueuse a déjà écrit sur son propre blogue.

Très bien. Prenons un exemple qui me touche de plus près, puisque je l’ai dit, je blogue avec mon nom. J’ai, moi aussi, aussi parlé ici d’expériences très personnelles. Des expériences parfois heureuses et parfois non. Mais ces choses qui me touchent personnellement ont été écrites sur une période de blogue de plus de TROIS ANS et se rapportent à des époques d’une vie qui compte maintenant quelque quarante années. Si quelqu’un décidait de me dénigrer sur son blogue et choisissait de me décrire comme étant une « blogueuse obèse ex-dépendante affective et dépressive, ayant déjà été victime d’abus sexuels, dont le frère s’est suicidé, obsédée par son fils et qui n’a pratiquement pas d’amis, » il prendrait efffectivement des éléments pigés ici et là sur mon blogue; toutefois, il occulterait le fait que ces éléments ont été rapportés comme étant des jalons de ma vie qui m’ont fait évoluer, grandir, avancer et devenir la personne que je suis aujourd’hui. Le simple fait de me définir en tant que personne au moyen des épreuves que j’ai traversées, regroupées en une seule phrase, dépeindrait une image très peu flatteuse de qui je suis, avouons-le. Cette seule phrase ne révélerait jamais que le billet où j’ai parlé de ma dépression a été écrit pour donner de l’espoir, parce que j’en suis guérie. Que mon poids, bien qu’il soit quelque chose que je sais avoir à régler, ne représente pas un complexe pour moi. Que je suis mariée à un homme extraordinaire qui a contribué à solidifier les acquis d’une thérapie qui m’a libérée de la dépendance affective. Que j’ai réglé les séquelles des abus de mon enfance d’une manière libératrice. Que le billet qui abordait le suicide de mon frère était en fait un hommage, un message d’amour. Que le fait que j’aie peu d’amis très proches tient surtout du fait que je les choisis avec soin. Et que la fierté que j’éprouve pour mon fils est celle que tout parent peut/devrait éprouver; qu’il n’y a aucun mal à l’exprimer; en fait, je pense que c’est une excellente chose, tant pour le parent que pour l’enfant. Que je suis. Et qu’on peut m’aimer ou non, j’en reconnais le droit à toute personne sans que ça m’enlève quoi que ce soit. Et que la perception qu’une personne aura de moi sera toujours fondée sur ce que JE choisis de révéler, d’écrire ou de garder pour moi. Et cela apporte une nuance énorme. Ne rapporter que le négatif, soigneusement choisi pour l’effet qu’il aura de dépeindre une personne comme étant méprisable et inintéressante, sans tenir compte du temps écoulé depuis les faits racontés et de la résolution des situations malheureuses, ce n’est pas de l’opinion? Est-ce réellement neutre?

Personnellement, je n’en suis pas convaincue.

Fait totalement inintéressant du jour : une amie qui a une piscine creusée dans sa cour, j’appelle ça une amie avec plus-value, quand la journée est belle comme elle l’a été aujourd’hui.

Et pour ceux que ça intéresse quand même, l’eau était à 74 degrés.

J’ai découvert, grâce à Patrick Dion, un site génial. J’étais déjà une grande amatrice de La Linea. Il était rien que normal que je devienne instantanément une fan finie de Pencilmation.

En lisant à droite et à gauche, ce que je comprends, c’est que personne n’aime les chicanes. Surtout pas celles qui se passent sur le Net. Oh, non. C’est pas beau, la chicane.  Si je comprends bien, quand on blogue, il est mal vu de :

– basher sur les autres blogueurs (je suis d’accord)
– émettre en commentaire chez un autre blogueur une opinion qui pourrait soulever une controverse, sous peine d’être accusé de « participer à un party de commentaire », se faire dire qu’on est émotif, qu’on prend trop les choses à coeur, qu’on n’a pas de vie, qu’on est pathétique, complexé, dépressif (!?) qu’on a un gros égo, qu’on manque d’attention, qu’on a l’air dangeureux…
– écrire : émotif, prendre les choses à coeur, pas de vie, pathétique, complexé, dépressif, gros égo, manque d’attention, lis autre chose si t’es pas content, trop sérieux…
– écrire un billet relié à une situation qui s’est produite chez un autre blogueur, parce que ça aurait l’air d’alimenter la chicane
– prendre la défense de qui que ce soit, si on ne veut pas se faire dire qu’on fait automatiquement partie de son « fan-club »
– expliquer ses motivations, de toute manière ça va passer dans le beurre, le monde ne comprend que ce qu’il veut bien comprendre.

J’ai quand même une question pour tous ces bien-pensants qui se targent de détenir LA vérité : si personne n’aime ça, la controverse, comment ça se fait que mes stats ont explosé, depuis deux jours? Et que mon billet d’hier cumule à lui seul plus de visites que je n’en ai normalement en une semaine?

Le seul mot qui me vient en tête, là, c’est : hypocrisie. Je n’ai pas peur de le dire. Et mon ramasse-tomates n’est jamais loin, pour ceux qui ont envie de se laisser aller.

NDLB : J’ai écrit ce texte, la tête complètement froide. Il s’agit d’une constatation (finale) et non d’une réponse à qui ce ce soit, où que ce soit.

