août 2009


Je n’ai pas écrit depuis trop longtemps.

Je manque juste de temps. Étrangement. Pourtant je n’ai plus besoin de sortir pour aller travailler, mais… Au fond, ce n’est pas le temps qui me manque, mais l’organisation de mon temps.

Je ne suis pas morte et je n’ai pas décidé d’arrêter de bloguer. C’est déjà ça de pris!

Retour à l’école pour Coconut – aujourd’hui il est allé chercher son  horaire. Et moi, comme la bonne mère cauchemardesque d’ado que je suis, je lui ai dit (presque pas fort… heu.. ouais.) lorsqu’il est descendu de voiture : « Cocooooo, c’est ton premier jour d’école, tu me fais un bisouuuuuu???? » Sa réponse : « Euh… Bon, à plus tard, okay? » Ça devient une tradition à chaque année. Et j’adore ça. Et lui aussi, car même s’il ne le sait pas, c’est le genre de truc dont il se souviendra avec tendressee quand je ne serai plus là.

Retour aux études, aussi, pour Époux-Stouflant. Il m’a avoué avoir le trac, non pas à cause des études, mais à cause de la baisse de revenus. Ça va aller. On le sait tous les deux. Mais j’aime qu’il me voie encore comme une partenaire à qui il peut le dire.

Depuis mon dernier billet, j’ai cessé de travailler pour l’employeur good on paper. Trop de stress, ambiance de travail glaciale, gens impossibles à amadouer. Je n’ai pas pu m’y faire. Mais dès le lendemain, j’avais l’aval d’une clinique médicale pour être transcriptrice à la pige. Et ils ont de quoi me tenir occupée 8 heures par jour, 5 jours par semaine, aussi longtemps que je le souhaite.  Mon vocabulaire médical me revient comme si je n’avais jamais quitté le milieu de la santé. En plus de mes clients en traduction qui rappliquent. Je n’ai pas à me plaindre, en fin de compte. Tout ce que je souhaite, cette fois, c’est de ne pas avoir à courir après ma paie.

Et vous, ça va?

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C’est la première journée qu’elle passe avec moi et je suis déjà tannée. Je ne veux plus d’elle, je ne voulais déjà pas d’elle en partant, mais… Elle colle, la maudite. Et elle me donne mal à la tête, à force de s’accrocher, comme ça, je ne peux plus la sentir. 

Va t’en, tu comprends pas, quand on ne veux pas de toi, maudite fatigante?

Je ne vais pas m’en approprier le mérite, c’est certain, mais… une pensée comme celle-là mérite une diffusion maximale!

Merci, Hispong!

De quoi ai-je envie de parler, aujourd’hui? Certainement pas de la température estivale, parce que je n’ai pas envie d’en être affectée. Vrai que c’est le fun quand il fait soleil,  mais de là à ajuster mon moral à un baromètre… non merci.

Il y un article pas mal intéressant à propos des conséquences possibles d’un compte Facebook sur un emploi, par ici. Ce qui me laisse penser que j’ai raison, je pense, de trouver déplacés les commentaires qui portent sur la santé intestinale de certains. Mais ça, c’est juste moi.

Il y a deux ans, j’avais écrit un billet sur le sentiment très dérangeant qu’on peut éprouver quand on a l’impression de ne pas exister. Ben bâtard, c’est exactement ce que je ressens à ma nouvelle job. Quand je disais que mon humour, mon sourire, ne me servaient à rien ici… J’ai mis le doigt dessus la semaine dernière. Quand je pose une question, au lieu d’écouter ce que je dis, on pense à la réponse à donner à la question qu’on pense que je pose. Et comme j’essaie d’être gentille, je laisse la personne me donner touuuuute sa réponse, pour renchérir ensuite avec un « merci, c’est utile, mais ce que je voulais savoir, au fond, c’est… ». Quand je parle à ma supérieure et que je tente d’obtenir une quelconque validation, ma question est habilement éludée. Quant aux collègues, mes efforts pour interagir avec elles tombent presque tous à plat. Bon. Ce ne sont pas des justifications suffisantes pour laisser tomber un boulot – le salaire et les avantages ne sont quand même pas à négliger, quand on les compare à une prestation d’assurance-emploi et qu’on pense au conjoint qui retourne à l’école… Je suis une grande fille responsable qui sait ce qu’elle doit faire. J’ai donc choisi l’argent du beurre.

Ce qui risque d’arriver, quand on remet à plus tard ce qu’on a envie de faire, c’est d’oublier de le faire. Voilà au moins deux mois que je me dis qu’il faut que j’ajoute ce blogue absolument délicieux (dans tous les sens du terme) à ma blogoliste, et que j’oublie. Voilà qui est maintenant (et enfin) fait.

Là-dessus, bon lundi!