septembre 2009


Eh oui. Cette fois c’est moi qui se demande.  J’ai encore tellement envie de dire des choses, et quand j’arrive devant l’écran… elles brillent par leur absence et je tombe en panne d’inspiration.

Il y a aussi cette grande période de ménage qui s’est enclenchée un peu à mon insu dans ma vie, et qui  m’est arrivée en pleine face cette semaine, par le biais de ma petite voix intérieure :

Eille la grande, tu donnes, tu donnes et tu donnes encore. Sans jamais compter et sans jamais attendre. Mais des fois, t’aimerais pas ça, que quelqu’un l’ait vu? Ça te tenterait pas, une p’tite validation ou des fois juste une remarque? Tu t’es pété la yeule solide cette semaine, qui s’est porté à ton aide? (… bruit de criquets …) Ben ça que j’pensais. Pis ton blogue lui? Là aussi, tu donnes toujours, au fond. Tu leur écris, tu leur donnes ce qui prend naissance dans ta tête, tu les fais sourire, des fois pleurer, t’essaies d’écorcher personne… Tes stats te disent que t’as des visites mais… tu seras jamais un grand blog. Je sais, je sais, t’as jamais voulu ça non plus, mais… Mais. Avoue-le donc, que t’aimerais ça, des fois, qu’on te reconnaisse pour ça aussi. Juste des fois. C’est humain de le penser, de le vouloir, pis de l’admettre, tsé. Là, t’écris ce que je te dicte, pis tu l’écris comme on parle. Fuck la grammaire. Ça te fait pas suer, pareil, de savoir que des blogues qui comptent plus de fautes que le tien reçoivent parfois une mention pour la « qualité de la langue »? Dis pas non, j’suis dans ta tête. Tout ce que tu penses, je le sais. Même ces pensées que tu essaies d’éliminer aussitôt formées. Essaie même pas. Fait que… pourquoi t’arrêterais pas tout ça, une bonne fois pour toutes, hein?  Pour ne pas être oubliée? Ma pauv’ chouette, une fois l’écran fermé, t’es oubliée anyways. Désolée de péter ta balloune, mais c’est d’même. Fait que, arrête donc tout ça…. Pourquoi tu continuerais?

J’ai remis mes écouteurs dans mes oreilles et j’ai commencé une nouvelle dictée, faite par un médecin, celle-là, réellement audible. Et j’ai essayé de la faire taire, cette voix, qui me commande une réponse : Pourquoi t’arrêtes pas tout? 

En effet, pourquoi?  J’ai à la fois envie de continuer et envie de tout arrêter. Et je réfléchis. C’est le pourquoi de mon silence des deux dernières semaines.

Je n’ai pas encore trouvé de réponse…

Ajout : je sais que ce billet n’a aucune cohérence avec celui qui le précède.  Je sais. Mais c’est d’même que ça se passe, entre mes deux oreilles, en ce moment…

Ouep, c’est ce que je suis, rien de moins!

Mes grands bonheurs de la journée : un message émouvant de mon meilleur ami; plein de voeux sur Facebook de la part de personnes que j’adore; un appel de mon frère à sept heures pile ce matin – il tenait à me réveiller – pour me chanter ses voeux, lui qui ne s’était plus souvenu de mon anniversaire depuis… trop d’années; Maman qui pense m’appeler en route vers les Iles de la Madeleine pour 2 semaines de vacances; ma soeur qui s’amène en plein milieu de l’après midi avec des fleurs et un gâteau chocolat-fromage-caramel-brownies tout ce qu’il y a de plus décadent; un GROS calin de Coconut (ce sont ses meilleurs) et un appel téléph0nique de sa Mimi, juste pour moi; un courriel de ma marraine…

Que de belles pensées, qui m’ont portée sur un nuage de bonne humeur toute la journée.

Je suis gâtée. Et je le reconnais de bonne foi.