En fin de compte, je pense que je vais rester, du moins encore un peu. Je manque encore d’inspiration, mais ça fait quand même quoi, quatre, cinq années que j’écris ici? Mon histoire n’est pas finie et je n’ai pas encore chanté.*

Hier, Coconut a eu 16 ans. Normalement j’aurais écrit un texte d’anniversaire et l’aurais publié ici, comme je l’avais fait les années précédents. Mais je me suis contentée de lui dire tout l’amour que j’ai pour lui, et combien je trouve que le temps passe vite…. Tic, tac, tic, tac.

* It’s not over ’till the fat lady sings.

Eh oui. Cette fois c’est moi qui se demande.  J’ai encore tellement envie de dire des choses, et quand j’arrive devant l’écran… elles brillent par leur absence et je tombe en panne d’inspiration.

Il y a aussi cette grande période de ménage qui s’est enclenchée un peu à mon insu dans ma vie, et qui  m’est arrivée en pleine face cette semaine, par le biais de ma petite voix intérieure :

Eille la grande, tu donnes, tu donnes et tu donnes encore. Sans jamais compter et sans jamais attendre. Mais des fois, t’aimerais pas ça, que quelqu’un l’ait vu? Ça te tenterait pas, une p’tite validation ou des fois juste une remarque? Tu t’es pété la yeule solide cette semaine, qui s’est porté à ton aide? (… bruit de criquets …) Ben ça que j’pensais. Pis ton blogue lui? Là aussi, tu donnes toujours, au fond. Tu leur écris, tu leur donnes ce qui prend naissance dans ta tête, tu les fais sourire, des fois pleurer, t’essaies d’écorcher personne… Tes stats te disent que t’as des visites mais… tu seras jamais un grand blog. Je sais, je sais, t’as jamais voulu ça non plus, mais… Mais. Avoue-le donc, que t’aimerais ça, des fois, qu’on te reconnaisse pour ça aussi. Juste des fois. C’est humain de le penser, de le vouloir, pis de l’admettre, tsé. Là, t’écris ce que je te dicte, pis tu l’écris comme on parle. Fuck la grammaire. Ça te fait pas suer, pareil, de savoir que des blogues qui comptent plus de fautes que le tien reçoivent parfois une mention pour la « qualité de la langue »? Dis pas non, j’suis dans ta tête. Tout ce que tu penses, je le sais. Même ces pensées que tu essaies d’éliminer aussitôt formées. Essaie même pas. Fait que… pourquoi t’arrêterais pas tout ça, une bonne fois pour toutes, hein?  Pour ne pas être oubliée? Ma pauv’ chouette, une fois l’écran fermé, t’es oubliée anyways. Désolée de péter ta balloune, mais c’est d’même. Fait que, arrête donc tout ça…. Pourquoi tu continuerais?

J’ai remis mes écouteurs dans mes oreilles et j’ai commencé une nouvelle dictée, faite par un médecin, celle-là, réellement audible. Et j’ai essayé de la faire taire, cette voix, qui me commande une réponse : Pourquoi t’arrêtes pas tout? 

En effet, pourquoi?  J’ai à la fois envie de continuer et envie de tout arrêter. Et je réfléchis. C’est le pourquoi de mon silence des deux dernières semaines.

Je n’ai pas encore trouvé de réponse…

Ajout : je sais que ce billet n’a aucune cohérence avec celui qui le précède.  Je sais. Mais c’est d’même que ça se passe, entre mes deux oreilles, en ce moment…

Ouep, c’est ce que je suis, rien de moins!

Mes grands bonheurs de la journée : un message émouvant de mon meilleur ami; plein de voeux sur Facebook de la part de personnes que j’adore; un appel de mon frère à sept heures pile ce matin – il tenait à me réveiller – pour me chanter ses voeux, lui qui ne s’était plus souvenu de mon anniversaire depuis… trop d’années; Maman qui pense m’appeler en route vers les Iles de la Madeleine pour 2 semaines de vacances; ma soeur qui s’amène en plein milieu de l’après midi avec des fleurs et un gâteau chocolat-fromage-caramel-brownies tout ce qu’il y a de plus décadent; un GROS calin de Coconut (ce sont ses meilleurs) et un appel téléph0nique de sa Mimi, juste pour moi; un courriel de ma marraine…

Que de belles pensées, qui m’ont portée sur un nuage de bonne humeur toute la journée.

Je suis gâtée. Et je le reconnais de bonne foi.

Je n’ai pas écrit depuis trop longtemps.

