mars 2006


Coconut a vécu une «peine d’amour» aujourd’hui. Une petite amie qui l’avait largué et repris, l’a re-largué aujourd’hui.

On en a parlé longtemps. Et il en ressort qu’il est davantage fâché que triste. Bien sûr, il y a de la tristesse, mais beaucoup plus de colère et de frustration.

« Elle n’arrêtait pas d’avoir besoin que je la rassure, elle me demandait «Tu m’aimes-tu toujours autant?» à tous les jours, plusieurs fois par jour… Moi je suis du genre trop gêné pour la tenir par la main dans la cour de récré, devant tout le monde, et elle, ça lui prendrait quelqu’un qui sorte avec et qui casse à répétition et qui la traite comme une épaisse et le gars pour qui elle m’a laissé, c’est un pas fin. Moi, je ne suis pas comme ça, m’man. Pis en plus, elle me l’a fait dire par quelqu’un d’autre, elle a même pas été capable de le faire elle-même, tous mes amis savaient depuis une semaine qu’elle se préparait à casser et personne ne me l’a dit. C’est ça qui me choque le plus. (…) Pourquoi les autres veulent tous que je change au lieu de m’accepter comme je suis? J’ai pas envie de changer pour personne, moi. Il y a des choses que je pourrais améliorer, mais c’est des détails – ce que je suis dans le fond, c’est ça que je suis!»

Même pas encore 13 ans, et décidé à ne pas changer pour qui que ce soit. Sauf pour lui-même.

Est-ce que je l’ai déjà dit, que je suis fière de mon bonhomme?

…qu’au 3e étage, là ou je me suis présentée pour recevoir ma jaquette et faire mon admission, je me suis présentée au même comptoir qu’il y a 12 ans et demi, quand je suis venue pour accoucher. L’hôpital a changé certains départements de place, la chambre de naissances dans laquelle j’ai passé mes 23 heures de travail est devenue une salle de coloscopie, mais… c’est un peu ironique, je trouve, que de me retrouver exactement au même endroit, à presque 13 ans de délai, pour faire deux choses diamétralement opposées… et finir dans les deux cas dans une salle d’opération…

Drôle, la vie, des fois.

Ça s’est bien passé.

Je voudrais quand même comprendre pourquoi il fallait que je sois à l’hôpital à midi et quart, quand en fait je n’ai été opérée qu’à quatre heures de l’après-midi…

12h15 :
Secrétaire à l’accueil – chirurgie d’un jour : Madame, je vais vous poser les questions de base, vous avez fait votre préparation avec le savon?
Moi : Oui
Elle : Aucun bijou? Piercing?
Moi : non et non
Elle : Vernis à ongles?
Moi : Non
Elle : Maquillage?
Moi : (ben là, ouvre tes yeux, hein!) Non.
Elle : Êtes vous à jeun depuis minuit?
Moi : Oui.

Je monte ensuite au 3e étage, ou l’infirmière m’accueille : Bonjour Madame, je vais vous poser les questions de base, vous avez fait votre préparation avec le savon?
Moi : Oui
Infirmière : Aucun bijou? Piercing?
Moi : non et non
Infirmière : Vernis à ongles?
Moi : Non
Infirmière : Maquillage?
Moi : (Coudon…) Non.
Infirmière : Êtes vous à jeun depuis minuit?
Moi : Oui.
Infirmière : D’accord, voici une jaquette, vous devez aller la mettre et ensuite assoyez-vous dans la salle d’attente, votre chirurgie est prévue pour 14h15 (pardon???) un brancardier viendra vous chercher.

14h15…. 15h…. 15h30….
Brancardier : Madame Levesque?
Moi : Hein?? PAS DÉJÀ? (Il faut dire ici que quand j’ai faim, que je suis nerveuse, et que je ne peux rien faire d’autre qu’attendre, ça a un léger effet sur mon humeur…)
Brancardier : Veuillez me suivre, je vous emmène au 2e étage, au bloc opératoire.

Monsieur le brancardier me donne ensuite un bonnet style bonnet de douche, m’invite à m’asseoir et à…. attendre!!

16h… 16h15 :
Infirmière du bloc opératiore : Bonjour Madame, ça va être à vous, veuillez me suivre. Vous allez bien?
Moi : (Rendue là, non pas tellement, je suis tannée, fatiguée, nerveuse pis j’ai faim, stie!!) Non, j’ai juste hâte que ça soit fini.

On croise Madame-ma-gynécologue (que j’adore, au fait).
Madame-ma-gynécologue : Bonjour, alors on ne change pas d’idée?
Moi : Moi, non, et vous?
Rires. Direction table d’opération.

Infirmière du bloc opératoire : Vous ne portez aucun bijou?
Moi : (avec un grand soupir) Noonnnn…
Infirmière du bloc opératoire : Pas de piercing?
Moi: Non plus.
Infirmière du bloc opératoire : Vernis à ongles?
Moi : (Là, je suis tannée de dire toujours non, je lui montre mes doigts.)
Infirmière du bloc opératoire : Maquillage?
Moi : (Pensez-vous vraiment que je m’amuserais à me donner cet air-là avec du maquillage??) Non, je ne me suis pas maquillée.
Infirmière du bloc opératoire : Êtes vous à jeun depuis minuit?
Moi : (Non mais, vous ne vous passez pas le mot?) Ouiiiiii, je suis à jeun, et c’est la raison qui fait que je commence à être un peu tannée de me faire poser les mêmes questions, tout le temps!
Infirmière du bloc opératoire : Comprenez, Madame, on est obligé de poser ces questions-là.
Moi : Désolée, je comprends très bien. C’est juste que là, moi, je commence à avoir la chienne. De quoi, je ne le sais pas, mais j’ai peur.
Infirmière du bloc opératoire : C’est votre première opération?
Moi : Non, mais c’est la première fois que j’ai peur.
Infirmière du bloc opératoire : Vous allez rencontrer l’anesthésiste, vous allez voir, elle est très gentille, et c’est une des meilleures. Mais elle aussi, elle va devoir vous poser des questions, ça fait partie de la procédure.

