Est-ce que c’est moi qui suis à côté de la track, ou bien Madame James a viré son capot de bord? Parce que la semaine dernière, il n’était plus question d’obliger les immigrants à apprendre le français, et ce matin, on nous annonce qu’ils devront, avant même d’arriver au Québec, « signer une déclaration démontrant qu’ils comprennent les valeurs du Québec, une société libre et démocratique où les hommes et les femmes ont les mêmes droits et où le français est la langue officielle » en plus de devoir commencer à apprendre le français AVANT de quitter leur pays.

Remarque, je trouve que c’est une très bonne nouvelle. Mais pour finir, ne valait-il pas mieux commencer par cette mesure, plutôt que d’avoir l’air de vouloir sauver la face en l’adoptant? 

Et question à 100 $ : est-ce que ça aurait un quelconque rapport avec la tenue possible d’élections en décembre?

AJOUT : On nous promettait de plus amples détails… L’article est ici. Pas grand-chose de plus, si ce n’est qu’on nous dit que « les immigrants devront suivre une séance d’information sur les valeurs communes du Québec » et que, selon Yolande James, « l’immigration n’est pas un droit, mais un privilège (…) il faut informer les immigrants sur les valeurs du Québec pour qu’ils puissent faire un choix éclairé avant de venir s’installer ici; (…) si la personne ne veut pas signer et s’engager (à respecter les valeurs du Québec), elle ne pourra pas venir. » Et juste comme on s’apprête à croire que, peut-être, cette mesure pourrait être une excellente chose, on a une magistrale leçon sur l’art de se tirer dans le pied; la conclusion de l’article se lit comme ceci : « En cas de bris de contrat, l’immigrant ne pourra cependant pas être renvoyé dans son pays d’origine puisque aucune coercition ne sera exercée. » 

C’était trop beau. Madame James, n’oubliez pas de le mentionner aux candidats à l’immigration, surtout. Comme ça, ils accepteront de signer un engagement factice qui n’a pour objectif que de contenter messieurs Bouchard et Taylor en leur montrant qu’on peut dépenser des sous et gaspiller du papier afin de recueillir des signatures qui, en fin de compte, ne vaudront même pas le papier sur lequel elles seront apposées…

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