Je manque juste de temps. Étrangement. Pourtant je n’ai plus besoin de sortir pour aller travailler, mais… Au fond, ce n’est pas le temps qui me manque, mais l’organisation de mon temps.

Je ne suis pas morte et je n’ai pas décidé d’arrêter de bloguer. C’est déjà ça de pris!

Retour à l’école pour Coconut – aujourd’hui il est allé chercher son  horaire. Et moi, comme la bonne mère cauchemardesque d’ado que je suis, je lui ai dit (presque pas fort… heu.. ouais.) lorsqu’il est descendu de voiture : « Cocooooo, c’est ton premier jour d’école, tu me fais un bisouuuuuu???? » Sa réponse : « Euh… Bon, à plus tard, okay? » Ça devient une tradition à chaque année. Et j’adore ça. Et lui aussi, car même s’il ne le sait pas, c’est le genre de truc dont il se souviendra avec tendressee quand je ne serai plus là.

Retour aux études, aussi, pour Époux-Stouflant. Il m’a avoué avoir le trac, non pas à cause des études, mais à cause de la baisse de revenus. Ça va aller. On le sait tous les deux. Mais j’aime qu’il me voie encore comme une partenaire à qui il peut le dire.

Depuis mon dernier billet, j’ai cessé de travailler pour l’employeur good on paper. Trop de stress, ambiance de travail glaciale, gens impossibles à amadouer. Je n’ai pas pu m’y faire. Mais dès le lendemain, j’avais l’aval d’une clinique médicale pour être transcriptrice à la pige. Et ils ont de quoi me tenir occupée 8 heures par jour, 5 jours par semaine, aussi longtemps que je le souhaite.  Mon vocabulaire médical me revient comme si je n’avais jamais quitté le milieu de la santé. En plus de mes clients en traduction qui rappliquent. Je n’ai pas à me plaindre, en fin de compte. Tout ce que je souhaite, cette fois, c’est de ne pas avoir à courir après ma paie.

Et vous, ça va?

C’est la première journée qu’elle passe avec moi et je suis déjà tannée. Je ne veux plus d’elle, je ne voulais déjà pas d’elle en partant, mais… Elle colle, la maudite. Et elle me donne mal à la tête, à force de s’accrocher, comme ça, je ne peux plus la sentir. 

Va t’en, tu comprends pas, quand on ne veux pas de toi, maudite fatigante?

Je ne vais pas m’en approprier le mérite, c’est certain, mais… une pensée comme celle-là mérite une diffusion maximale!

Merci, Hispong!

De quoi ai-je envie de parler, aujourd’hui? Certainement pas de la température estivale, parce que je n’ai pas envie d’en être affectée. Vrai que c’est le fun quand il fait soleil,  mais de là à ajuster mon moral à un baromètre… non merci.

Il y un article pas mal intéressant à propos des conséquences possibles d’un compte Facebook sur un emploi, par ici. Ce qui me laisse penser que j’ai raison, je pense, de trouver déplacés les commentaires qui portent sur la santé intestinale de certains. Mais ça, c’est juste moi.

Il y a deux ans, j’avais écrit un billet sur le sentiment très dérangeant qu’on peut éprouver quand on a l’impression de ne pas exister. Ben bâtard, c’est exactement ce que je ressens à ma nouvelle job. Quand je disais que mon humour, mon sourire, ne me servaient à rien ici… J’ai mis le doigt dessus la semaine dernière. Quand je pose une question, au lieu d’écouter ce que je dis, on pense à la réponse à donner à la question qu’on pense que je pose. Et comme j’essaie d’être gentille, je laisse la personne me donner touuuuute sa réponse, pour renchérir ensuite avec un « merci, c’est utile, mais ce que je voulais savoir, au fond, c’est… ». Quand je parle à ma supérieure et que je tente d’obtenir une quelconque validation, ma question est habilement éludée. Quant aux collègues, mes efforts pour interagir avec elles tombent presque tous à plat. Bon. Ce ne sont pas des justifications suffisantes pour laisser tomber un boulot – le salaire et les avantages ne sont quand même pas à négliger, quand on les compare à une prestation d’assurance-emploi et qu’on pense au conjoint qui retourne à l’école… Je suis une grande fille responsable qui sait ce qu’elle doit faire. J’ai donc choisi l’argent du beurre.

Ce qui risque d’arriver, quand on remet à plus tard ce qu’on a envie de faire, c’est d’oublier de le faire. Voilà au moins deux mois que je me dis qu’il faut que j’ajoute ce blogue absolument délicieux (dans tous les sens du terme) à ma blogoliste, et que j’oublie. Voilà qui est maintenant (et enfin) fait.

Là-dessus, bon lundi!