On m’invite à m’étendre sur la table d’opération. Ça tombe bien, je commençais à me demander si on n’allait pas me laisser debout pendant toute la procédure. Arrive l’anesthésiste.

Docteur dodo : Bonjour Madame, je suis docteur Unetelle et c’est moi qui vais vous endormir. Avez vous des allergies, outre celle qui est notée à votre dossier?
Moi : (Tiens, une nouvelle question!) Non, pas d’autres allergies et OUI, JE SUIS À JEUN DEPUIS MINUIT.
Docteur dodo éclate de rire, les inhalothérapeutes me mettent un masque à oxygène, trou noir.

18h30 : C’est la voix du brancardier qui me ramème à la salle d’observation qui me réveille. Ça et la douleur, bien sur.

Entre cette heure-là et 20h00, quand j’ai finalement mis les pieds dans mon chez-moi, mes souvenirs sont un kaléïdoscope de flashes : dodo, émerge, nausée, injection de gravol, injection de démérol, Époux-stoufflant qui a eu plus de patience que moi et qui est resté à côté de moi tout le long qui me demande si ça va, arrêt à la pharmacie, la tête me tourne, je ferme les yeux, dodo, tiens, on est arrivés.

Tiens, c’est bizarre, je n’ai plus faim…

Ce matin, par contre, je l’ai trouvé bon, mon bol de gruau!!!

Là j’ai le bas du ventre un peu lourd, ça ne fait pas trop mal, et je vais prendre ça mollo pour quelques jours… Entre deux attaques de Morphée, je viendrai vous lire. Vos petits mots m’ont touchée, et je suis sure que si tout a si bien été, c’est en partie grâce à vos pensées. Et je vous en remercie du fond de mon coeur!

Un Riad anonyme a laissé un commentaire aujourd’hui, comme quoi le blogue du journaliste «ne parle pas assez des choses de la séduction dans son blogue.» Il ajoute qu’il aurait des anecdotes à partager. Alors, toujours dans l’esprit d’offrir le meilleur service et de répondre à la demande, je vous fais cadeau d’un «Open post avec thème» :

Quels sont vos plus beaux souvenirs de «batifolades adolescentes», de badinages du début de l’âge adulte, de folâtries, de papillonnage de vos jours de célibat?
Amusez-vous… 😉

Eh oui. Demain c’est LA journée où je cesserai officiellement d’être fertile. Étant donné que ma dernière (et seule, en fait) grossesse remonte à 12 ans et demi, je me doutais quand même un peu qu’officieusement, je ne l’étais pas. Mais une ligature, c’est quelque chose de définitif. Et même si ma décision est prise et bien réfléchie, je ne peux pas m’empêcher d’y penser.

À 40 ans (ouch… oui, oui je sais, il va falloir que je finisse par y faire face, au cliss de chiffre), on est plus proche de la ménopause (ouch, ça aussi, il va falloir que je finisse par apprivoiser le concept) qu’à 20 ans, c’est évident. Et à cette approche, il arrive, a dit Madame-ma-gynécologue, qu’une femme connaisse des soubresauts de fertilité. Dans mon cas, pour plusieurs raisons, ce n’est pas souhaitable. Reste qu’avant l’heure définitive où mon infertilité sera chose avérée et officielle, je pense qu’il est normal de penser à tout ce que ça représente.

À la demande du protocole préopératoire (c’est qui, lui?), j’ai dû me procurer un savon spécial (vous êtes chanceuse, Madame, c’est le dernier (Martyne j’espère que tu n’avais pas besoin de te procurer le même, hein!)) avec lequel je vais devoir laver «tout le devant», une fois avant le dodo et une fois demain matin avant d’aller à l’hosto. Autres consignes : apporter mon pipi du matin (j’espère que ce n’est pas pour un test de grossesse; il suffit de me regarder pour voir qu’il serait positif : je SUIS grosse!), retirer tous mes bijoux, ne porter aucun vernis à ongles, ni maquillage (mais qui se maquille pour une chirurgie, hein? HEIN?) et être à jeun depuis minuit. Sauf qu’il faut que je me présente à l’hôpital pour… MIDI ET QUART!!!

Bon sang… je pense que je vais aller me coucher trèèèès tard, ce soir, question de dormir le plus longtemps possible. Ne dit-on pas que «Qui dort dîne»?

En principe, mon contrat de travail où je suis actuellement se terminait vendredi. Mais une chirurgie annoncée il y a peu de temps qui aura lieu demain fait que je termine ma semaine ce jourd’hui.

En principe, après mon opération, je devais récupérer une semaine et demie, et revenir au boulot le 10 avril, on m’avait laissé entendre que mon mandat serait probablement prolongé.

On m’a appris, une demi-heure avant le lunch, qu’en fin de compte, les priorités du dossier sur lequel je travaillais ayant été ré-évaluées, mon contrat de sera pas renouvelé.

Je ne m’y attendais pas tout à fait, mais ce n’est pas tout à fait une surprise non plus.

En principe, je suis capable de me «virer sur un 10 cents».

C’est ce que je ferai.

Oueppe. Faut croire que le sujet m’interpelait plus que la religion ou le hockey… Mais j’ai fini par capituler et mettre mon grain de sel sur le billet de Patrick Lagacé.

No pride.

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