Je me dis que le monde est tellement con, tellement méchant juste pour être méchant, que j’aurais envie de tout arrêter. Particulièrement quand je vois que le degré de méchanceté est proportionnel au degré de protection que certains croient éprouver derrière le pseudo-anonymat de leur écran. Hispong l’a dit à un autre sujet, ces mêmes personnes, si on les avait en face, ne feraient jamais le quart de ce qu’ils font, bien à l’abri de leur connexion Internet. Sans penser que derrière le blogue, il y a un humain. Ou peut-être qu’ils y  pensent, et que cela décuple leur sentiment de pouvoir, de savoir qu’ils atteignent réellement quelqu’un. Ouais, des fois tout ça me donne juste envie de tout foutre en l’air, une bonne fois pour toutes.

Et puis après ça je me dis… Fuck them. Ça leur ferait trop plaisir. Pourquoi récompenser un comportement nuisible?

Non, je ne me tairai pas.

Il n’est pas rouge. Il n’appartient pas non plus à un fantôme, quoique… Il n’a aucune valeur sur le marché des collectionneurs. Il ne s’agit que du violon d’un très vieil homme, qui l’a vendu à une grand-maman qui, elle, a pensé que cela ferait plaisir à son petit-fils.

Car le petit-fils en question, voyez-vous, il a la musique dans le sang. Il a attrapé la piqûre vers 5-6 ans, avec un harmonica, quand il a été capable de reproduire le rif du début de Tassez-vous de d’là, des Colocs. Ensuite, ça a été la flûte à bec, comme tous les enfants de première année. « J’aime la musique, » qu’il disait souvent, « c’est ma matière préférée, avec l’anglais. »

Sa grand-mère, quand elle a su qu’il aimait la musique, lui a demandé s’il aimerait un jour avoir un clavier électronique, pour apprendre à jouer du piano. Elle le lui offrit pour ses 11 ans, avec une session de cours auprès d’une professeure qu’elle connaissait bien.

Ensuite, ce fut une guitare. Parce qu’une fois, en visite chez une amie de son papa, il en a pris une dans ses mains et a fait quelques notes. Comme ça, pour le fun. Sa maman lui en acheta donc une à lui. Il était fou de joie. Armé de son nouvel instrument, il allait sur Internet pour voir comment les grands faisaient, et les imiter… En moins de quelques semaines, il arrivait à jouer des chansons connues. Oh, bien sûr, il y avait quelques hésitations, mais il était fier d’avoir appris tout seul. Plus tard, un ami de son papa lui donna la guitare électrique de son propre fils, qui dormait, toute neuve, dans son sous-sol depuis des années.

Et plus tard encore, il demanda, comme cadeaux d’anniversaire et de Noël combinés, une guitare électrique un peu plus métal, à son goût à lui. Et comme sa maman trouvait qu’il valait la peine de l’encourager, elle la lui offrit l’année de ses 14 ans.

Et il jouait à chaque jour, que ce soit en écoutant de la musique et en jouant en même temps pour apprendre, ou en solo. Dès qu’il avait un moment de libre, il prenait l’une de ses guitares et jouait. Ou bien il branchait son clavier à son ordinateur et s’amusait avec les sonorités.

Et la semaine dernière, sa grand-mère est venue lui donner ce violon… La maman, partagée entre le plaisir de voir son fils heureux et l’appréhension des fausses notes stridentes et criardes qui attendait la maisonnée, le temps qu’il apprenne à s’en servir comme il faut, ne dit rien, et sourit. Parce que sur un violon, il n’y a aucun repère pour les notes, il faut savoir, paraît-il. Ce n’est pas facile à apprendre, qu’on dit.

L’ado-musicien a pris le violon, tout content… Il l’a manipulé un peu, a doucement pincé les cordes… Et puis il l’a mis sur son épaule, a pris l’archet. Et en moins de vingt minutes, il produisait une gamme. Les jours qui ont suivi, il a poussé l’originalité jusqu’à tenter de jouer du Ozzy Osbourne avec son nouvel instrument. Et il y est arrivé. Encore une fois, c’est certain qu’il y a des hésitations, que les notes ne sont pas encore pures. Faut lui donner une chance, ça ne fait qu’une semaine qu’il l’a. Et pas une fois depuis le premier soir, le violon n’a chuinté.

Écrire un billet sur un blogue, truffé de préconceptions et de préjugés, qui met tout le monde dans le même panier, c’est correct.

Réagir aux préconceptions et préjugés, apporter un point de vue pour nuancer, ça l’est pas. Surtout pas quand on ose dire et redire qu’on le fait, pas tant pour soi que pour ceux et celles à la place desquels on se met, ceux qui voudraient bien dire ce qu’ils pensent mais qui n’osent pas, soit parce qu’ils ont été la source des moqueries toute leur vie et qu’ils ont perdu la drive de répliquer, ou bien parce qu’ils ne pensent pas que ce qu’ils diront sera entendu, ceux qui se disent que ça ne vaut pas la peine… Ceux qui sont ce que moi je ne suis plus. Oui, je réagis, parce que la bêtise humaine me donne des poussées d’urticaire. Le sacro-saint deuxième degré au nom duquel on se permet de dire tout ce qui nous passe par la tête, pour prétendre ensuite qu’on veut être drôle, y’a des limites à en abuser.

Les blogueurs et blogueuses qui font l’apologie de pitounitude ont le droit de dire ce qu’ils veulent des gros, tant que ce sont des arguments qui ouvrent la porte aux moqueries et aux méchancetés.  Mais faut pas répondre, par exemple.

Eille… d’un coup qu’on se ferait dire qu’on est intense!  Méchant défaut!

I rest my fucking case.  Le monde est con, il aime l’être, ben qu’il le reste!

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