De quoi ai-je envie de parler, aujourd’hui? Certainement pas de la température estivale, parce que je n’ai pas envie d’en être affectée. Vrai que c’est le fun quand il fait soleil,  mais de là à ajuster mon moral à un baromètre… non merci.

Il y un article pas mal intéressant à propos des conséquences possibles d’un compte Facebook sur un emploi, par ici. Ce qui me laisse penser que j’ai raison, je pense, de trouver déplacés les commentaires qui portent sur la santé intestinale de certains. Mais ça, c’est juste moi.

Il y a deux ans, j’avais écrit un billet sur le sentiment très dérangeant qu’on peut éprouver quand on a l’impression de ne pas exister. Ben bâtard, c’est exactement ce que je ressens à ma nouvelle job. Quand je disais que mon humour, mon sourire, ne me servaient à rien ici… J’ai mis le doigt dessus la semaine dernière. Quand je pose une question, au lieu d’écouter ce que je dis, on pense à la réponse à donner à la question qu’on pense que je pose. Et comme j’essaie d’être gentille, je laisse la personne me donner touuuuute sa réponse, pour renchérir ensuite avec un « merci, c’est utile, mais ce que je voulais savoir, au fond, c’est… ». Quand je parle à ma supérieure et que je tente d’obtenir une quelconque validation, ma question est habilement éludée. Quant aux collègues, mes efforts pour interagir avec elles tombent presque tous à plat. Bon. Ce ne sont pas des justifications suffisantes pour laisser tomber un boulot – le salaire et les avantages ne sont quand même pas à négliger, quand on les compare à une prestation d’assurance-emploi et qu’on pense au conjoint qui retourne à l’école… Je suis une grande fille responsable qui sait ce qu’elle doit faire. J’ai donc choisi l’argent du beurre.

Ce qui risque d’arriver, quand on remet à plus tard ce qu’on a envie de faire, c’est d’oublier de le faire. Voilà au moins deux mois que je me dis qu’il faut que j’ajoute ce blogue absolument délicieux (dans tous les sens du terme) à ma blogoliste, et que j’oublie. Voilà qui est maintenant (et enfin) fait.

Là-dessus, bon lundi!

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